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[e-med] (2)Suspension des visites des délégués médicaux dans les pharmacies au Congo- Brazzaville


  • From: "h degui" <hdeguifr@yahoo.fr>
  • Date: Fri, 14 Sep 2007 08:33:52 +0000 (GMT)

Bonjour à tous,

La revente des échantillons médicaux est effectivement depuis fort longtemps une des sources d'alimentation du marché parallèle. Pour mémoire, en France, depuis bientôt 20 ans, la distribution d'échantillons médicaux auprès des médecins par les délégués a été fortement encadrée. En particulier chaque médecin qui souhaite un échantillon médical doit en faire la demande écrite au laboratoire, et cette demande ne peut pas excéder une ou deux fois par an. Le laboratoire doit ensuite rendre compte aux autorités sanitaires et produire la liste nominale des bénéficiaires de ces échantillons.
L'encadrement de cette pratique par les autorités nationales françaises (et européennes peut être, mais ceci est à vérifier) a pour origine les principes d'assurance qualité. En effet, en France, les patients sont remboursés par les organismes de protection sociale. Il n'y a donc pas de raison de réaliser des dons aux patients "indigents" qui existent aussi chez nous. En revanche, le fait que les délégués médicaux gardent ces échantillons dans des conditions qui ne respectent pas les règles normales de conservation de ces médicaments (caves personnelles, coffres d'automobiles etc...) a causé des dommages qui ont conduit les autorités à édicter des règles, avec d'ailleurs la participation forte des industriels du médicament. Transparence, pharmaco vigilance étaient à l'origine de l'arrêt de la distribution d'échantillons médicaux.
Dès lors, pourquoi les mêmes industriels du médicament continuent-ils à mettre à disposition des délégués médicaux dans d'autres pays, des échantillons alors que nous savons tous que les conditions de stockage, de conservation et de distribution ne sont pas respectés? Bien sûr dans la présentation du dossier actuel il s'agit d'un problème économique, qui touche à la pratique illégale de la pharmacie, et de l'économie informelle. Il n'en reste pas moins que les risques que l'on fait prendre aux patients sont réels, et que la responsabilité pharmaceutique reste au fournisseur de médicaments.
Il serait donc approprié que les industriels du médicament s'organisent pour prendre leurs responsabilités vis à vis de la distribution de ces échantillons. En effet, il semble pour le moins incohérent que les mêmes industriels qui mettent en oeuvre des actions pour la lutte contre le marché illicite, favorisent l'alimentation de ce même marché par leur incapacité à gérer correctement leurs méthodes commerciales.

le débat est ouvert !

Hélène DEGUI, hdeguifr@yahoo.fr
tel : 06 62 40 29 84



----- Message d'origine ----
De : intersyndicat pharmaciens <ispharmaf@yahoo.fr>
À : Essential Drugs in French <e-med@healthnet.org>
Envoyé le : Vendredi, 7 Septembre 2007, 13h59mn 05s
Objet : [e-med] Suspension des visites des délégués médicaux dans les pharmacies au Congo- Brazzaville


Les 7é et 8é forums pharmaceutiques internationaux tenus à Brazzaville et lomé avaient dans leurs recommandations respectives demandées aux Ordres et Syndicats des pharmaciens d'intensifier la lutte contre la vente illicite des médicaments.

L'analyse de ce fléau au cours du 8é forum pharmaceutique tenu à Lomé a revelé un grand nombre de dysfonctionnements des systèmes d'approvisionnement, de distribution du médicament en Afrique auxquels s'ajoutent l'inaccesssiblité des populations aux médicaments essentiels. L'exploitation de l'ignorance de ces dernières est faite par les vendeurs des médicaments de la rue alimentés par des sources variées qui partent de l'officine, des organes de gros, des centrales d'achat, des hopitaux, des pays frontaliers et de délégués médicaux.

Les derniers cités parmi lesquels se trouvent malheureusement des "égarés" viennet d'être suspendus de visites dans les officines pharmaceutiques du Congo Brazzaville suite à la prise la main dans le sac par les services de police commis par le syndicat d'un des leurs au cours d'une livraison de médicaments aux vendeurs de la rue. Cette suspension amenera certainement les deux parties à une concertation responsable afin que le médicament soit manipulé par des personnes assermentées.

dr Kambou Alphonse
sg synaphac
ispharmaf@yahoo.fr