 |
 |
[Date Prev][Date Next][Thread Prev][Thread Next][Date Index][Thread Index]
[e-med] Revue de presse sur le sida
- Subject: [e-med] Revue de presse sur le sida
- From: remed@remed.org
- Date: Mon, 15 Jul 2002 04:21:17 -0400 (EDT)
E-MED: Revue de presse sur le sida
-------------------------------------------------------------------------
Burkina : lutte contre le SIDA - Le pays a-t-il enfin compris ?
Le Pays (Ouagadougou)
10 Juillet 2002
Publi� sur le web le 10 Juillet 2002
La d�marche a surpris plus d'un observateur en ce qu'elle a d'audacieux. Le
Burkina a pris la d�cision de faire fi des accords de Bangui, cette
convention qui, entre autres dispositions, proscrit l'importation de
m�dicaments essentiels g�n�riques par ses signataires. Et pour prouver toute
sa d�termination, le pays des hommes int�gres ach�te d�j� au profit de ses
malades du SIDA, les fameux produits interdits et menace de saisir les
juridictions internationales comp�tentes si l'Organisation mondiale du
commerce s'avisait de sanctionner sa conduite. C'est en effet pour
b�n�ficier du label de bons �l�ves de cette toute puissante structure que
nos pays ont conclu ce pacte, dans un aveuglement � la limite du
supportable. Aujourd'hui, le tort est en passe d'�tre r�par�. La conduite du
Burkina est d'un courage qui m�rite d'�tre salu� � sa juste valeur. Enfin,
est-on tent� de dire, les gouvernants pensent aux milliers d'anonymes dont
ils se r�clament les repr�sentants. Pourvu que la dynamique enclench�e ne
tourne pas court.
En prenant le risque d'essuyer le courroux de l'OMC, les autorit�s
nationales expriment une volont�, sinon un engagement qui, il faut le
souhaiter, gagnerait � s'exprimer �galement au plan interne. En mati�re de
mobilisation sociale contre le SIDA, le Burkina est cit� en exemple par de
nombreuses institutions sp�cialis�es dans la lutte contre la pand�mie. Mais
la r�alit� demeure triste et t�tue: le nombre de personnes infect�es ou
affect�es ne cesse de cro�tre et le Burkina est le deuxi�me pays le plus
touch� dans la sous-r�gion ouest-africaine. C'est donc dire que beaucoup
d'efforts restent � fournir.
[...]
Dans l'attente de cet autre pas � accomplir, la courageuse d�cision prise
par le gouvernement burkinab� est incontestablement un camouflet pour l'OMC,
cette puissante machine qui �crase tout sur son passage. C'est �galement la
preuve que les dirigeants africains ont plus souvent p�ch� par peur et non
par ignorance et contrainte. Il est heureux de constater que, face aux
int�r�ts financiers internationaux, ces m�mes dirigeants choisissent le camp
de leur population. A l'image des grandes puissances qui font ce qu'elles
veulent, refusant de se soumettre � leurs engagements selon leurs int�r�ts
du moment, les Africains devraient �tre plus cons�quents sur l'ar�ne
internationale. Cela pourrait donner plus de chance � d'autres combats du
continent ballott� par des lobbies qui n'ont jamais pris en compte nos
pr�occupations. Et dans cette perspective, les gouvernements africains
pourront compter sur le soutien de leur soci�t� civile. C'est la pression
discr�te mais efficace de cette derni�re qui p�sera toujours lourd dans la
balance des d�fis.
*******************************
L'arriv�e des g�n�riques contre le sida n'inqui�te pas les g�ants de
l'industrie pharmaceutique
Ram Etwareea
Mercredi 10 juillet 2002
L'initiative �Access�, un programme public et priv� d'acc�s aux m�dicaments,
a soulag� 27 000 malades en deux ans. C'est peu par rapport aux 25 millions
de personnes affect�es par le virus. Les g�n�riques commencent enfin �
arriver en Afrique, le continent le plus touch� par la pand�mie
La virapine emp�che la transmission du virus du sida de la m�re � l'enfant
dans 50% des cas. Ce traitement antiviral a �t� d�velopp� par l'am�ricaine
Boehringer Ingelheim en 1997, qui l'a aussit�t mis gratuitement et en
quantit� illimit�e pour une p�riode cinq ans � disposition de tous les pays
d�munis. Mais 23 pays seulement en ont profit�. Pour le Dr Harvey B�le,
directeur de la F�d�ration internationale des associations des fabricants
pharmaceutiques, des dizaines de pays n'ont simplement pas l'infrastructure
sanitaire ni le personnel n�cessaires pour b�n�ficier d'une telle offre.
L'industrie pharmaceutique fait sa part pour faciliter l'acc�s aux
m�dicaments aux malades du sida mais, pour assurer que les m�dicaments
parviennent aux destinataires dans les meilleures conditions, il faut que
d'autres acteurs fassent leur part. Le Dr Harvey B�le rappelle que
l'industrie pharmaceutique a consacr� 1,9 milliard de dollars pour soulager
les sid�ens dans le monde entier.
Badara Samb est charg� du programme �Acc�s aux m�dicaments� � l'Organisation
mondiale de la sant� (OMS). Outre les dons, l'industrie pharmaceutique vend
ses produits avec des rabais pouvant aller parfois jusqu'� 90% du prix.
