[Date Prev][Date Next][Thread Prev][Thread Next][Date Index][Thread Index]

[e-med] Gestion des stocks de médicaments périmés (Algérie)


  • From: "remed" <c.bruneton@remed.org>
  • Date: Fri, 17 Dec 2010 16:46:06 +0100

[problématique qui existe aussi dans bien d'autres pays africains.... n'y
a-t-il pas des moyens à mobiliser dans le cadre de programme liés à la
protection de l'environnement ? Voir l'objectif 7 des Objectifs du
Millénaire http://www.un.org/fr/millenniumgoals/environment.shtml ...CB]

Gestion des stocks de médicaments périmés
Les pharmaciens expriment leurs inquiétudes
Régions Est Constantine (Algérie)

le 16.12.10 | 03h00
http://www.elwatan.com/regions/est/constantine/les-pharmaciens-expriment-leurs-inquietudes-16-12-2010-103157_129.php

Faute d'incinérateur destiné à la destruction de ces produits, les gérants
des officines sont confrontés à un véritable problème de santé publique.
De toutes parts, tous médias confondus, des voix s'élèvent pour dénoncer les
difficultés immenses dans lesquelles se débattent pharmaciens d'officine,
pharmaciens de structures sanitaires publiques et privées, grossistes et
importateurs de médicaments. En cause, la problématique ou plutôt le
casse-tête de la gestion des stocks de médicaments périmés, dont ils ne
savent plus comment s'en débarrasser. Dès lors, d'un simple problème de
stockage on est confronté, quelques décennies plus tard, à un véritable
problème de santé publique, faute d'incinérateurs spécifiques pour la
destruction de produits pharmaceutiques.

Stockées n'importe où et n'importe comment, les quantités à gérer sont
difficilement quantifiables. A défaut d'une évaluation véritablement fiable,
l'inquiétude des opérateurs est plus grande. A ce propos, le témoignage de
Kamel Baghloul, président du conseil de l'ordre des pharmaciens de la région
de Constantine, renseigne du pourrissement de la situation. De son point de
vue, les stocks sont énormes et témoignent de l'urgence à trouver des
solutions idoines. «Sans outils statistiques il est hasardeux d'avancer un
quelconque chiffre.

Cependant, compte tenu de l'anarchie régnant actuellement dans le secteur du
médicament, si un taux de 4 % de péremption est toléré dans le cadre d'une
gestion acceptable des stocks, il faut admettre que ce taux est largement en
deçà de la réalité du terrain», a-t-il déclaré, avant d'ajouter: «La
politique de l'autruche est révolue et il est temps de voir en face le
danger représenté par cette problématique, d'autant que, dans l'intervalle,
certains opérateurs sans scrupules continuent sous le couvert de l'anonymat
à pratiquer la destruction sauvage de médicaments et produits chimiques, ce
qui entraîne un véritable problème de santé publique, en mesure d'affecter l'environnement
et la santé des citoyens, quand on sait que ces destructions sauvages
peuvent gravement polluer autant les eaux souterraines que les eaux
superficielles, ainsi que les cours d'eau.

La situation ne datant pas d'hier, la résolution de ce problème est d'autant
plus impérative et urgente.» Malheureusement, comment dégeler ce dossier
alors que tout indique que les textes règlementaires régissant ce segment
sont assimilés pour le moment à de simples déclarations d'intentions. A
signaler aussi, pour faire bonne mesure, la problématique posée par la
destruction des stocks de produits phytosanitaires et vétérinaires périmés,
dont les quantités ne sont pas connues avec exactitude malgré les sorties
sur le terrain de brigades mixtes, dont l'une des missions est de contrôler
les stocks et poser éventuellement des scellés pour parer à toute vente de
produits périmés.


Ahmed Boussaïd