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[e-med] Réunion entre les grands acteurs de la lutte contre le Sida organisée en juin en Ouganda
- From: "remed" <remed@remed.org>
- Date: Fri, 11 Apr 2008 17:25:30 +0200
[est-ce que des pharmaciens pourront être parmi ces grands acteurs ?!! CB]
10/04/2008 Réunion entre les grands acteurs de la lutte contre le Sida
organisée en juin en Ouganda
http://www.newspress.fr <http://www.newspress.fr/>
Les exécutants des programmes de lutte contre le sida qui apportent une aide
à un nombre croissant de personnes en matière de prévention, de traitement
et de soins dans les 15 pays les plus touchés par cette maladie vont se
réunir du 3 au 7 juin à Kampala (Ouganda) en vue d'échanger des informations
sur ce qu'ils ont appris et sur ce qui peut être utile pour l'élaboration de
nouveaux programmes.
Le thème de cette deuxième réunion annuelle, qui fait
suite à celle de Kigali (Rwanda) en 2007, porte sur l'élargissement des
partenariats et sur l'atténuation des obstacles à leur mise en oeuvre. Selon
le coordonnateur adjoint de l'action des États-Unis en matière de lutte
contre le sida à l'étranger, le docteur Thomas Kenyon, « les exécutants
transmettront à d'autres personnes à leur retour dans leur pays les
enseignements tirés de l'expérience. C'est là un domaine important. Cette
réunion s'adresse aux gens qui travaillent sur le terrain et qui souvent
n'ont pas voix au chapitre sur la scène mondiale. »
Au moins 1.700 personnes
devraient assister à cette réunion. Elles représenteront les pouvoirs
publics, des organisations non gouvernementales, des organisations
multilatérales, le secteur privé et des associations de séropositifs.
Organisée sous l'égide du gouvernement ougandais, la réunion est parrainée
par le PEPFAR (le plan d'aide d'urgence des États-Unis à la lutte contre le
sida), le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le
paludisme, l'ONUSIDA, l'UNICEF, la Banque mondiale, l'Organisation mondiale
de la santé et le Réseau mondial des personnes vivant avec le VIH-sida.
Les pays bénéficiaires de l'aide du PEPFAR sont : l'Afrique du Sud, le Botswana, la Côte d'Ivoire, l'Éthiopie, la Guyane, Haïti, le Kénya, le Mozambique, la Namibie, le Nigéria, l'Ouganda, le Rwanda, le Vietnam et la Zambie.
Les
participants à la réunion de Kampala doivent, à l'aide de présentations, de
dialogues et de la constitution de réseaux, définir les grands obstacles et
échanger des informations qui auront une incidence directe sur l'exécution
des programmes de lutte contre le sida dans les années à venir. « On observe
des progrès, a dit le docteur Kenyon. Le Botswana, par exemple, a donné de
l'ampleur à son action, et plus de 90 % des personnes qui avaient besoin
d'une thérapie antirétrovirale en bénéficient. Ce pays a commencé d'inverser
la diminution de l'espérance de vie que l'on avait constatée au cours des
années 1990 et depuis le début de notre siècle. »
Les obstacles à
l'exécution des programmes de lutte contre le sida comprennent l'absence
d'agents sanitaires en Afrique, la nécessité d'intégrer les services
médicaux de manière à tenir compte des co-infections telles que la
tuberculose et le paludisme, ainsi que la nécessité de la coordination par
le pays bénéficiaire des activités de ses partenaires en matière de
développement.
« L'Afrique, a fait remarquer le docteur Kenyon, représente
plus de 80 % des décès dus au sida dans le monde et elle n'a que 3 % des
professionnels du secteur de la santé du monde. Il s'ensuit qu'elle est
accablée par ce problème. Toutefois, il existe dans ce continent des gens
très compétents et très brillants. » Les programmes mis en oeuvre dans les
pays africains, a-t-il dit, doivent tirer parti des ressources humaines
existantes, en particulier des agents sanitaires peu qualifiés et des
bénévoles à qui on peut apprendre à exécuter les prestations nécessaires.
C'est en 2003 que le président Bush a lancé le plan d'aide d'urgence à la
lutte contre le sida à l'étranger (PEPFAR) dont la dotation est de 15
milliards de dollars répartis sur cinq ans. Il s'agit là de l'initiative la
plus importante destinée à lutter contre une seule maladie à l'étranger. En
2007, le président a demandé au Congrès de doubler cette dotation de manière
à la faire passer à 30 milliards de dollars pour les cinq prochaines années.
La Chambre des représentants et le Sénat n'ont pas encore voté les crédits
budgétaires nécessaires. Le 2 avril, la Chambre des représentants a
cependant adopté par 308 voix contre 116 un texte de loi en vue du
renouvellement de la loi sur le PEPFAR, et le Sénat est sur le point
d'examiner un texte de loi à cet effet. Le vote de la Chambre des
représentants, a dit le docteur Kenyon, constitue un signe positif pour les
personnes qui ont besoin de prestations sans interruption. Le PEPFAR a déjà
permis de faire bénéficier d'un traitement quelque 1,4 million de
séropositifs dans les 15 pays d'Afrique subsaharienne, d'Asie et du
continent américain qui en bénéficient. Il établit des partenariats avec des
collectivités locales et également des associations locales, dont des
associations confessionnelles, en vue du financement de leurs activités en
matière de prévention, de traitement et de prise en charge. À ce jour, son
aide financière a permis la fourniture de conseils et de tests de dépistage
à 33 millions d'hommes, de femmes et d'enfants, l'administration de soins à
près de 6,6 millions de personnes, dont 2,7 millions d'orphelins et
d'enfants vulnérables, la prévention de la transmission du VIH de la mère à
l'enfant depuis le mois d'octobre 2004 chez 10 millions de femmes enceintes
et la prévention de la contamination de 157.000 nouveau-nés. « On compte
encore tous les jours 5.700 décès dus au sida dans le monde. Plus nous
offrirons des soins et un traitement, plus nous pourrons réduire ce chiffre
», a souligné le docteur Kenyon.
http://www.newspress.fr/communique_201090_765.aspx
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