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[e-med] Médicaments de la rue - La mort en vente librem Cameroun Mauritanie Niger


  • From: "remed" <remed@remed.org>
  • Date: Thu, 29 May 2008 17:18:28 +0200

* Cameroun: Médicaments de la rue - La mort en vente libre Cameroon Tribune
(Yaoundé)
* Semaine africaine contre le marché illicite des médicaments Nouakchott,
Mauritanie (PANA)
* Niger: Alerte aux produits contrefaits des pharmaciens
* Gabon: La vente illicite de médicaments prend de l'ampleur au Gabon
* Vente illicite des médicaments : La politique de la tolérance est-elle la solution ? Mali Nouvelle Libération, 28/05/2008
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Cameroun: Médicaments de la rue - La mort en vente libre
http://fr.allafrica.com/stories/200805290686.html
Cameroon Tribune (Yaoundé)

29 Mai 2008
Publié sur le web le 29 Mai 2008

Marthe Bassomo Bikoe

Malgré la campagne de lutte entamée contre le fléau, les marchands restent
très sollicités. Comme au marché Mokolo.

Le jeune homme affiche une sérénité à toute épreuve. Comme s'il n'est
nullement concerné par l'interdiction de vente illicite des médicaments.
Marc Ondoua, commerçant au marché Mokolo à Yaoundé, continue d'écouler ses
produits, de recevoir ses clients et de leur proposer des médicaments au vu
et au su de tous. La scène se déroule hier en mi-journée. Sûr de lui, Marc
avance : « Je ne vends que dans la rue. Mais, ce que vous ne savez peut être
pas, c'est que mon livreur est un pharmacien. Et tous mes produits sont
contrôlés dès le départ ». Plus loin, Maurice A., un autre vendeur,
propriétaire de trois étalages toujours dans le même coin, est très
sollicité. Sa cliente, Marthe N., une fonctionnaire vient de se garer. Elle
vient régulièrement ici acheter des médicaments. A la question de savoir
pourquoi elle préfère les médicaments de la rue, elle avance : « J'achète
tous mes produits ici. C'est vraiment moins cher et j'ai des enfants assez
fragiles. Les prix des officines sont assez onéreux. Il me livre depuis des
années. Il n'y a pas de problèmes. Ce sont des génériques issus des ventes
privées en gros ». Pour plus de sécurité, personne ne veut montrer les
emballages.

Pourquoi cet engouement autour des médicaments de la rue ? Dans plusieurs
rues de Yaoundé, les étalages sont présents et disputent la place aux
vendeurs de vêtements de friperie, de chaussures, etc. Les médicaments de la
rue sont omniprésents pour « soulager les Camerounais ». Ils attirent les
populations qui veulent se soigner à moindre coût. Mais le problème est
ailleurs. Hier, à l'hôtel Hilton de Yaoundé où se sont retrouvés les
professionnels du médicament, venus prendre une part active dans le combat
du marché illicite des médicaments, le message est passé : la destruction
des médicaments de la rue est devenue indispensable. « L'ampleur du
phénomène fait de cette vente ( ) un danger public. Leur consommation peut
provoquer de nombreux dégâts pour la santé, à savoir des maladies
chroniques, des décès », indique le ministre de la Santé publique, André
Mama Fouda, qui présidait la cérémonie de la Journée africaine de lutte
contre la vente illicite de médicaments. Les cibles ont été bien choisies :
les mamans et les enfants. Tout le monde était unanime : il ne faut pas
faire confiance aux débrouillards de la rue. Le Dr Jean Rollin Ndo,
directeur de la Pharmacie et du Médicament au Minsanté assure que la
répression va commencer sur le terrain et à tous les niveaux. Et il compte
sur les autorités administratives pour leur donner un coup de main
secondaire : « Ce n'est pas l'affaire d'une journée. Mais une lutte de
longue haleine qui est désormais entamée ».

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Semaine africaine contre le marché illicite des médicaments
http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre051359&dte=28/05/2008


Nouakchott, Mauritanie (PANA) - l?Association des pharmaciens de mauritanie
(APHAM) et l?Ordre des médecins, pharmaciens et chirurgiens dentistes
(OMPCD) ont lancé mercredi au Centre international des conférences de
Nouakchott, la semaine africaine de sensibilisation sur les dangers du
marché illicite des médicaments, a constaté la PANA.

