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[e-med] Enquête chez Missionpharma et World Response soupçonnés de pots de vin et de blanchiment d'argent


  • From: "remed" <remed@remed.org>
  • Date: Fri, 10 Oct 2008 18:03:56 +0200

[traduction d'unarticle publià par e-drug et qui est largement commentà dans les journaux hollandais cette semaine.CB]

EnquÃte chez Missionpharma et World Response soupÃonnÃs de pots de
vin et de blanchiment d'argent
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[Cet article du Financial Times montre du doigt le mauvais cÃtà de l'effort
international cherchant à financer les fournitures en mÃdicaments des pays
en dÃveloppement : certains individus ou certaines organisations ne semblent
pas se satisfaire des honoraires raisonnables qu'ils perÃoivent pour leur
appui ou du prix des mÃdicaments essentiels à fournir. Il semble au
contraire que certains sont prÃts à s'engager dans des affaires en violation
des rÃgles internationalement acceptÃes en matiÃre de fourniture des
mÃdicaments. In fine, cela rend plus chÃres et moins accessibles les
fournitures ainsi faites. La rÃponse des autoritÃs du Royaume Uni est ferme
: c'est la preuve que la communautà internationale ne veut pas tolÃrer la
corruption en matiÃre d'aide internationale à la fourniture de mÃdicaments.
EspÃrons que le procÃs apportera des preuves, et qu'on pourra tirer les
leÃons de ce cas.
Le site http://www.worldresponse.org/ de World Response est arrÃtÃ, donc on
ne peut recevoir de rÃponse de leur part.
Le site http://www.missionpharma.com/ de Missionpharma ne rÃpond pas, donc
pas de commentaires.WB]


Financial Times FT.com
http://www.ft.com/cms/s/0/040a8346-932e-11dd-98b5-0000779fd18c.html

La police londonnienne enquÃte sur une actività caritative des Nations Unies
au Congo.
De Michael Peel, Correspondant en affaires judiciaires

Publià le 6 Octobre 2008, 03h16

La police de la City de Londres est en train de chercher à savoir si une
opÃration phare des Nations Unies au Congo portant sur la fourniture de
mÃdicaments vitaux n'est pas entÃchÃe de pots de vin impliquant deux
entreprises recrutÃes pour Ãviter toute corruption.

Des enquÃteurs britanniques et danois sont en train de vÃrifier le paiement
de 1 million de dollars US (Â563.000, ou â725.000) par le Danois
Missionpharma, une entreprise leader dans la fourniture de mÃdicaments
essentiels gÃnÃriques aux pays pauvres, Ã une organisation caritative
enregistrÃe en Grande Bretagne qui conseille les Nations Unies sur leur
projet, selon des personnes au courant du cas.

Le cas est dans les mains de la brigade de lutte contre la corruption de la
police de la City de Londres. Cette brigade a Ãtà crÃÃe il y a deux ans en
rÃponse aux critiques contre la Grande Bretagne qui se plaindrait
hypocritement de la corruption courante dans les pays pauvres mais qui ne
poursuivrait jamais les entreprises occidentales impliquÃes.

Les soupÃons, qui concernent la fourniture, pour 34 millions de dollars US,
de mÃdicaments contre le SIDA et la malaria entre 2005 et 2007, Ã l'un des
pays les plus pauvres, illustre les soupÃons de pots de vin qui affligent
les entreprises multinationales et l'aide humanitaire.

Le Fond Mondial de la lutte contre ces maladies, qui finanÃait ce projet, a
dÃclarà Ãtre profondÃment affectà par le comportement d'entreprises ou de
personnes qui abusent de la confiance mise en eux quand ils ont reÃu des
sommes d'argent en toute confiance pour sauver des vies dans la lutte contre
le SIDA, la malaria et la tuberculose.

Le Fonds Mondial a ajoutÃ: "Nous travaillons en Ãtroite collaboration avec
la police pour dÃcouvrir toute preuve du mÃfait".

Les enquÃteurs de la police ont travaillà conjointement à Londres et Ã
Copenhague, depuis l'an dernier. Ils ont enquÃtÃs sur une sÃrie de
transactions complexes portant sur des paiements effectuÃs par Missionpharma
à une Banque liÃe à World Response, une organisation caritative du Royaume
Uni et une organisation à but non lucratif aux Etats Unis, selon des
personnes connaissant bien le cas.

La police de la City de Londres a arrÃtà le Directeur de World Response, Mr.
Guido Bakker, l'inculpant de blanchiment d'argent, aprÃs avoir prÃcÃdemment
arrÃtà Art Scheffer, le PrÃsident de l'organisation. Ces deux personnes,
citoyens hollandais, ont Ãtà libÃrÃs sous caution jusqu'à l'an prochain.

World Response n'a pas rÃpondu à une sÃrie de questions posÃes par le
Finacial Time sur leur site internet.

Il n'a pas Ãtà possible de joindre Mr. Bakker ni Mr. Scheffer.

Mr Bakker Ãtait le responsable des achats du Fonds Mondial entre 2002 et
2004, selon le site internet de World Response.

