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[e-med] Propositions pour de nouvelles activités officinales


  • From: "remed" <remed@remed.org>
  • Date: Mon, 5 Sep 2011 17:35:36 +0200

[voici de nouvelles propositions pour faire Ãvoluer la profession et le rÃle de pharmacien en France plus encrà dans la santà publique. Qu'en pensent les e-mediens ? Est-ce utile et applicable en Afrique ? CB]


NOUVEAUX SERVICES Ã LâOFFICINE
Ce que vous pourrez bientÃt proposer
http://www.quotipharm.com/index.cfm?fuseaction=journal.pdf

Les discussions avec le ministÃre de la Santà sur lâÃvolution de la rÃmunÃration doivent reprendre dans les prochains jours. Il devrait Ãgalement Ãtre question des nouvelles missions prises en charge par lâassurance-maladie et dÃtaillÃes dans le rÃcent rapport de lâInspection gÃnÃrale des affaires sociales (IGAS).

 Le Quotidien  fait le point sur les nouveaux services rÃmunÃrÃs que pourraient proposer les pharmacies.

DANS SON RAPPORT remis fin juin à Xavier Bertrand, lâInspection gÃnÃrale des affaires sociales (IGAS) propose une sÃrie de mesures destinÃe à amÃliorer la rÃmunÃration des pharmaciens ( le Quotidien  du 4 juillet).
Dans ce cadre, les auteurs dressent la liste des nouveaux services que pourraient rÃaliser les officinaux en matiÃre de prÃvention, de dÃpistage et dâaccompagnement des patients, dans la droite ligne de lâarticle 38 de la loi

HÃpital, patients, santà et territoires (HPST).
â Le dÃpistage de maladies
Parmi les nouveaux services que pourraient offrir les officinaux, lâIGAS mise sur le dÃpistage de certaines pathologies. Mais avant dâautoriser cette pratique, elle propose de conduire des Ãtudes notamment pour connaÃtre la fiabilità des tests utilisÃs et apprÃcier si  le dÃpistage en officine permet effectivement de repÃrer des malades à un coÃt qui ne soit pas prohibitif Â. Quoi quâil en soit, les inspecteurs estiment que le dÃpistage devrait Ãtre rÃalisà par un pharmacien dans un local de confidentialità et leur rÃalisation inscrit dans le dossier pharmaceutique afin dâÃviter la multiplication des tests pour un mÃme patient. Au final, ils recommandent de dÃterminer les pathologies qui pourraient Ãtre dÃpistÃes en officine et de dÃfinir des protocoles de dÃpistage.
Dâores et dÃjÃ, ils soumettent lâidÃe de permettre aux pharmaciens de rÃaliser le test de dÃpistage rapide des angines streptococciques, avec lâobjectif de rÃduire les prescriptions inutiles dâantibiotiques.

â La vaccination des adultes
Plus audacieux, lâIGAS prÃconise lâimplication des pharmaciens dans la vaccination des adultes. Au-delà du suivi vaccinal des patients, elle propose carrÃment que les pharmaciens puissent injecter les doses sur prescription mÃdicale, comme câest dÃjà le cas pour les infirmiÃres.
Sous rÃserve toutefois de la rÃalisation dâune Ãtude prÃalable et dâune formation spÃcifique. Les officinaux pourraient Ãgalement rÃaliser cet acte de leur propre initiative dans le cas des rappels de vaccins pour les adultes, suggÃre le rapport.

