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[e-med] Recherche et développement de vaccins contre le sida
- From: "remed" <remed@remed.org>
- Date: Wed, 21 Feb 2007 11:49:56 +0100 (CET)
Deux articles :
SIDA - Gates et Harper investiront 139 millions pour un vaccin
AFRIQUE DU SUD: Lancement d'un essai vaccinal contre le VIH
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SIDA - Gates et Harper investiront 139 millions pour un vaccin
http://www.ledevoir.com/2007/02/21/131945.html
PC
Édition du mercredi 21 février 2007
Mots clés : Stephen Harper, Bill Gates, SIDA, santé, Investissement, Canada (Pays)
Dans une salle du parlement, le premier ministre (canadien) Stephen Harper et le président de Microsoft ont annoncé un investissement total de 139 millions dans une initiative qui financera la recherche de ce vaccin, sa fabrication éventuelle dans des installations qui seraient construites au Canada et les essais cliniques du vaccin.
Le premier ministre, en confirmant l'investissement de 111 millions du fédéral, a admis que l'élaboration d'un vaccin représentait «l'un des plus grands défis scientifiques de notre époque». Mais le Canada veut contribuer «aux efforts mondiaux visant à concevoir des vaccins sécuritaires, efficaces, abordables et mondialement accessibles contre le VIH», a poursuivi M. Harper.
Le multimilliardaire, dont la fondation s'est donné comme priorité de trouver un vaccin contre le sida, a tenu à souligner que la réussite n'est possible que si tous, gouvernements, gens d'affaires et chercheurs, poussent à la roue. La mise au point d'un vaccin pourrait bien prendre encore 10 ans, a souligné M. Gates, mais «nous pourrions être chanceux et y arriver en moins de temps [...] Plus nous allons y investir des efforts, plus nous pourrons réduire le temps requis».
L'annonce a été bien accueillie par la communauté de chercheurs et les organismes de lutte contre le sida, qui s'empressent cependant de rappeler qu'un vaccin est une solution à long terme pour un problème dont les effets se font sentir quotidiennement au Canada comme dans les pays les plus pauvres.
La réaction contraste vivement avec celle qu'avait suscitée, en juillet dernier, l'absence du premier ministre Harper lors de la Conférence mondiale sur le sida, à Toronto. Considérant l'événement trop «politique», M. Harper avait boudé la rencontre présidée par le Canada et repoussé à plus tard une annonce prévue.
«Je voudrais que cette annonce représente une première étape», souhaite Joanne Csete, directrice générale du Réseau juridique canadien VIH/sida, qui espérait une annonce à plusieurs volets et estime que l'annonce du financement d'un vaccin est un volet «politiquement facile».
Mais il reste encore beaucoup à faire auprès des populations plus à risque, tels les prisonniers, les toxicomanes, les travailleuses du sexe, les communautés autochtones et les plus démunis de la société. «Investir, c'est d'abord avoir une vision. Ce n'est pas juste faire une annonce à l'occasion ici et là. C'est être conscient que la réalité du sida n'a pas changé, être conscient qu'au Canada il y a 11 infections par jour, ce qui veut dire qu'il y a certainement de la prévention et de l'éducation qui ne se font pas», dit le docteur Réjean Thomas, spécialiste du sida à la clinique L'Actuel, au centre-ville de Montréal.
Le gouvernement fédéral, dans le cadre de sa stratégie de lutte contre le VIH/sida, a investi 63,2 millions en 2006-07.
Pour les partis d'opposition, l'annonce d'hier est perçue positivement, mais on n'a pas manqué de souligner les lacunes dans d'autres aspects. «C'est bien d'avoir un nouveau bâtiment, mais là où il y a un manque terrible, c'est du point de vue de la recherche», a noté le chef libéral, Stéphane Dion.
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AFRIQUE DU SUD: Lancement d'un essai vaccinal contre le VIH
[Cet article ne représente pas le point de vue des Nations Unies]
DAKAR, 16 février (PLUSNEWS) - Le plus large essai clinique sur un prototype de vaccin contre le VIH jamais mené en Afrique vient d?être lancé en Afrique du Sud, a annoncé le Département d?Etat américain dans un communiqué.
Cet essai, baptisé «Phambili» («Aller de l?avant») ou HVTN 503, sera mené par l?Initiative sud-africaine de vaccination contre le sida (SAAVI) et le réseau des essais vaccinaux contre le sida (HVTN), avec un financement de l?Institut américain de la santé (NIH), sur quelque 3 000 candidats séronégatifs, hommes et femmes, a précisé le communiqué.
«Notre principal espoir de mettre un terme à l?épidémie de sida est un vaccin sûr et efficace», a dit le docteur Elias Zerhouni, directeur du NIH. «Atteindre cet objectif requiert des efforts concertés des gouvernements, des scientifiques et de l?industrie privée, de même que la participation de volontaires bien informés.»
L?essai porte sur un prototype de vaccin fourni par le laboratoire américain Merck qui contient les copies de trois gènes VIH, et non pas le virus dans son intégralité, de sorte «qu?il ne peut pas infecter les volontaires», a dit le communiqué.
Dans des essais restreints conduits depuis deux ans aux Etats-Unis, au Canada, en Amérique du Sud, en Australie et dans les Caraïbes, «le vaccin s?est révélé sans danger et capable de stimuler des réponses du système immunitaire contre le VIH chez plus de la moitié des volontaires», a dit le communiqué, précisant que plus de 1 800 personnes avaient reçu au moins une injection.
Le principal objectif du type d?essai qui va être mené en Afrique du Sud est de déterminer si le vaccin est capable d?empêcher l?infection au VIH, et, dans le cas des personnes qui sont infectées entre-temps, s?il peut diminuer la charge du virus dans le sang. Cet essai permettra aux scientifiques de savoir s?il est possible de mener un essai à plus grande échelle, dit de phase trois, étape indispensable vers une éventuelle commercialisation du produit.
ail/
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