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[e-med] Les nouveaux métiers de la coopération : Colloque du HCCI
- From: "ReMeD" <remed@remed.org>
- Date: Thu, 7 Jun 2007 09:20:39 +0200
Les nouveaux métiers de la coopération : de l'assistance technique à l'expertise internationale
Colloque international HCCI /FCI des 4 et 5 juillet 2007 à Paris
http://www.hcci.gouv.fr/travail/actes_seminaires/nouveaux-metiers-cooperation.html#1
Présentation
Ce colloque international, organisé par le Haut Conseil de la coopération internationale et France coopération internationale, a pour objectif de faire le point sur l'évolution des métiers de la coopération pour une meilleure efficacité de l'aide.
Il associera des représentants des bailleurs européens et multilatéraux et des pays du Sud afin :
* d'analyser l'évolution de la demande d'expertise des pays bénéficiaires,
* de tirer les conclusions de la professionnalisation de l'assistance technique pour imaginer de nouveaux parcours professionnels en coopération,
* de proposer de nouvelles dispositions régissant l'assistance technique française.
Il serait souhaitable que ce colloque HCCI-FCI soit suivi l'année prochaine d'une manifestation européenne semblable, sous les auspices d'EUNIDA, qui pourrait évoquer les perspectives de mutualisation de l'assistance technique au niveau européen.
Public visé
L'ensemble des institutions, établissements et personnels concernés par l'assistance technique comparable au public des Rencontres françaises de la coopération communautaire et multilatérale (RFCM)
Publics spécifiques :
* les collectivités territoriales
* l'éducation nationale : au niveau de la Direction des relations européennes et internationales et de la coopération (DREIC) mais aussi de la Direction générale de l'enseignement supérieur (DGES), et de la Conférence des Présidents d'Université (CPU), compte tenu de l'essor des formations universitaires supérieures en matière de relations internationales et des difficultés pour les étudiants à trouver rapidement des débouchés professionnels faute d'offres suffisantes
* les volontaires internationaux et les associations de volontariat
* les bailleurs multilatéraux et européens, afin qu'ils apportent leur vision de l'expert
* les agences ou services de coopération de pays du Sud (Tunisie, Sénégal,…)
* les maîtres d'ouvrage de pays bénéficiaires
* les opérateurs membres du réseau EUNIDA
* les experts privés free-lance et bureaux d'études
Programme (en cours de finalisation)
Mercredi matin, séance d'ouverture (9h30/10h)
Séance d'ouverture
* Charles Josselin, Vice-Président du HCCI
* Le Ministre (sous réserve)
Mercredi matin, séance plénière (10h/12h)
La construction de la demande et ses conséquences sur l'expertise technique
Autour des thèmes suivants :
* La nature de l'expertise demandée, puisqu'elle n'est pas uniquement technique mais également porteuse de valeurs et d'influence.
* Du côté des bénéficiaires, la demande d'assistance technique et d'expertise technique (présentation d'études de cas sur les conséquences de l'aide programme sur l'assistance technique) et l'expertise Sud / Sud (structuration d'une offre d'expertise au Sud ?)
* L'expertise publique et l'expertise privée : quelles places respectives ?
Animateur Sylvain Itté, Directeur général, FCI
Intervenants pressentis
* François Colas, Secrétaire général adjoint, Agence Française de développement (AFD)
* Jean-Claude Andréini, PDG, Groupe BURGEAP
* Antonio Fernandez Poyato, Directeur général, Agence espagnole FIIAPP (Fundación Internacional y para Iberoamérica de Administración y Políticas Públicas), membre d'EUNIDA
* Papa Birama Thiam, Directeur de l'assistance technique, ministère de la Coopération internationale et de la Coopération décentralisée, Sénégal
* Philibert Afrika, Directeur du Département des Politiques et de la Revue des opérations, Banque africaine de développement (BAD)
* Nebghouha Mint Mohamed Vall, ministre de l'éducation nationale, Mauritanie
Mercredi après-midi, 3 tables rondes en parallèle (14h30/17h30)
1.Les nouvelles formes de mise en œuvre de l'expertise technique internationale : mutualisation des équipes, harmonisation des pratiques, demande et expertise du Sud
L'expertise technique internationale fait partie des grands instruments d'aide au développement au même titre que les prêts et les dons. Elle est aujourd'hui une des modalités des transferts de compétences et de renforcement des capacités, en ligne avec la Déclaration de Paris sur l'efficacité de l'aide.
Par le passé, elle prenait souvent la forme d'une assistance technique résidentielle de longue durée, parfois substitutive, mise à disposition des pays bénéficiaires en accompagnement de projets de développement ou sous forme d'appui institutionnel. Depuis une dizaine d'années, les besoins des partenaires évoluant, ce mode d'intervention s'est grandement diversifié et rénové. Parmi les changements engagés, on peut citer : (i) la combinaison des expertises de longue et de courte durée, (ii) la constitution d'équipes d'experts mixtes (privé/public et Nord/Sud), (iii) la mise en place de pôle d'expertise régionaux sectoriels, (iv) la poursuite d'un objectif clair et reconnu de renforcement des capacités dans le cadre d'une appropriation des politiques par les maîtrises d'ouvrage locales.
