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[e-med] Epidémie de sida : 33,2 millions de personnes touchées dans le monde
- From: "remed" <remed@remed.org>
- Date: Wed, 21 Nov 2007 10:30:59 +0100
Epidémie de sida : 33,2 millions de personnes touchées dans le monde
GENEVE, 20 nov 2007 (AFP)
Voici les dernières estimations de l'ampleur de l'épidémie de sida sur la
planète, y compris les nouvelles contaminations et les décès en 2007, selon
le rapport rendu public mardi par l'Onusida.
(A la suite d'une révision statistique, l'organisme onusien a réduit de près
de sept millions le nombre de séropositifs qu'il avait fourni pour l'an
dernier: il estime désormais que 32,7 millions de personnes vivaient l'année
dernière avec le virus. Le précédent rapport annuel avançait le chiffre de
39,5 millions de personnes. Ces corrections affectent toutes les données).
1) Nombre de personnes vivant avec le VIH/sida en 2007
Dans le monde : 33,2 millions (dans une fourchette allant de 30,6 à 36,1
millions), soit environ 30,8 millions d'adultes de 15 à 49 ans (entre 28,2
et 33,6 millions) et 2,5 millions d'enfants de moins de 15 ans (de 2,2 à 2,6
millions.
15,4 millions d'adultes contaminés sont des femmes (13,9 à 16,6 millions)
Au niveau régional (total adultes + enfants)
Afrique sub-saharienne : 22,5 millions (fourchette : 20,9 à 24,3 millions),
dont 61% de femmes
Afrique du Nord et Moyen-Orient : 380.000 (270.000 à 500.000)
Amérique Latine : 1,6 million (1,4 million à 1,9 million)
Caraïbes : 230.000 (210.000 à 270.000)
Amérique du Nord : 1,3 million (480.000 à 1,9 million)
Europe occidentale et centrale : 760.000 (600.000 à 1,1 million)
Europe orientale et Asie centrale : 1,6 million (1,2 à 2,1 millions)
Asie de l'Est : 800.000 (620.000 à 960.000)
Asie du Sud et du Sud-Est : 4 millions (3,3 à 5,1 millions)
Océanie : 75.000 (53.000 à 120.000)
2) Nouvelles contaminations par le VIH en 2007
Total dans le monde : 2,5 millions (1,8 à 4,1 millions), soit 2,1 millions
d'adultes (1,4 à 3,6 millions) et 420.000 enfants (350.000 à 540.000).
Au niveau régional (total adultes + enfants)
Afrique sub-saharienne : 1,7 million (fourchette : 1,4 à 2,4 millions)
Afrique du Nord et Moyen-Orient : 35.000 (16.000 à 65.000)
Amérique Latine : 100.000 (47.000 à 220.000)
Caraïbes : 17.000 (15.000 à 23.000)
Amérique du Nord : 46.000 (38.000 à 68.000)
Europe occidentale et centrale : 31.000 (19.000 à 86.000)
Europe orientale et Asie centrale : 150.000 (70.000 à 290.000)
Asie de l'Est : 92.000 (21.000 à 220.000)
Asie du Sud et du Sud-Est : 340.000 (180.000 à 740.000)
Océanie : 14.000 (11.000 à 26.000)
3) Morts dues au sida en 2007
Dans le monde : 2,1 millions (1,9 à 2,4 millions), soit 1,7 million
d'adultes (1,6 à 2,1 millions) et 330.000 enfants (310.000 à 380.000).
Au niveau régional (total adultes + enfants)
Afrique sub-saharienne : 1,6 million (fourchette : 1,5 à 2 millions)
Afrique du Nord et Moyen-Orient : 25.000 (20.000 à 34.000)
Amérique Latine : 58.000 (49.000 à 91.000)
Caraïbes : 11.000 (9.800 à 18.000)
Amérique du Nord : 21.000 (18.000 à 31.000)
Europe occidentale et centrale : 12.000 (moins de 15.000)
Europe orientale et Asie centrale : 55.000 (42.000 à 88.000)
Asie de l'Est : 32.000 (28.000 à 49.000)
Asie du Sud et du Sud-Est : 270.000 (230.000 à 380.000)
Océanie : 1.200 (moins de 500 à 2.700)
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Sida: l'épidémie marque le pas, l'Onusida revoit en baisse ses chiffres 2006
GENÈVE, 20 nov 2007 (AFP)
L'épidémie de sida marque le pas à la surface du globe mais la maladie
continue à tuer plus de 5.700 personnes chaque jour, a annoncé mardi
l'Onusida, qui a revu en forte baisse ses chiffres de l'an dernier à la
suite d'un changement dans ses méthodes de calcul.