Cette manifestation est marquée par des affiches dénonçant les pratiques en
cours dans le marché parallèle des médicaments, fournies par l?ONG française
Réseau Médicaments et Développement (ReMeD).

Le temps fort de la semaine africaine de sensibilisation sur les dangers du
marché illicite des médicaments sera l?organisation d?un forum continental
du 4 au 6 juin à Libreville, au Gabon.

La manifestation va regrouper l?ensemble des syndicats et centrales d?achat
de médicaments, pour faire le point du combat visant à éliminer les circuits
illicites de médicaments en Afrique.

En Mauritanie, le marché parallèle des médicaments "parasite le circuit
légal", selon les services nationaux de la santé.

"Ainsi, certains opérateurs autorisés, en réalité des commerçants, procèdent
à un recyclage de produits illicites dans le marché normal", a révélé à la
PANA Chérif Souleymane, président de l?Association des pharmaciens de
Mauritanie et membre de l?Ordre des médecins, pharmaciens et chirurgiens
dentistes.

Pour enrayer ce phénomène, d?importantes quantités de médicaments illicites
ont été saisies sur le marché et incinérées en 2007 et 2008, rappelle-t-on.

Nouakchott - 28/05/2008

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Niger: Alerte aux produits contrefaits des pharmaciens

Santé - Les pharmaciens du Niger ont lancé mercredi un cri d'alarme contre
la consommation abusive des produits pharmaceutiques de contrefaçon vendus
un peu partout dans le pays par des marchands ambulants.
http://www.afriquenligne.fr/actualites/sante/niger:-alerte-aux-produits-cont
refaits-des-pharmaciens-200805285253.html
Les pharmaciens ont organisé, mercredi, un atelier d'information et de
sensibilisation sur les marchés de produits pharmaceutiques de la
contrebande qui prennent de plus en plus de l'ampleur au Niger en raison du
poids de la pauvreté de la population.

Cet atelier, qui s'inscrit dans le cadre de la célébration de la journée
internationale de lutte contre les marchés illicites de médicaments et la
contrefaçon a pour objectif d'attirer l'attention des participants sur les
dangers que courent les populations sur la consommation des produits
pharmaceutiques vendus par terre.

Intervenant au cours de cet atelier, le représentant de l'Association des
pharmaciens du secteur privé a d'abord évoqué l'ampleur du phénomène et la
concurrence déloyale dont sont victimes les pharmacies officielles avant de
saluer l'engagement des autorités pour stopper la prolifération des
médicaments illicites au Niger.

Le phénomène des pharmacies par terre a été introduit au Niger en 1994,
suite à la dévaluation du franc CFA et l'aggravation de la situation
économique du pays. Une grande partie de la population préfère y recourir
pour se soigner à moindres coûts.

Niamey - 28/05/2008

Pana


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Gabon: La vente illicite de médicaments prend de l'ampleur au Gabon
http://www.gabonews.ga/actualite/actualites_2007.php?Article=3124

Libreville, 29 mai (GABONEWS)- A Libreville, malgré de nombreuses sensibilisations à l'endroit des populations sur le phénomène de la vente illicite de médicaments dans les pharmacies dites « parterre », l'énigme autour de cette problématique perdure, les manipulations de tout genre ne garantissent pas la fiabilité de ces produits ; ajouté à cela l?origine douteuse de certains d?entre eux, présentent un réel danger de santé publique, accentué par la précarité des populations qui de plus en plus se tournent vers cette forme de commerce, au regard du prix dérisoire de vente proposé aux clients, a constaté GABONEWS.

Certains justifient ce choix avec les difficultés d?accès aux soins et aux médicaments dans les structures pharmaceutiques, ainsi que le pouvoir d'achat des populations qui s'effrite face à la hausse des prix.

« Il faut comprendre que si nous partons vers ces pharmacies (parterre), c'est pour la simple raison que le coût de la vie a pris des proportions inquiétantes. Dans ces pharmacies, on retrouve les produits à moindre coût », déclare un riverain devant un étal pharmaceutique.