�Nous aidons les pays demandeurs � formuler leur programme de lutte contre
le sida et � n�gocier les prix�, explique-t-il. Vingt pays profitent
actuellement des r�ductions dans le cadre de l'initiative �Access� sign�e le
11 mai 2000 entre cinq grands fabricants (Boehringer Ingelheim,
Bristol-Myers Squibb, GlaxoSmithKline, Roche et Pfizer) et des organisations
internationales (Onusida, OMS, Banque mondiale et Unicef). Si tout va bien,
un groupe de pays africains annoncera ce mercredi la constitution d'une
sorte de centrale d'achat pour pouvoir profiter des prix de gros. �C'est une
�volution incroyable, insiste Badara Samb. Il y a deux ans, l'acc�s aux
m�dicaments �tait un tabou. Aujourd'hui, il est devenu un droit.�
L'initiative �Access� est financ�e par la Banque mondiale, qui a mis pr�s de
100 millions de dollars pour permettre l'achat des m�dicaments. Mais force
est de constater que seuls 27 000 malades sur 25 millions sont pris en
charge dans les vingt pays. Insuffisant. Pour Badara Samb, les pays
concern�s, les bailleurs des fonds et le tout nouveau Fonds mondial contre
le sida doivent d�ployer plus de moyens non seulement pour acheter les
m�dicaments mais aussi pour financer la construction d'h�pitaux et la
formation du personnel soignant.
Le deuxi�me aspect concernant l'acc�s aux m�dicaments est li� � la
fabrication et � l'utilisation des g�n�riques. A la XIVe Conf�rence de
Barcelone sur la lutte contre le sida, une annonce br�silienne faite lundi
n'est pas pass�e inaper�ue: le Br�sil veut aider les pays pauvres � copier
les m�dicaments de marque ou leur fournir des g�n�riques. En effet, c'est
seulement en 2006 que l'Accord sur la propri�t� intellectuelle de l'OMC
entre en vigueur dans les pays en d�veloppement. D'ici l�, ces derniers ne
sont pas tenus de respecter les brevets internationaux sur les m�dicaments.
Pour les pays les moins avanc�s, le d�lai vient d'�tre formellement repouss�
� 2016. Au-del� de ces dates, les pays peuvent encore faire pr�valoir des
clauses de sauvegarde qui leur permettent en cas d'urgence nationale de
passer outre les brevets et produire des copies. Ce principe a �t� confirm�
l'an dernier � Doha.
Ces dispositions sont-elles de nature � inqui�ter les grandes entreprises
pharmaceutiques occidentales? �Non, r�pond Harvey B�le. Le Br�sil et l'Inde,
deux des plus importants fabricants de g�n�riques, sont avant tout des
importateurs net de m�dicaments et ne disposent pas des capacit�s �
concurrencer les leaders mondiaux.� Roche, signataire de l'initiative
�Access�, n'est pas particuli�rement inqui�te non plus, m�me si le
porte-parole Horst Kramer rel�ve que l'Inde a un �norme probl�me interne de
sida mais s'obstine � exporter des m�dicaments en Afrique.
Dans un communiqu� publi� avant la conf�rence de Barcelone, l'organisation
Oxfam craint que les Etats-Unis et l'Union europ�enne, sous la pression de
l'industrie pharmaceutique, tentent de r�interpr�ter la D�claration de Doha.
Selon le groupe de pression britannique, ils accepteraient le droit de
fabriquer des g�n�riques sous la clause de sauvegarde de l'OMC pour
seulement trois maladies et seulement aux pays les moins avanc�s, excluant
du coup les vrais concurrents comme le Br�sil, l'Inde ou l'Afrique du Sud.
Les sid�ens, un march�?
Commentaire
Ram Etwareea
L'industrie pharmaceutique occidentale ainsi que les nouveaux fabricants des
pays �mergents, notamment de l'Inde et du Br�sil, consid�rent apparemment
les malades comme un march� � haut rendement. Sont �galement engag�s dans
cette course au fric l'Organisation mondiale de la sant�, l'Onusida et
d'autres organisations onusiennes qui demandent toujours plus de moyens pour
concocter toujours plus de programmes dont les r�sultats laissent � d�sirer.
Les uns comme les autres n'ont d'yeux que sur les millions, voire les
milliards de la Banque mondiale et du Fonds global contre le sida alors que
la maladie n'est que la quatri�me cause de la mortalit� dans le monde. Soit.
Entre les leaders mondiaux de l'industrie pharmaceutique et les nouveaux
joueurs, la course vient de prendre peut-�tre une forme extr�mement
vicieuse. Apr�s avoir rejet� dans un premier temps toute id�e de faciliter
l'acc�s aux m�dicaments dans les pays d�munis, les grands fabricants ont
sign� l'initiative �Access� en mai 2000. Avec un r�sultat plut�t m�diocre:
27 000 patients pris en charge au bout de deux ans alors que la pand�mie a
�clat� au d�but des ann�es 80. Aujourd'hui, les m�mes entreprises se
montrent tout d'un coup tr�s g�n�reuses et vont vendre les m�dicaments non
pas au rabais mais � des prix au-dessous des co�ts de production et,
surtout, meilleur march� que les g�n�riques. Pour soulager les malades ou
pour casser les reins � la nouvelle concurrence?
