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[e-med] 14 différents faux comprimés d'artesunate sont vendus dans le sud-est asiatique


  • From: "Carinne Bruneton" <c.bruneton@remed.org>
  • Date: Tue, 25 Jul 2006 11:29:49 +0200

[dans son édition n°5 de juillet 2006, le Centre de médecine tropicale de
l'Université d'Oxford signale 14 différents faux comprimés d'artesunate qui sont vendus dans le sud-est asiatique et donne quelques clés pour identifier les faux hologrammes sur les blisters des comprimés d'artesunate soi-disant produits par les laboratoires "Guilin pharmaceutical and Co".
Ces blisters ne contiennent pas d'artesunate ou contiennent de l'artésunate en quantité insuffisante et ils sont donc potentiellement mortel.
Vous pouvez télécharger ce document "Important Fake Artesunate Notice [Dr
Paul Newton - July 06]" a cette adresse :
http://www.tropicalmedicine.ox.ac.uk/Fake%20Artesunate%20Warning%20Sheet%20No%205%2024.07.2006.pdf
CB]

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lundi 24 juillet 2006, mis à jour à 14:25
De faux médicaments contre le paludisme affluent en Afrique
Reuters

Déjà responsables de nombreuses morts en Asie, de faux médicaments contre le
paludisme fabriqués en Chine débarquent sur le continent africain où, selon
un spécialiste de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ils pourraient
faire beaucoup plus de victimes.

Le paludisme tue chaque année 1,3 à 3 millions de personnes et 90% des décès
ont lieu en Afrique.
Depuis 2001, l'OMS recommande des traitements contenant de l'artésunate, un
dérivé d'extraits de plantes chinoises.

Mais ces dernières années, des contrefaçons d'artésunate ont envahi les
marchés asiatiques, au Cambodge, au Viêt-Nam, au Laos ou en Birmanie,
provoquant des décès. Même si leur nombre n'a pu être estimé, les victimes
du paludisme vivant traditionnellement dans des régions reculées, les
spécialistes pensent qu'ils sont nombreux.

"Les gens meurent. Nous avons de nombreux exemples de personnes ayant pris
ces faux médicaments et qui en sont morts", affirme Kevin Palmer, expert en
paludisme à l'OMS pour le Pacifique Ouest.

Ces contrefaçons "apparaissent aussi en Afrique. C'est ce pourquoi nous
sommes inquiets (...). Il y a un marché immense là-bas et le paludisme y est
très dangereux".

ENQUETE EN COURS
C'est dans des usines de la ville de Guilin, dans le sud- ouest de la Chine,
que sont produits à la chaîne ces médicaments. Mais au moins 12 types
différents de copies, contenant trop peu ou pas du tout d'artésunate pour
être efficace, ont été retrouvés dans le pays.
"Ils peuvent produire des emballages identiques à ceux fabriqués à Guilin.
Ils ont même l'hologramme qui correspond (...) c'est une copie très
sophistiquée. Les cachets semblent les mêmes", précise Palmer.
"Nous travaillons avec Interpol et la police chinoise pour tenter de les
localiser. L'enquête est en cours", a-t-il ajouté.
Mais il craint que les copies ne continuent à affluer.
"Même si nous fermons une des usines qui les fabriquent, rien ne dit que
d'autres personnes ne recommenceront pas demain car il y a beaucoup d'argent
à se faire. C'est un marché de l'ordre du million de dollar, ce ne sont pas
des contrefaçons fabriquées dans une arrière-cour".
Alors qu'un traitement avec huit comprimés coûtent 2,20 dollars, les
détaillants vendent les contrefaçons à environ 0,40 dollar.
"La plupart d'entre elles tombent dans les mains de gens pauvres, ils n'ont
pas le choix. Ils achètent ces médicaments avec le peu d'argent qu'ils ont
et ils meurent".
"Ils n'ont aucun moyen de savoir qu'il y a une différence, ils ne le
soupçonnent même pas".