Le virus du sida a encore infecté 2,5 millions de personnes dans le monde
cette année, selon le rapport annuel du Programme commun des Nations Unies
sur le VIH/sida. Environ 33,2 millions de personnes vivent désormais avec le
virus.
Mais, à la suite d'une révision statistique, l'organisme onusien a réduit de
près de sept millions le nombre de séropositifs qu'il avait fourni l'an
dernier: il estime que 32,7 millions de personnes vivaient avec le virus en
2006, alors que le précédent rapport avançait le chiffre de 39,5 millions de
personnes.
L'Onusida a expliqué ce changement par une révision des chiffres. Les
changements sur l'Inde et cinq pays d'Afrique (Angola, Kenya, Mozambique,
Nigeria, Zimbabwe) ont plus particulièrement pesé sur les nouvelles
estimations.
L'organisme onusien s'est malgré tout félicité de l'amélioration de ses
méthodes de calcul. "Ces chiffres permettent de mieux comprendre l'épidémie
mondiale", a-t-il souligné.
Pas question donc de baisser la garde: "les nouvelles estimations ne
changent rien à la nécessité d'une action immédiate et de financements
accrus afin d'avancer vers un accès universel à la prévention, au traitement
et aux soins", selon l'Onusida.
L'organisme onusien refuse la comparaison avec les chiffres qu'il avait
fournis l'an dernier. Elle révèle pourtant un fort recul dans le nombre de
nouvelles contaminations (2,5 millions en 2007 contre 4,3 millions en 2006)
et des décès (2,1 millions contre 2,9 millions).
Les nouvelles contaminations ont atteint un sommet à la fin des années 1990
à plus de 3 millions.
Une comparaison avec les chiffres de 2001 met en évidence une stabilisation
de l'épidémie: il y a six ans, le monde comptait 3,2 millions de nouvelles
contaminations et 29 millions de séropositifs ainsi que 1,7 million de
décès. Surtout, la "prévalence", c'est-à-dire le pourcentage de la
population adulte mondiale (15 à 49 ans) touchée par la maladie, est restée
à 0,8% depuis cette date.
"Nous commençons sans aucun doute à percevoir un retour sur investissement
(dans la prévention du sida)", s'est félicité dans un communiqué le
directeur exécutif de l'Onusida, Peter Piot. "Les nouvelles contaminations
et les décès sont en recul et la prévalence du VIH se stabilise", a-t-il
observé.
"Mais avec plus de 6.800 nouvelles contaminations et plus de 5.700 décès
chaque jour, nous devons accroître nos efforts pour réduire de façon
importante l'impact du sida dans le monde", a-t-il plaidé.
La généralisation des médicaments antirétroviraux a permis de faire reculer
le nombre de décès depuis deux ans. Mais en Afrique, où la plupart des
malades ne reçoivent pas ces traitements, le sida reste la première cause de
décès.
L'Afrique subsaharienne concentre les deux-tiers des nouvelles
contaminations, même si leur nombre a diminué à 1,7 million cette année
contre 2,2 millions en 2001. La prévalence est revenue à 5% de la population
adulte, contre 5,8% il y a six ans, avec de fortes variations d'un pays à
l'autre: au Swaziland, 33,4% des adultes étaient séropositifs en 2005.
L'Afrique australe concentre à elle seule le tiers des nouvelles infections
et des décès enregistrés chaque année dans le monde.
En Afrique aussi, l'Onusida décèle des signes d'espoir quant à l'efficacité
des campagnes de prévention, comme le fait que les comportements sexuels à
risque semblent reculer chez les jeunes dans plusieurs pays (Botswana,
Cameroun, Tchad, Kenya, Malawi, Togo, Zambie, Zimbabwe). La prévalence du
virus chez les jeunes femmes enceintes a aussi reculé dans 11 des 15 pays du
monde les plus touchés.
Mauvais point en revanche pour la région Europe de l'Est - Asie centrale, où
le nombre de séropositifs a augmenté de 150% entre 2001 et 2007 avec une
prévalence de 0,9% désormais contre 0,3% en Europe occidentale et centrale.
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Sida/Asie: 4,9 millions de malades au total, 440.000 nouveaux cas en 2007
GENÈVE, 20 nov 2007 (AFP)
En Asie, qui compte 4,9 millions de malades du sida, dont 440.000 nouveaux
cas en 2007, l'Indonésie est le pays qui compte la plus forte progression de
la maladie, mais le taux de séropositivité recule au Cambodge et en
Thaïlande, selon le rapport annuel d'Onusida.