*******************
En bref,
LE Ghana a sign� une contrat pour la fourniture d'antir�troviraux avec le
laboratoire MSD � prix n�goci�s. (Pana,�03/07/2002)
*******************
Prise en charge des traitements ARV par des soci�t�s rwandaises
Kigali, Rwanda (PANA) - La Banque nationale du Rwanda (Banque
centrale) et le brasseur Bralirwa sont les premi�res entreprises
du Rwanda � payer les frais de traitement aux antir�troviraux
pour leurs employ�s malades du SIDA, ont annonc� � la PANA les
responsables m�dicaux de ces deux �tablissements.
De nombreux cadres et techniciens passaient, au frais de
l'entreprise, de longs s�jours dans des h�pitaux o� ils n'�taient
trait�s que pour les maladies opportunistes, ce qui causait un
manque � gagner � l'entreprise, a confi� � la PANA le docteur
G�rard Ngendahimana, parlant pour son entreprise, la Bralirwa.
Depuis quelques mois, la direction de cette entreprise a d�cid�
de payer les soins pour les traitements du SIDA � leurs employ�s,
afin de leur permettre de continuer � travailler et incite tout
un chacun � se faire d�pister, a-t-il encore expliqu�.
Les assureurs SONARWA et SORAS ainsi que le banquier BCDI se
proposent �galement de commencer�la prise en charge de leurs
employ�s malades du SIDA, ont confi� � la PANA les responsables
de ces entreprises, avec le concours de Pharmacie Access
international, bas� aux Pays-Bas, qui intervient dans l'aide aux
ressortissants des pays pauvres malades du SIDA.
Un employ� d'entreprise sur trois est s�ropositif au Rwanda,
selon des estimations du minist�re de la Sant� communiqu�es � la
PANA.
Kigali - 01/07/2002
�*********************************************
L'ONU fait �tat d'une acc�l�ration de la progression du SIDA
Par Jerome Hule
Correspondant de la PANA
New York, Etats-Unis (PANA) - Malgr� l'attention accrue
accord�e par la communaut� internationale � la pand�mie du
VIH/SIDA, cette maladie infecte toujours de plus en plus de
personnes � un rythme de plus en plus rapide, non seulement
dans les pays d�j� tr�s touch�s, mais aussi dans les nations
qui avaient pr�c�demment une faible pr�valence, indique le
dernier rapport de l'ONU.
Ce document, intitul� "Rapport sur l'Epid�mie mondiale du
VIH/SIDA" et rendu public, mardi � New York, par l'ONUSIDA,
l'agence mixte de l'ONU pour la lutte contre la pand�mie,
pr�voit que la mortalit� li�e au SIDA dans les 45 pays les plus
touch�s pourrait �tre multipli�e par cinq d'ici 2020.
Ces donn�es correspondent � 68 millions de nouveaux d�c�s,
compar� aux 13 millions de personnes mortes de cette pand�mie
au cours des deux premi�res d�cennies.
"La destruction sans pr�c�dent engendr�e par l'�pid�mie du
VIH/SIDA au cours des 20 derni�res ann�es va se multiplier au
cours des d�cennies � venir, � moins que la lutte contre cette
maladie ne soit radicalement renforc�e", a averti Peter Piot,
le directeur ex�cutif de l'ONUSIDA.
Malgr� les efforts consentis au niveau mondial contre la
maladie, il a attribu� la progression de l'infection au fait
qu'il fallait cinq ans pour qu'une campagne efficace contre la
pand�mie commence � porter ses fruits.
Le rapport de ONUSIDA, qui se base sur les donn�es obtenues en
2001, montre cependant des �volutions positives dans des pays
comme la Zambie, l'Ouganda, le S�n�gal et le Cambodge o� des
efforts soutenus ont entra�n� la baisse des taux d'infection.
La Zambie est d�sormais consid�r�e comme le pays africain o� la
lutte contre le SIDA a �t� le plus couronn�e de succ�s apr�s
l'Ouganda, dans le cadre de la limitation de la progression de
cette maladie.
Le rapport a indiqu� que la pr�valence du VIH parmi les jeunes
femmes vivant en milieu urbain en Zambie �tait pass�e de 28
pour cent en 1996 � 24 pour cent en 1999.
L'Ouganda a continu� � enregistrer une baisse de la pr�valence
de plus de huit pour cent parmi la population adulte en 1999 �
cinq pour cent en 2001.
Le taux d'infection de l'Ouganda avait presque atteint 30 pour
cent en 1992, avant de baisser gr�ce � la campagne de
pr�vention intensive lanc�e par le gouvernement.
L'ensemble des chiffres en Afrique subsaharienne o� la maladie
a caus� le plus de d�g�ts, ont montr� qu'environ 3,5 millions
d'individus �taient infect�s en 2001, ce qui porte la
population totale de personnes infect�es sur le continent �
28,5 millions.
Alors que les experts avaient conclu que les infections au VIH
avaient atteint leur paroxysme dans la plupart des pays les
plus touch�s du continent, ce nouveau rapport montre que ce
n'est pas le cas.
Au Botswana par exemple, la pr�valence du VIH parmi les femmes
enceintes en zone urbaine est pass�e de 38,5 pour cent en 1997
� pratiquement 45 pour cent en 2001, a affirm� le rapport.
On assiste � une situation similaire au Zimbabwe et au
Swaziland.
Au Zimbabwe, le taux de pr�valence parmi les femmes enceintes a
grimp� de 29 pour cent en 1997 � 35 pour cent en 2000 alors que
le Swaziland a enregistr� une pr�valence de 32,3 pour cent en
2000 compar� � 30,3 pour cent trois ans auparavant.
