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[e-med] (6)Paludisme : de nouveaux médicaments à prix abordables au Cameroun
- From: "Christophe PRAT" <ceprat2@yahoo.fr>
- Date: Mon, 26 Feb 2007 10:42:22 -0000
Le fonds a été obtenu pour une durée de cinq ans, c'est la phase de
démarrage (Phase I)
Il faut arriver à ce qu'une autonomie budgétaire puisse être atteinte à
terme (en ajoutant des ressources additionnelles, dont celles de l'Etat) ;
une participation des patients est alors sollicitée.
Il faut aussi veiller à ce que le traitement du paludisme soit effectué
après un examen clinique et / ou biologique (pour l'instant microscopique)
Le traitement doit si possible être supervisé (réévaluation après 48h00)
De plus, il faudra encourager d'utiliser AS + AQ pour des raisons de coût
(il a été prévu plus d'AS + AQ que d'AL)
Les médicaments retenus sont : ARSUCAM, FALCIMON et COARTEM
En outre, des négociations sont en cours avec les pharmaciens d'officines
privés pour que ceux-ci accèdent à ces produits (mais avec un prix
administré)
Tout ceci fait que la quantification des besoins n'est pas aisée et que des
ajustements s'opéreront par la suite en fonction des progrès obtenus (des
actions de formation, diagnostic biologique, IEC, contrôle de la qualité,
pharmacovigilance, suivi/évaluation sont notamment prévus)
Christophe PRAT
Conseiller Pharmaceutique
Ministère de la santé publique du Cameroun
Cellulaire : 00 237 625 82 65
e-mail : ceprat2@yahoo.fr
-----Message d'origine-----
De : e-med-bounces@healthnet.org [mailto:e-med-bounces@healthnet.org]De la
part de Bérenger B. KIEMA
Envoyé : jeudi 22 février 2007 19:48
À : Essential Drugs in French
Objet : [e-med] (5)Paludisme : de nouveaux médicaments à prix abordables au
Cameroun
Je suis d'accord avec Monsieur Philips que c'est hautement aberrant de faire
payer une deuxième fois des médicaments déjà achetés (disons le mot) par un
bailleur international. Mais le Fonds Mondial financera-t-il ad vitam ces
médicaments pour les populations nécessiteuses du Cameroun, surtout que nous
sommes dans un contexte d'endémie?
C'est également vrai que le niveau de pauvreté en Afrique est tel que
beaucoup de gens pourraient être limités par les prix fixés pour
l'acquisition de ces ACT.
Il me semble cependant que l'action gouvernementale en fixant ces prix aux
patients pourrait se défendre si son intention est d'assurer un certain
recouvrement des coûts, afin de pouvoir disposer de fonds plus tard pour
renouveler l'acquisition de ces médicaments, au cas où le financement du
Fonds Mondial ne serait pas reconduit.
Je dis celà parce que d'après ce que je sais, les mêmes types de
réflexions sont actuellement en cours au Burkina Faso où la CAMEG (Notre
Centrale d'Achats des Médicaments Essentiels) s'apprête à acquérir lesdites
combinaisons dans le cadre du Programme National de Lutte contre le
Paludisme sur financement de même source.
Dr Bérenger B. KIEMA
Ancien DPM - Burkina Faso
E-mail: kbasga@yahoo.fr
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