[Date Prev][Date Next][Thread Prev][Thread Next][Date Index][Thread Index]
[e-med] (10)Paludisme : de nouveaux médicaments à prix abordables au Cameroun
- From: "Philippe BOUSCHARAIN" <philippe.bouscharain@wanadoo.fr>
- Date: Mon, 5 Mar 2007 20:04:34 +0100 (CET)
L'analyse du Dr. PHILIPS mérite un commentaire :
Les actions du Fonds Mondial n'ont une durée de 3 ou 5 ans et n'ont pas vocation à se substituer aux programmes nationaux. C'est pourquoi d'ailleurs certains Etats ont refusé l'aide du fonds car ils n'étaient assurés de pouvoir prendre la relève. Une partie de la réponse se trouve dans l'initiative UNITAID. Mais rien n'est gratuit ni en santé, ni en éducation ni ailleurs. Les Etats qui n'ont que de faibles ressources fiscales sont certes dépendants de l'aide internationale. Mais pour combien de temps?
Est ce que Bill Gates ou la Fondation Rockfeller pourra supporter le fardeau encore longtemps? Il vaut mieux que les Etats eux-mêmes organisent leur système et assurent la pérennité avec leurs moyens. La solidarité internationale a des limites et certains Etats "riches" ne sont jamais bailleurs.
Aujourd'hui dans le journal Le Monde, il y a un article sur la trypanosomiase, maladie négligée chère à MSF et à DNDi. Il s'agit d'un traitement du vecteur par la stérilisation des populations mâles des glossines par irradiation. Cette technique est connue et avait été utilisée notamment sur les blattes. Elle a été expérimentée avec succès en 1997 en Tanzanie et "Le coût de cette technique n'est pas plus élevé que celui des méthodes chimiques, "sauf lors de son lancement, précise M. Kozanek, mais elle peut mener à une extinction complète si le pays coopère". Les freins à son développement restent cependant les faibles sources de financement et l'instabilité politique de certains pays africains. "Pour être efficace, une fois lancée, cette technique ne doit pas être interrompue sur une longue période".
Quelle solution? Il faut certes mettre en place un multilatéralisme coopératif mais il faut relégitimer l'Etat dans ses fonctions collectives et régaliennes. Des transitions seront nécessaires mais les pays en développement ne peuvent vivre éternellement de charité. C'est pourquoi certains Eats ont exigé que les populations contribuent financièrement aux traitements.
Alors paroles vides? Ce n'est pas si sûr.
Philippe BOUSCHARAIN
pharmacien
philippe.bouscharain@wanadoo.fr
|