Le nouveau sujet de pr�occupation est l'Afrique Occidentale et
Centrale o� l'ONUSIDA constate une tendance � la hausse de
l'infection au Burkina Faso, au Cameroun, en C�te d'Ivoire, au
Mali, au Nigeria et au Togo, o� les taux d'infection �taient
rest�s stables ces cinq derni�res ann�es.
Au Cameroun, la pr�valence parmi les femmes enceintes est
pass�e de 4,7 pour cent en 1996 � 11 pour cent en 2001, alors
que le Nigeria et pass� d'un taux de pr�valence relativement
bas de 1,9 pour cent en 1993 � 5,8 pour cent en 2001, certaines
r�gions de ce pays pr�sentant m�me un taux de pr�valence aussi
�lev� que celui du Cameroun.
"D�j�, plus de trois millions de Nig�rians sont estim�s vivre
avec le VIH/SIDA", a soulign� le rapport.
Dans d'autres r�gions, l'ONUSIDA a relev� des tendances
pr�occupantes en Chine, en Indon�sie, en Russie et dans les
pays de l'ancienne Europe de l'Est.
La situation en Chine est telle que le mode de transmission du
virus est pass� de la toxicomanie par injection et par des
pratiques de transfusion sanguines douteuses au contact
h�t�rosexuel.
Le rapport a montr� que le taux d'infection national en Chine
avait augment� de pr�s de 70 pour cent au cours du premier
semestre de 2001, le nombre des individus infect�s dans ce pays
�tant estim� � un million.
L'infection en Russie et en Europe de l'Est touche aussi une
plus large population et pas seulement les toxicomanes, avec
l'Ukraine qui compte par exemple 25 pour cent de nouvelles
infections par le biais des contacts h�t�rosexuels.
L'Indon�sie, le quatri�me pays le plus peupl� du monde,
enregistre aussi une hausse des infections apr�s des d�cennies
d'une faible pr�valence.
Une autre conclusion n�gative de ce rapport de l'ONU est le
faible niveau de traitement et de prise en charge des individus
infect�s.
Le rapport a d�montr� que seulement quatre pour cent des six
millions de personnes qui ont besoin d'un traitement aux
antir�troviraux dans les pays en d�veloppement avaient acc�s �
ces m�dicaments en 2001.
La situation est pire en Afrique, o� seulement 30.000 personnes
sur une population infect�e de 28,5 millions d'individus
b�n�ficiaient de la th�rapie par les antir�troviraux � la fin
de l'ann�e derni�re.
"L'acc�s � un traitement et � un prise en charge ad�quats est
un droit, pas un privil�ge", a insist� M. Piot.
Sur une note plus positive, le rapport a indiqu� que les
financement destin�s � la lutte contre le SIDA ont augment�,
alors que le co�t des antir�troviraux a baiss� et que
l'engagement politique envers la lutte contre l'�pid�mie a
augment� ces deux derni�res ann�es, avec un total de 100 pays
qui disposent de strat�gies nationales de lutte contre le SIDA.
Mais il a insist� sur le fait qu'un engagement plus grand �tait
n�cessaire pour combler les d�ficits des efforts d�ploy�s au
niveau mondial, y compris dans le domaine du financement.
New York - 03/07/2002
***************************************************
Pour une usine pharmaceutique de m�dicaments anti-SIDA en Zambie
Lusaka, Zambie (PANA) - Le ministre zambien de la Sant�, M. Brian
Chituwo, a annonc�, mercredi, que son pays �tait en n�gociation
avec la Tha�lande pour l'installation d'une usine pharmaceutique
de fabrication de m�dicaments anti-VIH/SIDA en Zambie, pr�cisant
que la taille et le co�t de l'entreprise n'avaient pas encore �t�
d�finis.
La Zambie recherche d�sesp�r�ment un rem�de pour traiter ou
freiner le VIH/SIDA qui fait des ravages dans sa population.
Avec un taux de pr�valence estim� � 20 pour cent et environ
93.000 nouveaux cas de SIDA chaque ann�e, ce pays figure parmi
les plus touch�s par la pand�mie.
[...]
Lusaka - 10/07/2002
******************************************************
Les Etats invit�s � aider dans la lutte contre le SIDA
Londres, Royaume Uni (PANA) - Un organisme caritatif, Christian
Aid, bas� au Royaume-Uni, a exhort� vendredi les pays riches �
respecter la promesse qu'ils ont faite, il y a plus de trente
ans, de consacrer 0,7% de leur Produit int�rieur brut (PIB) � la
coop�ration ext�rieure.
"Si les pays riches r�ussissent � respecter cet engagement, les
sommes disponibles seront alors largement suffisantes pour
financer la lutte contre le SIDA et investir dans l'�ducation
primaire et les services de sant�", a d�clar� le Dr Rachel
Baggaley, chef de l'Unit� VIH de Christian Aid, dans un
communiqu� rendu public � Londres.
"La pauvret� est l'une des principales causes de cette �pid�mie
qui ne d�cime pas seulement l'Afrique mais �galement tout le
sous-continent indien et certaines parties des Cara�bes", a-t-
elle ajout�.
Commentant les r�sultats de la conf�rence sur le SIDA, qui s'est
tenue dans la semaine, � Barcelone (Espagne) sous l'�gide des
Nations unies, le Dr Baggaley a affirm� qu'elle s'�tait termin�e
par des discours et tr�s peu d'actions.