A des degrés divers, tous les bailleurs et autres utilisateurs d'expertise (agences multilatérales, ONG, coopération décentralisée, bureau d'études) ont recours à ces nouvelles possibilités afin de tenter de construire avec les pays bénéficiaires les meilleures réponses aux situations locales par nature très diverses. Toutefois, les maîtrises d'ouvrage du Sud qui financent également directement de l'expertise technique ont peut-être une autre vision de ces évolutions, d'autres attentes encore insatisfaites, d'autres propositions.
Au cours de cette table ronde, les partenaires de l'aide (maîtres d'ouvrage, bailleurs de fonds, agences de coopération bi et multilatérales, bureau d'études) croiseront leurs regards sur ces nouveaux contours de l'expertise technique internationale, sur la base d'exemples précis, en essayant ainsi de mieux cerner les évolutions souhaitables.
Animateur Stéphane Madaule, sous-directeur adjoint, Direction des politiques de développement, ministère des Affaires étrangères
Intervenants pressentis
* Bathylle Missika, OCDE
* Paul Coustère, Concepteur de la plate-forme multidonateurs à caractère régional (coordinateur du Pôle de Dakar)
* Wassim Harb, Coordonnateur du « Programme pour la gouvernance du monde arabe », PNUD
* Abdelwahed Ourzik, Responsable des Affaires juridiques, des études, de la documentation et de la coopération, Direction générale des Collectivités Locales (DGCL), ministère de l'Intérieur, Maroc
* Kies Ali, Chef de la division transport, BAD
* Richard Weber, Directeur général adjoint, EuropeAid
* Jean-David Naudet, Chef de division de l'évaluation et de la capitalisation, Direction de la stratégie, AFD
* Patrick-Yann Dartout, Vice-président, Directeur du développement international, SOGREAH
2.L'action des collectivités territoriales
La table ronde déclinera la thématique du colloque dans l'action internationale des collectivités territoriales en se concentrant sur trois aspects en particulier :
* Les collectivités territoriales françaises sont confrontées à d'importantes et nouvelles demandes d'expertise de la part de leurs partenaires, ce qui est lié à la décentralisation mais également aux attentes des populations en matière de services et d'emplois ;
* L'offre d'expertise des collectivités françaises a un potentiel considérable mais est trop peu valorisée et connue. Les contraintes ne sont pas que d'ordre statutaire et réglementaire ;
* Les intervenants apporteront des éléments de solution : mieux valoriser la mobilité dans les carrières et dans les collectivités territoriales, mutualiser, utiliser les réseaux, trouver des financements spécifiques, etc.
Enfin, la table ronde s'inscrit dans l'idée que la coopération décentralisée cherche surtout à faire émerger des capacités locales de maîtrise d'ouvrage. Ce mode de coopération offre un cadre partenarial devant permettre de dépasser le problème de substitution et de construire des démarches progressives. Il est essentiel que les institutions financières accompagnent ce mouvement dans leurs allocations de ressources et dans leurs procédures.
Animateur Bertrand Gallet, Directeur général, Cités Unies France
Intervenants pressentis
* Simon Compaore, Maire de Ouagadougou, Président du Partenariat pour le Développement municipal (PDM)
* Maxime Poissonnier, Chargé du suivi de la composante coopération décentralisée, Programme d'appui à la décentralisation (PAD), Maroc
* Dominique Lefebvre, Directrice Europe et international, Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT)
* Henri Begorre, Maire de Maxéville, en charge des dossiers internationaux au CNFPT, en charge du secteur « Eau et assainissement » à l'Association des Maires de Grandes villes de France (AMGVF)
* Elisabeth Gay, Chef de mission coopération internationale, Conseil régional d'Aquitaine
* IRCOD Alsace
* Lille/Lille Métropole
* Elisabeth Barrincou, Présidente de l'Association des Responsables des Relations Internationales et de la Coopération Décentralisée des collectivités territoriales (ARRICOD), chargée de mission, Assemblée des Départements de France
3. La création de l'offre d'expertise internationale
Aux nouvelles formes de l'aide internationale correspondent de nouvelles modalités concernant l'expertise et les métiers de la coopération. Cela pose la question de l'adéquation de l'offre de formation, initiale ou intermédiaire, à l'évolution du marché.
Deux niveaux apparaissent clairement dès lors que l'on aborde cette problématique de la création de l'expertise internationale. Tout d'abord, se pose la question de la formation proprement dite avec en particulier son contenu mais également la détermination des objectifs qui lui sont assignés en France, en Europe ainsi que la formation au niveau des bénéficiaires. En second lieu, les débouchés doivent être abordés sous l'angle des jeunes experts, de la constitution de viviers d'experts et de la détermination des mécanismes de recrutement des employeurs potentiels en particulier des bailleurs multilatéraux.