Au total, dans le monde, environ 33,2 millions de personnes vivent
actuellement avec le virus, l'Afrique étant le continent qui paie le plus
lourd tribut à la maladie avec les trois-quarts des décès dus au sida
enregistrés dans le monde.
En Asie, quelque 300.000 décès liés au sida ont été enregistrés en 2007,
l'Asie du Sud-Est étant la région la plus touchée.
"Alors que l'épidémie semble reculer au Cambodge, Birmanie et Thaïlande, le
nombre de cas augmente en Indonésie (surtout en Papouasie) et au Vietnam", a
précisé mardi le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida.
Au Vietnam, où le nombre de séropositifs a plus que doublé entre 2000 et
2005 pour atteindre 260.000 personnes, la majorité des nouveaux cas est le
fait d'usagers de drogue par injection et de rapports sexuels non protégés.
Dans la province indonésienne reculée de Papouasie, c'est l'absence
d'utilisation de préservatifs qui est principalement à l'origine de la
transmission du virus, précise le rapport.
En Papouasie, une étude menée en 2006 a montré que 3% des 15-24 ans étaient
porteurs du virus.
Dans le même temps, le taux de séropositivité au Cambodge et en Thaïlande
continue à décliner. "Au Cambodge, des efforts de prévention soutenus et
bien ciblés montrent que l'épidémie de sida peut être enrayée", estime
l'Onusida. Le taux de séropositivité chez les adultes est ainsi tombé au
Cambodge à 0,9% en 2006 contre 2,0% en 1998.
En Chine, des chiffres récents indiquent une progression de la contamination
chez les homosexuels, souligne Onusida, l'usage de drogue et des rapports
sexuels non protégés étant les deux causes principales des nouveaux cas.
A la lumière de statistiques plus précises, Onusida a sensiblement réduit
ses estimations du nombre de personnes infectées en Inde, avec un total
estimé à 2,5 millions, soit 0,36% de la population adulte.
Les régions du sud sont plus touchées que celles du nord, les taux
d'infection variant de 0,07% dans l'Uttar Pradesh (nord) à 0,97% dans
l'Andhra Pradesh (sud-est).
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Le sida toujours en pleine croissance en ex-URSS
GENEVE, 20 nov 2007 (AFP)
L'épidémie de sida poursuit sa rapide progression en ex-URSS, où la Russie
et l'Ukraine représentent près de 90% des quelque 150.000 nouvelles
contaminations recensées en 2007, selon le rapport de l'Onusida à paraître
mercredi.
Le nombre des personnes vivant avec le VIH dans la CEI (ex-URSS, sauf les
pays baltes) a atteint 1,6 million cette année, soit une hausse de 150%
depuis 2001, souligne l'agence des Nations Unies chargée de coordonner la
lutte contre l'épidémie.
Si la progression du sida s'est ralentie en Russie par rapport aux années
1990, le pays représente 66% des nouvelles infections dans l'ex-URSS, suivi
de l'Ukraine qui a enregistré 16.094 contaminations en 2006.
L'Onusida, se fondant sur les statistiques officielles disponibles, estime
que l'injection de drogues est la cause des deux tiers des nouveaux cas de
VIH en Russie et que seul 1% des contaminations, dans un pays où
l'homophobie est encore très répandue, est dû à des rapports homosexuels non
protégés.
En Ukraine, 70% des personnes vivant avec le VIH sont concentrées dans le
sud-est du pays et à Kiev, la capitale.
A Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, 24% des prostituées sont séropositives
et, dans certaines villes du sud du pays, près de 90% des drogués vivent
avec le virus.
Le document met aussi en évidence une progression rapide de l'épidémie dans
les autres ex-républiques soviétiques : le nombre des contaminations a ainsi
doublé en Moldavie entre 2003 et 2006 et en Azerbaïdjan, la moitié des
personnes contaminées par le VIH l'ont été entre 2005 et 2006.
L'épidémie gagne aussi du terrain en Asie centrale : l'Ouzbékistan, qui
n'avait enregistré que 28 nouvelles contaminations en 1999, en
comptabilisait 2.205 en 2006. A Tachkent, la capitale, un tiers des drogués
étaient séropositifs.
Au Kazakhstan, où une centaine d'enfants ont été contaminés en 2006 en
raison de négligences médicales, les nouvelles contaminations ont plus que
doublé entre 2004 et 2006, mais l'Onusida attribue une partie de cette
hausse à la multiplication des dépistages.