"Aucune augmentation n'a �t� pr�vue en ce qui concerne les fonds
destin�s � lutter contre l'�pid�mie et, sans de consid�rables
sommes d'argent, aucune perc�e n'est possible. Au cours de cette
conf�rence de cinq jours, 40.000 personnes sont mortes du SIDA
dans la seule Afrique subsaharienne", a affirm� la responsable de
Christian Aid.
Elle a ajout� que si les militants ont mis l'accent sur les
vaccins et les m�dicaments, tr�s peu d'attention a �t� accord�e
aux communaut�s de base, soulignant que les s�minaires
s'int�ressant au lien entre la s�curit� alimentaire, l'�ducation,
le VIH et les situations de conflit ont �t� tr�s peu suivis.
"Le co�t des m�dicaments a connu une baisse substantielle, mais
nous devons garder � l'esprit que seuls 30.000 des 28,5 millions
de personnes infect�es en Afrique y ont acc�s", a fait remarquer
le Dr Baggaley.
"Il convient �galement de mettre l'accent sur les strat�gies qui
donnent pr�sentement des r�sultats, comme les pr�servatifs et
l'�ducation sexuelle", a-t-elle pr�cis�.
Christian Aid en a appel� au gouvernement du Premier ministre
Tony Blair pour une augmentation des d�penses destin�es � la
lutte contre le SIDA afin de les porter � un minimum de 750
millions de livres sterling par an.
Selon l'organisme caritatif, de telles d�penses permettront de se
mettre en phase avec l'appel de l'ONU pr�conisant une
multiplication par cinq des cr�dits mobilis�s pour le financement
de la lutte contre la maladie.
Londres - 13/07/2002
****************
La conf�rence de Barcelone sur le sida
Charlene Porter
Correspondante du ��Washington File��
Barcelone - Des travaux de recherche effectu�s dans plusieurs pays en
d�veloppement et portant sur des m�thodes peu on�reuses de pr�vention et de
d�pistage du VIH ont donn� de bons r�sultats, selon les donn�es que le
Centre d'�pid�miologie des �tats-Unis (CDC) et ses partenaires � l'�tranger
ont diffus�es � l'occasion de la XIVe Conf�rence internationale sur le sida,
qui se tient actuellement en Espagne.
Dans le cadre d'une �tude effectu�e par le CDC et par les autorit�s
sanitaires ougandaises, un nouveau test de d�pistage a permis de recenser
dans le sang des sujets les cellules CD4+ - que le virus de
l'immunod�ficience humaine (VIH) attaque directement - � un quart du co�t
des tests les plus souvent utilis�s � l'heure actuelle. Dans une autre �tude
r�alis�e en Ouganda, un test servant � mesurer la quantit� de VIH dans le
sang des sujets a donn� de bons r�sultats � un cinqui�me du co�t des tests
courants.
Le directeur par int�rim des programmes de pr�vention du VIH, des maladies
sexuellement transmissibles et de la tuberculose du CDC, le docteur Harold
Jaffe, a d�clar� � ce propos�: ��Les r�sultats de ces �tudes montrent qu'il
existe des solutions r�alistes pour faire face aux probl�mes actuels dans le
cadre de la lutte contre le sida en Afrique. La r�alisation de progr�s
contre le VIH et le sida dans ces pays tr�s touch�s exigent des m�thodes de
pr�vention et de traitement qui soient simples et d'un prix abordable et qui
donnent des r�sultats sur le terrain.��
L'acc�s des patients � un centre de d�pistage du VIH constitue souvent un
probl�me en Afrique, a d�clar�, le 8 juillet, le docteur ougandais Wilja
Mandy, qui a effectu� les travaux de recherche en collaboration avec le CDC.
��En Afrique, le transport des �chantillons de sang d'un village recul� au
laboratoire central exige plusieurs jours, et c'est pourquoi les essais ont
port� sur des �chantillons de sang peu de temps apr�s leur pr�l�vement ainsi
que sur des �chantillons pr�lev�s trois jours auparavant.�� La pr�cision du
nouveau test (PLG) a �t� aussi bonne pour les �chantillons vieux de trois
jours que pour les �chantillons r�cents. Le co�t par patient du test PLG est
inf�rieur � 5 dollars, alors que les tests courants co�tent 20 dollars.
Le CDC a aussi effectu� en Ouganda, qui est consid�r� comme le pays qui
r�ussit le mieux dans sa lutte contre l'�pid�mie de sida, des travaux de
recherche sur un test destin� � mesurer la propagation du virus dans le sang
des patients qui suivent un traitement intensif visant � r�duire la charge
virale, a indiqu� le directeur des laboratoires du CDC en Ouganda, M. Robert
Downing. Les tests destin�s � savoir si les m�dicaments administr�s
r�ussissent � r�duire la reproduction du virus dans le sang sont essentiels
pour suivre les progr�s r�alis�s par le patient et pour d�terminer si les
m�dicaments donnent des r�sultats ou s'il est n�cessaire de modifier la dose
prescrite.
Les r�sultats de la m�thode exp�rimentale, qui porte le nom de RT-VLA, se
sont r�v�l�s comparables � ceux du test actuellement utilis� pour la plupart
des patients. M. Downing et ses coll�gues ougandais ont cependant signal�
que la nouvelle m�thode avait �chou� dans 2 des 13 �chantillons et qu'il
�tait donc n�cessaire de poursuivre les travaux de recherche. En r�ponse �
une question sur le petit nombre des �chantillons, M. Downing a indiqu� que
celui-ci �tait suffisamment important pour v�rifier les possibilit�s du
RT-VLA, dont le prix �tait de quelque 30 dollars au lieu de 150 dollars pour
le test habituel.
