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[e-med] LUTTE CONTRE LE PALUDISME : Le rôle actif du pharmacien
- From: "Carinne Bruneton" <remed@remed.org>
- Date: Mon, 2 Apr 2007 10:24:35 +0200
LUTTE CONTRE LE PALUDISME : Le rôle actif du pharmacien
http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=23373
« Le rôle du pharmacien dans la prise en charge du paludisme ». Tel est le
thème de la communication du professeur Oumar Ndir, chef du laboratoire de
Parasitologie de l'Ucad lors de la cérémonie marquant le début des activités
de la promotion 2006-2007 du département de Pharmacie de l'Université Cheikh
Anta Diop de Dakar.
Les personnes atteintes de paludisme simple se rendent souvent dans les
pharmacies. De ce fait, le pharmacien est tenu d'orienter le patient vers
les structures de Santé pour empêcher la maladie d'évoluer vers les formes
graves. « Le pharmacien peut jouer un rôle de prévention en conseillant aux
patients de se servir de répulsifs et en les orientant vers les structures
sanitaires », déclare le professeur Oumar Ndir, chef du laboratoire de
Parasitologie de l'Ucad. Mais, il revient surtout au pharmacien de fournir
une bonne information sur le mode d'emploi des médicaments. D'autant que
certains malades ne savent pas lire.
« Le pharmacien doit donner des informations pour un bon usage des
médicaments. Il doit vérifier la conformité de la prescription de l'ordonnance.
Il doit contrôler la posologie, la durée de traitement ainsi que certaines
préoccupations d'emplois et contre-indications, notamment chez la femme
enceinte », indique le Pr Ndir.
Le chef du laboratoire de Parasitologie de l'Ucad fait aussi savoir que le
pharmacien biologiste peut réaliser des analyses au laboratoire pour
détecter les signes de la maladie. A cela, s'ajoute le rôle de
pharmacovigilance, c'est-à-dire le pharmacien est appelé à participer aux
activités relatives à la détection, à l'évaluation, à la compréhension et à
la prévention des effets indésirables et tout autre problème lié au
médicament.
Le professeur Mamadou Badiane a parlé des perspectives de la lutte contre le
paludisme en Afrique. Il a d'emblée remis sur la table l'épineuse question d'accès
aux médicaments en Afrique où la maladie entraîne plus d'effets
socio-économiques négatifs.
Il a aussi décliné la place centrale de l'assainissement dans les stratégies
de lutte. Parce qu'en Afrique, les conditions climatiques sont favorables à
l'explosion des gîtes larvaires. Tout le contraire du Canada ou des pays
scandinaves où le froid est défavorable au développement du vecteur
transmetteur, l'anophèle. « Le premier problème que pose la lutte contre le
paludisme, c'est la résistance du moustique aux insecticides », avance le
professeur. Il a énuméré plusieurs obstacles à la lutte contre le paludisme
en Afrique avec une insistance sur la cherté des médicaments. Laquelle s'explique
par la non-disponibilité de la matière première en Afrique. « Pour la
fabrication des Act, ce n'est pas une technique compliquée, mais c'est un
problème de disponibilité de matières premières qui se pose. Nos Etats sont
toujours frileux en terme d'exonération », soutient le professeur qui a
formulé les recommandations pour la culture des matières premières en
Afrique, l'implantation des unités locales de production de ces médicaments,
entre autres.
« Il faut envisager la culture de la matière première en Afrique. Tant qu'on
importera de la matière première, on se heurtera à la cherté de prix »,
soutient Mamadou Badiane.
Des pays africains comme Madagascar et le Kenya ont expérimenté la culture
des matières premières pour la fabrication des antipaludiques
IDRISSA SANÉ
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