L'Onusida évalue à 55.000 le nombre des décès dus au sida dans la CEI en
2007.
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Sida: environ un tiers des Latino-Américains porteurs du VIH vit au Brésil
(Onusida)
GENÈVE, 20 nov 2007 (AFP)
Environ un tiers des quelque 1,6 million de personnes infectées par le VIH
en Amérique latine, vit au Brésil où les rapports homosexuels non protégés
sont à l'origine de la moitié des infections, selon le rapport annuel de
l'Onusida, paru mercredi.
"Environ un tiers des personnes vivant avec le VIH, en Amérique latine,
réside au Brésil", soit environ 620.000 individus infectés, selon des
estimations datant de 2005 que le Programme des Nations unies de lutte
contre le sida révèle dans ce rapport mercredi.
L'organisation indique en outre que "l'épidémie de VIH en Amérique latine
demeure généralement stable", évaluée à 1,6 million de cas d'infection, mais
souligne que la transmission du virus "continue" d'affecter, dans cette
région, les populations plus fortement exposées en raison de comportements à
risque qu'induisent la prostitution et les rapports homosexuels non
protégés.
"La sexualité non protégée entre hommes demeure un important facteur, que
l'on estime compter pour environ la moitié de toutes les infections du VIH
sexuellement transmis au Brésil", ajoute l'Onusida.
Il s'agit également d'un "important facteur" de propagation de l'épidémie,
en "Bolivie, au Chili, en Equateur et au Pérou en Amérique du sud", selon le
rapport, "ainsi que dans plusieurs pays d'Amérique centrale, dont le
Salvador, le Guatemala, le Honduras, le Mexique, le Nicaragua et le Panama".
L'an dernier, près de 58.000 personnes sont mortes du sida en Amérique
latine
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L'Afrique sub-saharienne reste la plus affectée par le sida, selon l'Onu
GENEVE, 20 nov 2007 (AFP)
L'Afrique sub-saharienne reste la plus affectée par le sida, avec plus des
trois-quarts des décès liés au virus cette année, l'Afrique du Sud étant à
nouveau le pays le plus touché de la planète devant l'Inde, selon le rapport
annuel de l'OnuSida publié mercredi.
"L'Afrique sub-saharienne reste la région la plus affectée par l'épidémie du
sida. Plus des deux-tiers (68%) des séropositifs au VIH vivent dans cette
région, où sont survenus plus des trois-quarts (76%) des décès relatifs au
sida en 2007", souligne ce rapport, estimant que ces chiffres illustrent "le
besoin non satisfait de traitements anti-rétroviraux en Afrique".
Les pays les plus sévèrement touchés se trouvent tous en Afrique australe,
avec huit d'entre eux dépassant un taux de prévalence de 15%: Afrique du
Sud, Botswana, Lesotho, Mozambique, Namibie, Swaziland, Zambie et Zimbabwe.
"L'Afrique du Sud est le pays qui compte le plus grand nombre d'infections
au VIH dans le monde (...) avec un taux de prévalence parmi les femmes
enceintes de 29% en 2006", ajoute le texte.
L'OnuSida précise cependant qu'une "diminution du taux de prévalence au VIH
parmi les jeunes filles enceintes (15-24 ans) suggère une diminution
possible du nombre annuel de nouvelles infections" dans ce pays où, selon le
gouvernement, au moins 5,5 millions des quelque 48 millions d'habitants sont
contaminés.
Le rapport ajoute qu'"il y a eu 1,7 million de nouvelles infections en
Afrique sub-saharienne en 2007, une diminution importante par rapport à
2001. Cependant, elle reste la région la plus sévèrement touchée (avec) 22,5
millions de gens vivant avec le HIV".
Les femmes sont les plus affectées, "contrairement à d'autres régions", et
représentent 61% des séropositifs.
L'OnuSida souligne toutefois que le taux de prévalence est resté stable ou a
commencé à diminuer dans de nombreux pays d'Afrique sub-saharienne,
notamment au Kenya et au Zimbabwe, une tendance similaire apparaissant en
Côte d'Ivoire, au Mali et dans les zones urbaines du Burkino Faso.
"Des données préliminaires montrent aussi des changements positifs dans les
conduites à risque des jeunes de plusieurs pays", ajoute l'OnuSida, citant
le Botswana, le Cameroun, le Tchad, le Kenya, le Malawi, le Togo, la Zambie
et le Zimbabwe.
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