Quel que soit leur co�t, les tests de d�pistage ne peuvent contribuer � la
ma�trise de la propagation de la maladie dans une population que si des
personnes sont pr�tes � se soumettre � ces tests. La crainte, la
discrimination et l'ignorance constituent d'importants obstacles � la
r�alisation de tests de d�pistage dans de nombreux pays. Le CDC collabore
avec le gouvernement botswanais pour s'attaquer � ce probl�me en am�liorant
l'acc�s aux tests, tout en lan�ant une campagne d'information visant �
encourager les habitants � subir un test de d�pistage en vue de savoir s'ils
sont s�ropositifs.
Cette campagne d'information a re�u le soutien de hauts responsables du
gouvernement botswanais qui ont jou� un r�le actif au fur et � mesure que de
nouveaux centres de d�pistage du VIH ouvraient leurs portes, a d�clar� le
directeur des programmes mondiaux de lutte contre le sida du CDC, M. Eugene
McCray. Chaque fois qu'un nouveau centre de d�pistage s'ouvre, a-t-il dit,
le ministre de la sant� ou d'autres hauts responsables assistent �
l'inauguration et ils sont d'habitude les premiers � se soumettre � un test.
M. McCray a soulign� que les mesures prises par le Botswana montraient que
les progr�s de la lutte contre la pand�mie du sida ne d�pendaient pas
uniquement des techniques m�dicales.
*********************
mardi 9 juillet 2002, 16h29
Sida: les scientifiques "encore tr�s loin d'un vaccin efficace", selon Luc
Montagnier
PARIS (AP) - A l'occasion de la 14e conf�rence internationale sur le sida �
Barcelone, le chercheur fran�ais Luc Montagnier a estim� mardi que les
scientifiques �taient "encore tr�s loin d'un vaccin efficace" dans le
domaine de la pr�vention.
"Personnellement, je pense que la premi�re approche d'un vaccin n'est pas de
pr�venir l'infection, mais de traiter, d'�tre utilis� comme un traitement
compl�mentaire des m�dicaments actuels", a-t-il observ� sur France-Info.
Selon le Pr Montagnier, qui �tait directeur du laboratoire de l'Institut
Pasteur qui a identifi� � Paris en 1983 le virus du sida, "c'est une voie
que beaucoup de groupes sont en train de prendre aussi: d'aider � la
restauration du syst�me immunitaire apr�s une trith�rapie".
Selon lui, il est "relativement facile de mesurer l'impact de cette
vaccination, car (ils ont) des crit�res assez pr�cis de remont�e du syst�me
immunitaire et de la multiplication virale".
"Il est relativement facile, dans quelques mois on peut dire, de tester ces
vaccins. Ceci dit (...) le grand vaccin pr�ventif va demander beaucoup
d'efforts et d'esprit d'innovation", a-t-il ajout�. "J'ai l'impression
plut�t qu'on pi�tine dans ce domaine."
Luc Montagnier s'est n�anmoins dit "optimiste": "si on mesure les avanc�es
qui ont �t� faites, on peut �tre optimiste. On n'est pas rest� sur place
depuis le d�but de cette maladie".
Les traitements actuels, a-t-il ajout�, "emp�chent les gens de mourir (...)
C'est quand m�me un grand pas en avant, mais ils ne gu�rissent pas. Quand on
arr�te ces traitements, le virus revient tout de suite." AP
ir/tl
*****************************
8 juillet 2002 - Conf�rence mondiale sur le SIDA - Barcelonne 2002
De Durban � Barcelone : surmonter le d�ficit de traitement.
Une faisabilit� d�montr�e : le traitement est possible dans les pays en
d�veloppement ( M�decins sans fronti�res)
Le potentiel de prolongation de la dur�e de vie dans les pays en
d�veloppement gr�ce aux ARV est d�montr� depuis longtemps. Au Br�sil,
l'acc�s au traitement offert aux malades du Sida a transform� une
condamnation � mort en une maladie chronique. L'acc�s universel au
traitement a entra�n� une r�duction de 54 % des d�c�s dus au Sida entre 1995
et 1999
L'exp�rience de projets pilotes men�s en Afrique, en Asie et en Am�rique
Latine montre d�sormais que l'acc�s � des traitements efficaces offre des
avantages cliniques concrets et a des effets spectaculaires sur la vie des
personnes et de leur communaut�.
Ces deux derni�res ann�es, MSF a lanc� neuf projets de traitement dans sept
pays. En juillet 2002, environ 1000 patients suivent une th�rapie. MSF
compte accro�tre significativement le nombre de projets et de patients l'an
prochain. Le but de ces programmes n'est pas de se substituer � l'action des
pouvoirs publics, mais d'am�liorer et de prolonger la dur�e de vie des
malades VIH/Sida, et d'acqu�rir une exp�rience qui pourra aider � mettre en
place et � �tendre des programmes nationaux.
