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[e-med] Revue de presse santé
- From: "ReMeD" <remed@remed.org>
- Date: Fri, 14 Apr 2006 15:03:21 +0200
Burkina Faso: Transports : Lancement officiel de l'activité "Secours-voyageurs", Sidwaya (Ouagadougou) ;
Congo-Kinshasa: Méningite : 28 décès en deux jours dans le Maindombe, Le Potentiel (Kinshasa) ;
Congo-Kinshasa: Une journée pour l'hémophilie, Le Potentiel (Kinshasa) ;
Burkina Faso: Protection de l'allaitement maternel: renforcer les législations nationales, Sidwaya (Ouagadougou) ;
Côte d'Ivoire: Pr. Toutou Toussaint, chef de service de médecine interne CHU de Treichville : "Après le sida, les maladies liées au stress sont les plus fréquentes", Fraternité Matin (Abidjan) ;
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Burkina Faso: Transports : Lancement officiel de l'activité "Secours-voyageurs", Fatouma Sophie Ouattara
Sidwaya (Ouagadougou), Publié sur le web le 13 Avril 2006
Nos routes deviennent de plus en plus de véritables cimetières. Il ne se passe pas un seul jour sans qu'elles ne fassent des victimes.
Les accidents de la route sont devenus la première cause de mortalité au Burkina, après le paludisme. C'est dans ce contexte que Koncept Services a initié un nouveau produit dénommé "état de chargement secours voyageurs".
Ce nouveau produit a non seulement pour but de voler au secours des voyageurs en cas d'accident, mais également d'en minimiser les risques. Il a été officiellement lancé à Yako, le jeudi 6 avril 2006. L'avènement de cette nouvelle prestation au Burkina a été salué par l'ensemble des intervenants, des usagers de la route, en des chauffeurs aux autorités administratives et politiques. Elle vient en effet combler le grand vide qui a jusqu'alors existé dans le secteur routier, c'est-à-dire le secours d'urgence des accidentés et leur évacuation vers les centres de santé.
Le représentant du syndicat des chauffeurs, a témoigné de l'entière adhésion des chauffeurs à cette initiative de Koncept Services. Car a-t-il souligné, "en cas d'accident, le chauffeur se retrouve le plus souvent, seul avec ses blessés abandonnés à leur sort". La marraine de la cérémonie, la députée Fatou Diendéré a, quant à elle, loué les efforts du directeur général de Koncept Services, Alassane Kouanda. Un tel exemple devrait, de son avis, être suivi par tous les Burkinabè, dans le cadre du développement du pays.
Grâce à ces ambulances, Koncept Services va aller partout ou il faut, pour sauver des vies en danger.
Elle a par ailleurs approuvé à juste titre, le choix de la ville de Yako, pour abriter la cérémonie de lancement dans la mesure où il rend hommage aux premiers transporteurs du Burkina que sont El Hadj Oumarou Kanazoé, Boukary Sankara, Bamogo de SOGEBAF et Zoundi de ZST.
Pour réussir son pari, Koncept Services ambitionne d'implanter environ 50 sites de représentation sur l'ensemble du pays. Environ 200 agents formés et bien équipés seront déployés sur les principaux axes routiers desservant les grandes villes du pays à des intervalles de 100 km. Le dispositif devrait progressivement s'étendre à d'autres axes secondaires afin de mieux optimiser les résultats.
Koncept Services a signé, de ce fait, des protocoles d'accords non seulement avec les organisations professionnelles des transporteurs mais aussi avec plusieurs communes. Dans cette même dynamique, et pour entériner l'initiative de Koncept Services, l'État a institué une feuille de route. La feuille de route a comme objectifs spécifiques l'enregistrement des transports en commun, la mise à disposition d'un secours d'urgence pour l'évacuation des passagers et la prise en charge des premiers soins en cas d'accident.
Sa mise en oeuvre permettra, selon Alassane Kouanda, de créer plus de 500 exemplaires (collecteurs, agents secouristes, personnel d'encadrement...).
