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[e-med] Cameroun: Un tradipraticien sanctionné


  • From: "ReMeD" <remed@remed.org>
  • Date: Wed, 6 Dec 2006 09:13:30 +0100

Cameroon Tribune (Yaoundé), Alain Tchakounte, 5 Décembre 2006

Une décision du Minsanté a récemment fermé les cliniques du Dr Dewah, pour exercice illégal de médecine et de pharmacie.

"Exercice illégal de la médecine et de la pharmacie ". Telle est en substance la cause de la fermeture des cliniques du Dr Dewah and Bros, Modern Traditionnal Clinic. A la suite de ces justifications, le message daté du 21 juin 2006, adressé au gouverneur de la province du Centre, et distribué aux autres gouverneurs des provinces où le tradipraticien aurait ouvert ses succursales, le ministère ajoute que cet exercice illégal de la médecine traditionnelle est " accompagnée d'une publicité mensongère ". Car, pour Urbain Olanguena Awono, " les activités qui y sont menées représentent un véritable danger pour les patients reçus ". Selon un haut cadre du Minsanté, il est reproché au Dr Dewah, de pratiquer la médecine, sous-entendue moderne et non la médecine traditionnelle. Or, c'est bien à ce niveau que le malentendu s'installe, sur cette affaire qui remonte à plusieurs années : " Comment peut-on m'accuser d'exercice illégal quand il n'existe pas encore de législation en ce qui concerne la médecine traditionnelle ? Par décision du 22 mai 1990, le Minsanté m'a délivré un certificat provisoire de la pratique de la médecine traditionnelle ", se plaint Dewah.


Le différend qui ne date pas d'aujourd'hui a connu plusieurs rebondissements au Minsanté. " 12 ans après, en raison de la menace que représentaient les actes de l'intéressé, sur la santé des populations, M. Dewah a été rappelé à l'ordre en 2003 et en 2005. Au lieu de se conformer à la réglementation, il a continué ", explique-t-on au ministère de la Santé publique. Une lettre du Minsanté datée du 16 mars 2005 déclare en effet " n'avoir jamais délivré une autorisation d'ouverture d'une clinique de soins en médecine traditionnelle au Dr Dewah. " Le tradipraticien saisira la Commission nationale des droits de l'homme et des libertés, qui à son tour écrira aux services du PM. En réponse, le Minsanté fera état d'un rapport du Lanacome (Laboratoire national de contrôle de qualité du médicament et d'expertise). Ce rapport déclare que l'analyse d'échantillons de produits a révélé la présence des principes actifs sulfathiazole, metronidazole et oxytétracycline, des produits d'origine douteuse et conditionnés dans un emballage non conforme.