La XIV�me conf�rence internationale sur le Sida � Barcelone pr�sente une
synth�se des donn�es sur les projets men�s en Afrique du Sud, au Malawi, au
Kenya, au Cameroun, au Cambodge, en Tha�lande et au Guatemala. Les patients
inclus dans les projets MSF sont � un stade avanc� de la maladie (nombre
moyen de cellules CD4 : 48/mm3- n=684) et sont trait�s dans diff�rents
environnements de soins, notamment des cliniques de soins de sant� primaire
des quartiers pauvres, des cliniques rurales et des unit�s de consultations
externes d'h�pitaux de quartier et de capitale. La probabilit� de survie des
743 patients suivis �tait estim�e � 93 % sur 6 mois Les donn�es d�taill�es
seront pr�sent�es � la rencontre 'Time to Treat: Transforming AIDS Treatment
from Right to Reality', rencontre satellite co-sponsoris�e par M�decins Sans
Fronti�res (MSF) et Health GAP (Global Access Project), 7 juillet 2002,
XIV�me conf�rence internationale sur le SIDA, Barcelone.. Au bout de six
mois, les patients pes�s n=228 avaient pris en moyenne trois kilos ; ceux
dont on a compt� le nombre de cellules CDA n=200 montraient un accroissement
de 104 cellules/mm3 en moyenne. Sur les trois projets qui testaient
syst�matiquement la charge virale apr�s six mois de traitement n=118, 82 %
des patients pr�sentaient un taux de virus ind�tectable dans le sang (<100
copies/ml).
L'adh�rence au traitement est �galement impressionnante : 95 % des patients
prenaient correctement leur traitement au bout de six mois. � Nous ne sommes
pas surpris de la prolongation de la dur�e de vie des patients � apr�s tout,
nous savons que ces m�dicaments sont efficaces - et nous �tions �galement
convaincus qu'ils prendraient correctement leurs m�dicaments, en d�pit du
scepticisme de certains. Nous avons n�anmoins �t� particuli�rement heureux
de la mani�re consciencieuse dont les patients se sont pr�sent�s aux
rendez-vous et ont pris leurs m�dicaments, � d�clare le Dr Jean-Michel
Tassie, de MSF/Epicentre.
Ces projets, ainsi que d'autres initiatives de ce type dans les pays en
d�veloppement, montrent clairement qu'il est possible d'administrer un
traitement dans le cadre des structures de sant� publiques des pays �
faibles ressources. Pour rendre ces projets reproductibles, MSF s'est
efforc� de maintenir les prix des m�dicaments aussi bas que possible et
d'optimiser l'utilisation des capacit�s existantes, notamment des ressources
humaines. Par exemple, dans plusieurs projets, des techniciens de
laboratoire ont effectu� des d�comptes de CD4 � l'aide de la technologie
Dynabeads� avec un microscope, �liminant ainsi la n�cessit� de recourir �
des �quipements co�teux de cytom�trie de flux et � un personnel hautement
sp�cialis�.
Adapter les traitements � la r�alit� clinique : la n�cessit� d'une approche
simplifi�e
Il est urgent de mettre en oeuvre dans les pays en d�veloppement des
approches de traitements simplifi�s afin de toucher un nombre plus important
de patients. Il est urgent pour cela d'introduire des outils de suivi du
patient � prix abordables et des associations m�dicamenteuses � dose fixe
avec une prise par jour, mais aussi de faire de la recherche op�rationnelle
pour adapter les traitements aux r�alit�s cliniques. Par exemple, plut�t que
de mener des tests individuels de r�sistance, des sites sentinelles
permettraient de monitorer la r�sistance � l'�chelon de la soci�t�. Des
m�decins et chercheurs des pays en d�veloppement devraient diriger ce
processus en coop�ration avec les malades et avec l'appui de la communaut�
internationale.
Les associations m�dicamenteuses � dose fixe : recommand�es par le 12�me
comit� d'experts de l'OMS sur l'utilisation des m�dicaments essentiels,
elles permettent d'am�liorer l'adh�rence au traitement et d'�viter
l'apparition de r�sistances. Les travaux actuels de l'industrie
pharmaceutique sur les besoins des personnes atteintes du VIH/Sida aux
�tats-Unis et en Europe aboutiront � de nouvelles associations susceptibles
d'�tre utilis�es dans les pays en d�veloppement. Les �tudes actuelles sur
les formulations � une prise par jour et les formulations � prise
journali�re unique sont � cet �gard particuli�rement int�ressantes. Les
fabricants g�n�riques d'ARV sont de leur c�t� particuli�rement bien plac�s
pour d�velopper des associations m�dicamenteuses � dose fixe des sch�mas
posologiques recommand�s. En fait, les seules associations � dose fixe
actuellement disponibles � prix abordable dans les pays en d�veloppement
sont produites par les compagnies g�n�riques.
Vers une approche simplifi�e. Parall�lement au d�veloppement de nouvelles
formulations, il faut aider les institutions et les m�decins qui travaillent
dans des environnements � faibles ressources � �laborer des protocoles de
traitement simplifi�s. La recherche ax�e sur une meilleure utilisation des
marqueurs cliniques pour r�duire la d�pendance au contr�le biologique doit
�galement �tre soutenue. Dans le m�me temps, il faut poursuivre la mise au
point de tests moins co�teux et moins complexes � utiliser, comme Dynabeads
et TRAx CD4. Enfin, d'autres strat�gies prometteuses comme les interruptions
de traitement structur�es, susceptibles de r�duire les effets secondaires et
le co�t des traitements, doivent faire l'objet d'�tudes plus approfondies.