Selon un pharmacien, « les produits pharmaceutiques vendus au marché noir sont dangereux pour la santé des populations, avec tous les risques que cela comporte. Le bon médicament se vend au bon endroit dans des conditions de conservation adéquates ».

Le président de l'ordre des pharmaciens au Gabon, Serge Aime Issembé, a reconnu l'impact du phénomène, soutenant qu'il prend de plus en plus de l'ampleur : « Il est important que la sensibilisation soit accrue et pour cela, nous allons toujours vers les pouvoirs publics en partenariat avec les pharmaciens pour que ce phénomène soit réellement enrayé », a-t-il dit.

La question est d'autant plus importante qu'elle sera soulevée en juin prochain à Libreville au cours d'un Forum international pharmaceutique. Un lieu d'échange des pharmaciens du monde, dont la principale recommandation sera une « lutte efficace ».

GN/KDD/PB/DCD/08

Article Publié le: 29/05/2008

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Vente illicite des médicaments : La politique de la tolérance est-elle la solution ?
Nouvelle Libération, 28/05/2008 http://www.maliweb.net/category.php?NID=31508&intr=

C?est demain que débutera la semaine de la lutte contre la vente illicite des médicaments, une politique du ministère de la santé à travers l?Ordre des pharmaciens du Mali. Le phénomène est à la mode au Mali au point que l?on a l?impression que celui-ci possède de grandes firmes pharmaceutiques. Vu son ampleur dans notre pays, l?Etat doit sortir de sa tolérance pour prendre des mesures concrètes contre ces pratiques dangereuses dont nul n?ignore les méfaits sur la santé des personnes.



Signalons que l?Ordre des pharmaciens du Malien dirigé par Nouhoun Coulibaly a pour mission, entre autres, de lutter contre la prolifération des médicaments non autorisés à la vente. Et pourtant la lutte contre la vente illicite des médicaments, souffre encore de l?absence de stratégies adéquates devant lui porter le coup de grâce ou sonner son glas. L?Ordre qui doit avoir un ?il vigilant sur ce phénomène semble dépasser par l?ampleur de la chose et donne le sentiment d?avoir failli à sa mission. Encore que la tolérance de l?Etat face à la multiplication des vendeurs des médicaments illicites est aussi saisissante et ahurissante. Et pourtant cette vente illicite est un phénomène qui se déroule au vu et au su de tout de monde.

Nous avons approché un consommateur de ces médicaments, il nous parle à c?ur : « j?achète ces médicaments parce qu?ils sont moins coûteux et me permettent de remédier à mes ennuis de santé ».

Et pour ce vendeur rapproché par nos soins : « la vente de ces produits me permettent de répondre à mes besoins élémentaires et ces médicaments ont les mêmes effets thérapeutiques que ceux qui sont dans les pharmacies ». Ce qui est plus révoltant dans cette histoire c?est que certains pharmaciens s?approvisionnement (à vil prix) auprès des vendeurs des médicaments illicites. Toute chose qui donne un regain d?intérêt aux populations pour acheter ces médicaments.

L?on est donc fondé de penser que la vente illicite des médicaments a des causes d?ordre économique. Economique, parce qu?elle génère des revenus pour les vendeurs et moins coûteux et donc supportable par les bourses faibles (les populations à revenu faible).

Quant à la conséquence elle est inquiétante et énorme non seulement sur le plan sanitaire mais aussi sur le plan financier.

Selon un médecin « ces médicaments causent beaucoup de dégâts à notre organisme et les vendeurs de ces médicaments ne sont pas autorisés à les vendre car ne bénéficiant d?aucune notion rudimentaire en médecine. Les clients ignorent les dangers que peuvent produire comme effets ces médicaments qui tuent l?homme à petit feu. Un autre aspect est que la consommation de ces produits constitue un facteur aggravant de certaines maladies telles que l?hypertension, l?ulcère gastrique, les maladies cardiaques pour ne citer ceux-ci. La conséquence est aussi financière, car en cas de complication, le malade sera obligé de se rabattre sur les centres de santé et par conséquent débourser plus qu?il en fallait d?argent pour se faire soigner.

Voilà autant de paramètres que les autorités doivent méditer pour rompre avec la politique de la tolérance en cette matière.

Modibo L fofana