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[e-med] (2)Onchocercose : traitements et effets indésirables
- From: "h degui" <hdeguifr@yahoo.fr>
- Date: Mon, 25 Sep 2006 17:01:44 +0000 (GMT)
Chers e-mediens,
La problématique soulevée par la distribution d'ivermectine MECTISAN ° dans le district de Makabana au Congo pose une fois encore deux des questions fondamentales dans l'organisation des soins. Tout d'abord, la nécessité d'informer les patients sur les risques liés à la prise médicamenteuse. En l'absence de communication soignants/patients, on constate une mauvaise observance, et donc une impossibilité de résoudre un problème de santé, bien que les médicaments soient disponibles et le traitement simplifié. Rendez vous compte, une prise unique pour régler un problème de santé publique !
Mais il y a aussi le fait que l'administration aux patients de médicaments régis par des protocoles précis doit être rigoureuse, de façon à éviter les effets secondaires qui peuvent avoir des conséquences redoutables. En effet, je ne suis pas spécialiste en parasito (il faudrait poser la question au Pr Kombila), mais il me semble me souvenir que l'ivermectine est active sur de nombreuses filaires. Lorsqu'un patient est polyparasité, les microfilaires autres que Onchocerca volvulus présentes dans son organisme, sont également lysées. Ceci peut entraîner non seulement des démangeaisons, mais aussi des chocs en cas de lyse massive. Il convient donc d'utiliser l'ivermectine dans les programmes de lutte contre l'onchocerchose sous contrôle médical et surtout en ayant un bilan parasitaire du patient. Au début du programme ivermectine, mais il me semble que c'est toujours le cas, la distribution de ce produit était soumis à un suivi très précis et en particulier: il était
nécessaire de réaliser une pharmacovigilance selon des modalités très encadrées. Est-ce toujours de cette façon que fonctionnent les programmes onchocercose ?
En tout état de cause, il semble, à la lecture de ce message que la formation du personnel soignant n'a pas conduit aux résultats espérés, et qu'il reste beaucoup à faire en matière de support aux patients.
Mais n'est-ce pas aussi le rôle des pharmaciens ?
Hélène DEGUI, hdeguifr@yahoo.fr
tel : 06 62 40 29 84
----- Message d'origine ----
De : Raphael Borger <borger504@yahoo.fr>
À : e-med@healthnet.org
Envoyé le : Dimanche, 24 Septembre 2006, 9h07mn 59s
Objet : [e-med] Onchocercose : traitements et effets indésirables
A 110km de la ville de Dolisie, dans le Département du Niari, le village Foralac-Matalila est entouré d'une grande rivière au nom de la Louéssé, et du grand Fleuve appélé"Fleuve Niari ",de quelques ruissellements .
Ce village a une population de 3000 habitants, possédant une usine de transformation en contres-plaqués, d'une scierie.
Qui est exposé à l'onchocercose ?
Les personnes qui vivent et travaillent près des rivières et fleuves (avec rapides ou chutes), dans lesquels les moucherons noirs (simulie) reproduisent sont les plus exposées a la maladie.
Les agents de santés ont fait quelques efforts pour traiter efficacement cette maladie dont en maitrise les consequences, par un medicament appélé Ivermectine ou Mectizan,utilisé dépuis 1987 dans le traitement de l'onchocercose, seulement, ils n'ont pas pris les precautions necessaires des effets secondaires de ce medicament, degats....
Alors je me demande pourquoi le Ministère de la santé n'a pas eu le temps de prevenir sur les effets secondaire qui ne coute rien, exemple : Celestene Chrono, paracetamol,etc..
La population ne veut plus poursuivre le traitement, par peur des effets secondaire, la faute revient aux autorités du Ministère de la santé du Departement, peut etre...
Ce medicament se prend une seule dose annuelle, pendant au moins 10 ans.
Face a cette maladie au Congo,un Programme National de lutte contre l'onchocercose a été crée dépuis 1984; son objectif principal est de traiter la maladie et les personnes exposées à cette maladie pour eviter l'apparition des troubles graves.
La nouvelle politique Nationale de la santé recommande que cette actvité soit integrée dans les formations sanitaires des zones concernées en mettant un accent sur la participation communautaire. Le Programme africain de lutte contre L'onchocercose (APOC) dont le Congo est membre dépuis le 24 mai 1996, recommandel'appropiation de la distribution de l'Ivermectine (Mectizan) par les communautés.
R. Borger BABACKAS
Diplomé en Sciences Pharmaceutiques
Pharmacie Croix du Nord ,Ss/ prefecture de Makabana
TEL:00242,537.89.62
borger504@yahoo.fr
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