â Lâaccompagnement des patients
LâIGAS envisage Ãgalement que les officinaux puissent rÃaliser des entretiens dâaccompagnement pour les patients chroniques.
 Ces entretiens seraient lâoccasion dâexpliquer les prescriptions, de promouvoir lâobservance, dâinformer sur les pathologies traitÃes, de dÃtailler le fonctionnement des dispositifs mÃdicaux et de motiver le patient pour quâil adopte des comportements hygiÃno-diÃtÃtiques adaptÃs Â, prÃcisent les auteurs du rapport. Mais là encore, ces derniers les conditionnent à une prescription mÃdicale prÃalable.  En effet, sâils sont rÃalisÃs à lâinitiative du pharmacien, des conflits sont à craindre avec le corps mÃdical (rÃalisation dâentretiens non souhaitÃs par le mÃdecin, divergences des messages transmisâ) Â, expliquent-ils.

â Le bilan de mÃdication
Toujours sur prescription du mÃdecin, la mission prÃconise la mise en oeuvre par les pharmaciens de bilan de mÃdication. La raison ? Â Les prescriptions ne sont pas optimales en France, observent les inspecteurs. Elles sont parfois trop longues, ce qui est source de problÃmes dâiatrogÃnie.
  Le pharmacien, parce quâil apporte un autre regard sur la prescription et parce quâil dispose dâune compÃtence spÃcifique en matiÃre de mÃdicaments, pourrait contribuer à optimiser la prescription Â, ajoutent- ils. En pratique, ces bilans consisteraient en un entretien avec un patient au cours duquel le pharmacien ferait le point avec lui sur les mÃdicaments qui lui sont prescrits. En sâappuyant notamment sur les donnÃes recueillies au cours de cet entretien, le pharmacien procÃderait à une analyse des prescriptions à lâissue de laquelle il adresse au mÃdecin un avis par lequel il peut lui conseiller dâadapter la prescription.
 Le mÃdecin reste bien Ãvidemment le dÃcideur pour ce qui concerne la stratÃgie thÃrapeutique Â, insiste les inspecteurs.

â La PDA et la dispensation à domicile
Autres services que les pharmaciens pourraient proposÃs, selon lâIGAS : la prÃparation des doses à administrer (PDA) pour tous les patients (et pas seulement ceux des maisons de retraite), et la dispensation des mÃdicaments à domicile.  La dispensation à domicile nâest pas une nouvelle mission des pharmaciens, le code de la santà publique lâayant autorisÃe de longue date, prÃcise le rapport.
DâaprÃs lâenquÃte des ARS, la dispensation à domicile est dÃjà pratiquÃe par 57,6 % des officines. Â
Mais ce service devrait Ãtre amenà à se dÃvelopper encore davantage avec lâaugmentation du maintien à domicile du fait du vieillissement de la population.
Pour lâIGAS, il semble donc  pertinent dâouvrir aux mÃdecins la possibilità de prescrire cette prestation, possibilità dont certains pourraient se saisir sâils sont sensibilisÃs à son intÃrÃt
pour favoriser le maintien à domicile, limiter le risque iatrogÃne et amÃliorer lâobservance des traitements Â.

â Le pharmacien correspondant
En ce qui concerne le pharmacien correspondant, lâIGAS qui
juge, dâune part,  lourde  la procÃdure nÃcessaire à sa mise en oeuvre, doute, dâautre part, de son dÃveloppement compte tenu de lâhostilità du corps mÃdical à son Ãgard ( le Quotidien  du 11 juillet).
à la place, les inspecteurs proposent une dÃmarche alternative, le renouvellement de certains traitements aprÃs bilan pharmaceutique et sur prescription mÃdicale.
Enfin, le rapport mentionne le rÃle que pourraient jouer les pharmaciens dans lâÃducation thÃrapeutique du patient, les soins de premiers recours et, pourquoi pas, dans la tÃlÃmÃdecine.
 Dans les zones rurales en trÃs forte sous-densità mÃdicale oà le patient est amenà à se dÃplacer de 10, voire 20 km, pour consulter un praticien, la mise en place dâun systÃme de tÃlÃconsultation en officine pourrait faciliter lâaccÃs aux soins en limitant les dÃplacements des mÃdecins et des patients Â, estiment les inspecteurs.
> CHRISTOPHE MICAS