Le Fonds Mondial a dÃclarà que Mr. Bakker y avait travaillÃ, dÃtachà d'une
organisation non-gouvernementale amÃricaine, et que par la suite, entre 2003
et 2005, il avait Ãtà engagà pour plusieurs missions et consultations de
court terme.

Missionpharma, dont l'origine Ãtait la fourniture de produits bon marchà Ã
des cliniques missionnaires liÃes à des organisations religieuses
scandinaves, a des clients dans plus de 80 pays, y inclus des gouvernements,
des agences des Nations Unies et des ONG.

Mr. Kim Ginnerup, le directeur gÃnÃral de Missionpharma, a confirmà que son
entreprise fait l'objet d'une enquÃte, mais n'a pas donnà plus de dÃtails.
Il rÃfute toute accusation de mÃfait et il a dÃclarà "tragique" les faits
ÃvoquÃs.

Il a aussi dÃclarà que son entreprise a Ãtà une entreprise respectable
pendant ses trente derniÃres annÃes, et que la faÃon dont les ÃvÃnements se
sont dÃroulÃs est quelque peu dÃplaisante.

Un article de l'an dernier publià dans le journal du Global Health Council
dÃcrivait comment le projet du Congo devait pouvoir contrÃler les forces en
prÃsence afin d'aider un pays oà la durÃe de vie est de 50 ans et oà des
millions de personnes sont mortes dans le conflit le plus meurtier que l'on
ait connu depuis la deuxiÃme guerre mondiale.

Copyright The Financial Times Limited 2008


----- Original Message -----
E-DRUG: Missionpharma & World Response investigated for bribery & money
laundering
---------------------------------------------------------------------------
[This FT story points at a nasty side of the international efforts to
financing essential drug supplies in developing countries: some people or
organisations seem not happy enough with a reasonable fee for good advice,
or a fair price for delivering essential medicines. Allegedly some are
prepared to make deals which violate internationally accepted procurement
rules. Ultimately, this corruption makes medicines more expensive, and less
accessible. The response from the UK authorities has been firm: this is a
sign that the global community does not want to condone corruption in
international medicines support. Let us hope that the court case will reveal
the evidence, and that we can draw some lessons from this case.
http://www.worldresponse.org/ website is down, so no comment from them.
http://www.missionpharma.com/ website has no comments on the case.
Copied as fair use from FT. WB]

Financial Times FT.com
http://www.ft.com/cms/s/0/040a8346-932e-11dd-98b5-0000779fd18c.html

London police probe UN-Congo charity deal
By Michael Peel, Legal Correspondent

Published: October 6 2008 03:16

City of London police are probing whether a landmark United Nations deal to
supply life-saving drugs to Congo was marred by bribery involving two key
contractors employed to help prevent corruption.

British and Danish investigators are examining about $1m (563,000, -
725,000) of alleged payments by Denmark's Missionpharma, a leading supplier
of generic medicines to poor countries, to a British-registered charity that
advised the UN on the project, people familiar with the case said.

The case is being investigated by City police's anti-corruption unit, which
was set up two years ago as part of government efforts to counter criticism
of Britain's alleged hypocrisy in calling for poor countries to root out
bribery while failing to prosecute the western companies involved in it.

The allegations - surrounding a $34m deal to supply HIV and malaria drugs
between 2005 and 2007 to one of the world's poorest countries - highlight
the problems of suspected bribery that still dog multinational companies and
humanitarian aid.

The international Global Fund for disease prevention, which financed the
project, said it was 'deeply concerned that companies or individuals trusted
with money provided to save lives in the fight against Aids, tuberculosis
and malaria may have abused that trust'.

It added: 'We have been working closely with police authorities to unearth
any evidence of wrongdoing.'

The police probes in London and Copenhagen have worked jointly since last
year on investigating a complex series of transactions suspected of routing
the money from Missionpharma to a British bank account linked to World
Response, which is registered in the UK as a charity and in the US as a
non-profit organisation, people familiar with the case said.

City police last week arrested Guido Bakker, director of World Response, on
money laundering charges, after the earlier arrest of Art Scheffer, the
organisation's president. The men, both Dutch nationals, have been released
on bail until next year.

World Response did not answer a series of questions submitted by the
Financial Times to its website.

Neither Mr Bakker nor Mr Scheffer could be reached.

Mr Bakker was the Global Fund's procurement manager between 2002 and 2004,
according to World Response's website.

The Global Fund said Mr Bakker joined it on secondment from a US
non-governmental body, then worked between 2003 and 2005 on a number of
short-term engagements and consultancies.

Missionpharma, which has its roots in supplying cheap drugs to missionary
clinics associated with Scandinavian churches, has customers in more than 80
countries, including governments, UN agencies and non-governmental
organisations.

Kim Ginnerup, Missionpharma's managing director, confirmed he and his
company were under investigation in Denmark, but declined to give details.
He denied all wrongdoing and said the way events were unfolding was
&#8364;&#339;a little bit tragic'.

He said: 'For more than 30 years, we [have been] a respectable company. So
this is really something that has been very unpleasant.'

An article last year in the Global Health Council's magazine described how
the Congo project was &#8364;&#339;harnessing the magic of the marketplace'
to deliver help to a country in which the life expectancy is about 50 years
and millions of people had died in the deadliest conflict since the second
world war.

Copyright The Financial Times Limited 2008



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