Animateur Pierrick Le Jeune, Directeur de l'IPAG Brest, Université de Bretagne occidentale
Intervenants pressentis
* Claudio Araujo, Maître de conférences-chercheur, CERDI de Clermont-Ferrand 1
* Ebrahim Afsah, Chercheur, Max Planck Institut Heidelberg
* Associations étudiantes (IRIS)
* Pierre Schreiber, Conseiller sectoriel collectivités territoriales, FCI
* Jean-Louis Piquemal, Centre d'Etudes financières, économiques et bancaires (CEFEB), AFD
Jeudi matin, 2 tables rondes en parallèle (9h/11h15)
1.La mobilisation de l'expertise publique française : enjeux, attentes, difficultés et solutions possibles
Il est largement admis que les compétences requises dans la coopération institutionnelle internationale - domaine appelé à un développement considérable - sont très majoritairement détenues, en France, par des agents publics : il s'agit donc de faire en sorte, dans un contexte de plus en plus concurrentiel, que ce statut d'agent public ne constitue pas un obstacle ou un handicap à la mobilisation des intéressés.
Or, le dispositif réglementaire actuel n'est pas adapté à la situation nouvelle d'une coopération qui implique de plus en plus l'organisation de missions de courte et de moyenne durée, le développement de partenariats public-privé et l'intervention d'experts des collectivités territoriales : une modernisation des outils et des pratiques s'impose.
Il est impératif, dans ces conditions, de mettre en place des procédures propres à inciter davantage d'agents publics à inclure un passage à l'international dans leur cursus professionnel et les administrations détentrices des compétences techniques à "libérer" leurs agents pour des missions de coopération internationale sans que ni les uns ni autres soient pénalisés mais qu'ils y trouvent, au contraire, leur intérêt légitime.
Un assouplissement du régime du cumul entre pension de retraite et rémunération d'activité serait également de nature à élargir le vivier de l'expertise publique française au moment où des départs massifs à la retraite de fonctionnaires se dessinent.
Animateur Sylvain Itté, Directeur général, FCI
Intervenants pressentis
* Paul Peny, Directeur général de l'administration et de la fonction publique (DGAFP)
* Agnès Plassart, Déléguée du GIP Santé - Protection Sociale Internationale
* Directions des ressources humaines ministérielles
* SYNTEC
* Xavier Crepin, Délégué Général, Institut des Sciences et des Techniques de l'Equipement et de l'Environnement pour le Développement (ISTED)
* Raymond Piganiol, Directeur de l'expertise internationale, FCI
2.Le volontariat international
Face à la diversité des volontariats en fonction de l'âge, du statut, de la durée des séjours à l'étranger, de la nature des missions et des organismes d'envoi, il conviendra tout d'abord de clarifier la situation de ce mode d'expatriation et de montrer ce qui rapproche ou distingue les volontaires, les stagiaires, les salariés, les bénévoles, les retraités qui partent dans toutes les régions du monde. On a beaucoup parlé de la professionnalisation des volontaires et des organismes d'envoi confrontés à la concurrence internationale, à l'exigence de résultats, à la transparence de gestion. Dans le même temps, certains insistent sur le volontariat comme période d'initiation aux réalités internationales, à la préparation à l'expatriation dans une perspective professionnelle. Le volontariat comme engagement dans la solidarité internationale et comme échange très constructif entre populations, au-delà des apports techniques et financiers de la coopération, reste un objectif important dont on espère un effet bénéfique au retour dans notre pays.
L'atelier devrait permettre de revisiter les buts et le fonctionnement de ces différentes modalités de volontariat. Sont-ils pertinents face à l'évolution de notre société et aux demandes de nos partenaires étrangers, sont-ils compatibles à la fois avec des critères d'influence, d'intérêt économique et de solidarité ? Quelles complémentarités et quelles passerelles peuvent être trouvées entre ces ressources humaines différentes en âge, en motivation, en expérience ? Que peut-on améliorer dans les dispositifs nationaux, européens, internationaux, pour accroître la compétence et la valorisation des ressources humaines issues de ces importants viviers que constituent les volontaires, les bénévoles et les différents acteurs de la solidarité ?
Animateur Frédéric Mounier, Président, Délégation Catholique à la Coopération (DCC)
Intervenants pressentis
* Lucien Cousin, Président, et Laurie Chambon, Chargée de coordination, CLONG-Volontariat
* Anne Neplaz, Directrice, Centre d'Information sur le Volontariat International (CIVI)
* Association française des volontaires du progrès (AFVP)
* Association humanitaire
* Plate-forme européenne de volontariat
* Thierry Chambolle, Président, AGIR abcd
Jeudi matin, séance de clôture & cocktail (11h15/12h)
Séance de clôture
* Jacques Pelletier, Président du HCCI
* Le Directeur général de la Coopération internationale et du développement, ministère des Affaires étrangères, Président du Conseil d'administration de FCI
* Antonio Fernández Poyato, Directeur général de la FIIAPP et membre d'EUNIDA
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