Au rang des autres priorit�s de recherche, figure le besoin urgent de
formulations p�diatriques adapt�es aux pays en d�veloppement. Par exemple,
le stockage des sirops est souvent tr�s difficile, et leur conditionnement
rend le dosage compliqu�. D'autre part, les formulations sous forme solide
sont rarement disponibles en dosages adapt�s aux enfants. Le m�dicament
antifongique fluconazole par exemple, n'existe pas en sirop et est difficile
� doser avec les concentrations des g�lules disponibles.
Il est impossible de s'appuyer uniquement sur le secteur priv�, qui n'a
aucun int�r�t � adapter les traitements aux pays en d�veloppement. Les
chercheurs de ces pays et les groupes de personnes atteintes du VIH/Sida
doivent obtenir l'appui de leur gouvernement et de la communaut�
internationale pour d�finir et mettre en �uvre un calendrier de recherche.
******************
Nelson Mandela appelle � la mobilisation g�n�rale contre le sida
vendredi 12 juillet 2002, 20h01
BARCELONE, Espagne (Reuters) - En cl�ture de la conf�rence internationale
sur le sida, la plus grande r�union jamais tenue sur le sujet, l'ancien
pr�sident sud-africain Nelson Mandela a appel� � la distribution de
m�dicaments dans les pays pauvres et � la mobilisation g�n�rale contre une
pand�mie qui a "d�clar� la guerre � l'humanit�".
Mandela, lui-m�me atteint par la tuberculose et le cancer, a �tait applaudi
par les 15.000 d�l�gu�s de la r�union lorsqu'il a prononc� son discours
final.
"Le sida est en guerre contre l'humanit�. C'est une guerre qui demande la
totale mobilisation de l'enti�re population", a-t-il expliqu�.
"Nous devons trouver les moyens pour rendre accessible les traitements �
tous ceux qui en ont besoin, sans se demander o� ils vivent ou s'ils peuvent
les payer", a ajout� Mandela, qui a pass� 27 ans dans les ge�les
sud-africaines pour sa lutte contre l'apartheid.
Faisant une r�f�rence �mouvante aux 14 millions d'orphelins que provoque
l'�pid�mie, il a expliqu� que "c'est une trag�die qui a des cons�quences
�normes".
L'ancien pr�sident am�ricain Bill Clinton, co-pr�sident de la Fondation
internationale contre le sida, a rejoint Mandela pour la c�r�monie de
cl�ture, apr�s une semaine de discussions domin�es par la demande r�p�t�e de
davantage de fonds pour traiter le malades dans les pays en voie de
d�veloppement.
Apr�s deux d�cennies de ravages caus�s par un fl�au qui tue une personne
toutes les dix secondes, l'ab�me entre pays pauvres et pays riches n'a
jamais �t� aussi alarmant. Aussi les m�dicaments r�volutionnaires qui font
du sida une �pid�mie contr�lable au Nord n'atteignent-ils qu'un malade sur
1.000 en Afrique, �picentre de la catastrophe.
Apr�s la guerre nucl�aire, le sida est le plus grand probl�me auquel le
monde est confront�, a estim� Bill Clinton, qui a appel� les gouvernements
occidentaux � financer un nouveau fonds mondial contre cette maladie.
VOEU PIEUX
"Pour la premi�re fois de son histoire, le monde doit prendre ses
responsabilit�s face � ce qui est une crise mondiale de la sant�", a-t-il
expliqu�.
Les gouvernements occidentaux ont concentr� sur eux toute la col�re des
militants associatifs et autres activistes qui ont bruyamment demand� qu'ils
consacrent dix milliards de dollars par an au Fonds mondial pour la lutte
contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Cr�� en 2001, il a, pour
l'instant, recueilli � peine 2,8 milliards de dollars.
Sans cet argent, l'objectif de l'Organisation mondiale de la sant� de
fournir des anti-r�troviraux � trois millions de personnes en 2005 a toutes
les chances de ne rester qu'un voeu pieux.
"Dans quelques ann�es, les gens ne se demanderont pas o� son pass�s les 10
milliards (de dollars), mais o� sont pass�s les trois millions (de
malades)", a ironis� Joseph Scheich, de l'ONG n�erlandaise Stop AIDS now.
Le d�bat entre pr�vention et traitement dans les pays en voie de
d�veloppement, qui concentrent 95% des personnes contamin�es, s'est av�r�
une question cl� pendant toute la semaine de discussions.
La pr�vention est plus co�teuse. Et ignorer l'envoi de m�dicaments revient �
rouler sur des accident�s de la route en se rendant � une r�union urgente
sur la ceinture de s�curit�, a expliqu� Richard Feacham, le nouveau
responsable du Fonds mondial.
Malgr� des tarifs revus � la baisse pour les pays pauvres, malgr� la
g�n�ralisation des m�dicaments g�n�riques, les trith�rapies demeurent hors
de prix pour la plus grande majorit� des malades de ces pays.
La conf�rence a en revanche offert de nouvelles perspectives aux malades des
pays industrialis�s, qui auront bient�t acc�s � de nouveaux types de
m�dicaments capables de combattre des formes plus r�sistantes du virus.
On est, cependant, toujours tr�s loin d'un vaccin. Pour Seth Berkley,
pr�sidente d'Initiative internationale pour un vaccin contre le sida, la
conf�rence a permis de constater comment le monde s'y prend pour combattre
le virus.
--
Adresse pour les messages destin�s au forum E-MED:
<e-med@usa.healthnet.org>
Pour r�pondre � un message envoyer la r�ponse au forum
ou directement � l'auteur.
Pour toutes autres questions addresser vos messages � :
<e-med-help@usa.healthnet.org>
|