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[e-med] (8)Afr.centrale, "Un laboratoire de contrôle de qualité doit
- From: "Yann LEVAILLANT" <Yann.LEVAILLANT@afssaps.sante.fr>
- Date: Thu, 08 Mar 2007 17:03:27 +0100
Je pense au contraire que les centrales d'achat en particulier en Afrique sont loin de posséder les compétences et l'indépendance pour juger de la qualité des médicaments dont elles assurent la distribution et que le rôle des laboratoires de contrôle qualité est fondamental. En Europe ils sont les garants de cette qualité qui est finalement basée sur une politique du gendarme. C'est parce que les fabricants craignent l'éventualité d'un contrôle qu'il existe une stabilité de la qualité. D'autre part je ne vois très bien dans quelle mesure un fabricant pourrait être déclaré sûr sur un pannel variés de médicaments dans la fabrication desquels entre des matières premières qui peuvent être d'origines et de qualité très différentes, surtout quand on prend en compte la qualité des dossiers d'AMM déstinés au marché Africain qui servent à leur évaluation. On peut par exemple signaler que la liste des médicaments préqualifiés par l'OMS est régulièrement mise à jour et qu'il arrive que certains soit retirés de la liste pour défaut de qualité, donc même dans un système "sécurisé", les contrôles sont indispensables. La notion de qualité du médicament reste en Afrique une notion délicate à traiter car elle est souvent mis en opposition avec leur disponibilité, alors qu'il est clair qu'elle doit passer en priorité. Combien d'antipaludéens dépourvus de toute substance active ont-ils été distibués par des centrales d'achat en Afrique ? Si on suit l'étude du Lancet (et de nombreuses autres depuis) qui estimaient qu'une très forte proportion des antipaludéens circulant en Afrique était des contrefaçons sans effet, il y a fort à parier sans avancer de chiffre précis que celui ci est probablement très élevé. Quelle autre solution qu'un réel laboratoire de contrôle qualité avec des moyens adaptés pour garantir la qualité de ces médicaments. Si il est évident que toutes les solutions "Européennes" ne sont pas transposables ailleurs, le système de surveillance des marchés des médicaments en Europe est extrêmement efficace et sa base est la qualité. Enfin,je pense que la diversité des centrales d'achat, leur fonctionnement, leur relations avec les fournisseurs, en dehors des centrales "gouvernementales" ne garantissent aujourd'hui en Afrique aucune sécurité quand à la qualité des médicaments mis sur le marché.
Yann Le vaillant
Scientifique
AFSSAPS
Yann.LEVAILLANT@afssaps.sante.fr
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