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[e-med] Kenya : abandon des traitements du palu à base de sulfamides pour les ACT
- From: "ReMeD" <remed@remed.org>
- Date: Mon, 24 Apr 2006 18:06:15 +0200
[Message traduit de la dépêche Global health reporting du 20 avril 2006, suivi d'un commentaire de Pascal Millet. La dépêche originale est accessible sur www.kaisernetwork.org/daily_reports/rep_index.cfm?DR_ID=36743]
Le gouvernement kenyan a prohibé l'utilisation des médicaments à base de sulfamides pour le traitement du paludisme en faveur des associations de médicaments à base d'artémisine, selon l'East African Standard. Les années passées, le Kenya a utilisé les traitements à base de sulfamides, comme la metakelfine et le fansidar, mais le parasite du paludisme est devenu résistant a déclaré James Nyikal, directeur des services médicaux. Les ACT devraient arriver au Kenya le mois prochain et seront dispensés dans les sites gouvernementaux gratuitement, et le gouvernement prévoit initialement d'utiliser le Coartem de Novartis. Cette entreprise envisage de développer sa production pour atteindre plus de 100 millions de dose cette année. Le gouvernement s'attend à dépenser 21 millions de dollars pour acheter des ACT, et 2 millions de dollars pour former au moins 10 000 travailleurs de santé à l'utilisation de ces médicaments. Toutefois, le ministère de la santé est en mesure de faire face aux contraintes financières au moment où les aides du Fonds mondial arrivent à leur terme.
Le contrôle du paludisme demande plus que des médicaments gratuits, selon l'éditorial de l'East African Standard. La décision du gouvernement d'adopter les ACT comme première ligne de traitement pour le paludisme et de les distribuer gratuitement dans les hôpitaux publics est " louable " selon l'éditorial, mais il existe d'autres questions " qui doivent être abordées si la puissance de ces traitements doit se traduire dans une meilleure gestion du paludisme ". En premier lieu, en réalisant des audits techniques des lieux de soins, le gouvernement doit s'assurer que les médicaments sont disponibles dans les hôpitaux quand ils sont nécessaires. En second lieu, le gouvernement doit s'assurer que les ACT sont disponibles dans les institutions de santé privées situées près des zones rurales afin que les populations qui y vivent aient accès à ces médicaments. De plus, ces médicaments doivent être abordables pour ceux qui ne bénéficient pas de couverture médicale ou d'assurance et par conséquent ne peuvent obtenir les médicaments gratuitement, selon cet éditorial, qui ajoute que le gouvernement a également besoin de renforcer la capacité des installations de soins en formant plus de travailleurs pour la détection, le diagnostique et le traitement du paludisme. Les lieux de soins nécessitent aussi des équipements de laboratoire pour diagnostiquer la maladie, ce qui doit être fait à coût nul, l'éditorial concluant que le contrôle des moustiques est également vital pour éliminer la malaria.
[La deuxième partie de l'article est très intéressante, et démontre bien l'inadéquation entre disponibilité (les 21 millions de dollars), l'accès aux médicaments (aucun coût), et l'usage rationnel (2 millions de dollars).
Où finissent les 21 millions: chez le producteur et les intermédiaires
Où finissent les médicaments: ?????????
Par quels moyens s'assure t-on de la bonne administration et de l'observance: ??????.
Schéma classique que l'on enseigne dans notre université.
Pascal Millet, Université Victor Segalen Bordeaux2. pascal.millet@u-bordeaux2.fr]
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