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[e-med] (5)Pharmacie de garde dans les hôpitaux de référence


  • From: "Edouard Guévart" <guevart_edouard@yahoo.fr>
  • Date: Wed, 2 Aug 2006 14:04:13 +0100

Concernant la pharmacie de garde et d'urgence des hôpitaux.

Nous avons beaucoup travaillé cette question au Cameroun
Même si tous les problèmes ne sont pas résolus, loin de là, nous pouvons
affirmer les principes suivants :

1- Quel que soit le niveau de l'hôpital, premier recours, référence de tous
niveaux, il faut que les médicaments de l'urgence vitale soient toujours
immédiatement accessibles, disponibles, sans autre condition préalable que
d'en avoir un besoin vital.

2- Il appartient donc à chaque hôpital de définir la liste des médicaments
qui seront toujours disponibles, leurs indications, leur utilisation. Il
leur appartient de former les prescripteurs et utilisateurs. Il est de leur
devoir impératif d'avoir ces médicaments immédiatement accessibles et
disponibles en tout temps.

3- Nous avons établi une liste des médicaments de l'urgence, qui peut
globalement être reprise par tout hôpital en Afrique sub-saharienne. Il ne
s'y trouve pas de médicaments sophistiqués dont l'utilisation impliquerait
des compétences et un plateau technique trop développé (type thrombolyse
etc.) Chaque établissement doit adapter cette liste à ses compétences et
missions supplémentaires mais ce que nous proposons semble un minimum
incompressible. Presque tous ces médicaments figurent dans la liste OMS des
médicaments essentiels, mais pas tous malheureusement (ex: nicardipine
injectable)

4- Il revient aussi à chaque établissement de définir les modalités de
délivrance et de ré approvisionnement de cette pharmacie d'urgence : le
principe de base est qu'en aucun cas la prise en charge de l'urgence vitale
ne doit être subordonnée à un paiement préalable. La facturation et le
paiement ne doivent intervenir qu'a posteriori sous peine de laisser trainer
ou évoluer des urgences vitales (qui sont alors plutôt mortelles). La
gestion des médicaments de l'urgence vitale (qui d'ailleurs ne coutent pas
cher) est donc au service de la prise en charge du malade et non l'inverse.

Prêt à discuter de ceci avec les e-médiens intéressés : c'est un problème
qui concerne ensemble les médecins et soignants, les pharmaciens, et les
gestionnaires.

Merci
Edouard Guévart
guevart_edouard@yahoo.fr

Précédemment chargé du programme urgences épidémies catastrophes au Cameroun
Actuellement conseiller régional pour les formations supérieures et la
recherche en santé en Afrique de l'Ouest - Basé à l'Institut Régional de
Santé publique de Ouidah au Bénin