Elle constitue également une source de données statistiques permettant aux autorités de mieux apprécier d'une part, la demande de transport et sa réparation géographique. En tout état de cause, Koncept Services n'entend pas s'arrêter en si court chemin. Il compte toujours être à l'avant-garde des idées novatrices et porteuses.
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Congo-Kinshasa: Méningite : 28 décès en deux jours dans le Maindombe
Le Potentiel (Kinshasa), Publié sur le web le 13 Avril 2006, R.s.k
Le village Tandombelo est le plus touché par la méningite.
28 décès en deux jours seulement sur les 35 malades enregistrés dans cette partie de la province du Bandundu. Les causes de la maladie ne sont pas encore connues. Une équipe d'experts est déjà sur place pour étudier la situation, signale radiookapi.net. Le docteur Justin Mpia, médecin directeur de l'hôpital de référence de Nioki dans le district de Mai Ndombe, rappelle que, d'après les statistiques, 35 cas ont été enregistrés jusqu'à lundi dernier dont 28 décès. Il dit avoir alerté les autorités provinciales et centrales. Pour l'instant, seule l'Ong Médecins sans Frontières a réagi en dépêchant une délégation d'experts sur place, selon le médecin.
Ces experts devaient se rendre ce mercredi à Tandombelo. Un kit de médicaments est attendu pour faire face à cette épidémie. Pour rappel, la méningite est une maladie qui tue. Elle est caractérisée par des maux de tête, une raideur de la nuque et par la fièvre.
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Congo-Kinshasa: Une journée pour l'hémophilie, R.s.k
Le Potentiel (Kinshasa), Publié sur le web le 13 Avril 2006
Le 17 avril prochain, c'est la Journée mondiale de l'hémophilie, annonce l'Afp qui souligne que cette journée n'est pas une date choisie au hasard puisqu'elle correspond à la naissance en 1926, de Frank Schnabel, le fondateur de la Fédération mondiale de l'hémophilie, cette maladie génétique rare touche principalement les garçons.
Elle se caractérise par une mauvaise coagulation du sang et peut provoquer des hémorragies très graves. En cause, un défaut de production d'un facteur de coagulation : le facteur VIII pour l'hémophilie A, le facteur IX pour celle de type B. Le traitement consiste donc à en injecter aux patients. La cause de l'hémophilie est liée à la diminution ou à l'absence d'un facteur protéique de coagulation de sang. D'autres affections, telles que l'intolérance au lactose ou à la dystrophie musculaire sont aussi dues au manque de protéines, signale la revue " Réveillez-vous " des témoins de Jéhovah.
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Burkina Faso: Protection de l'allaitement maternel: renforcer les législations nationales, Régine Zerbo
Sidwaya (Ouagadougou), Publié sur le web le 13 Avril 2006
Le cours de formation sur la mise en oeuvre du code international de commercialisation des substituts du lait maternel débuté à Ouagadougou, le 20 mars 2006, s'est achevé le samedi 25 mars dernier.
Cette session de formation a été l'occasion pour les participants d'examiner les questions relatives à la réglementation de la commercialisation des substituts du lait maternel.
Pour promouvoir et protéger l'allaitement maternel, IBFAN-Afrique francophone en collaboration avec le Centre international de documentation sur le code (ICDC), l'UNICEF et l'OMS ont tenu à Ouagadougou du 20 au 25 mars 2006, un cour de formation sur la mise en oeuvre du code international de commercialisation des substituts du lait maternel. Ce cour a permis aux participants d'approfondir leurs connaissances du code international de commercialisation des substituts du lait maternel existant depuis 1981.
Le cours de formation a permis aux participants de jeter les bases de plans d'action dans les pays. Aussi, ils se sont exercés à la rédaction de textes réglementaires, toute chose qui va leur permettre d'acquérir une plus grande maîtrise des aspects à prendre en compte dans l'élaboration et la révision des textes relatifs à la réglementation de la commercialisation des substituts du lait maternel. Pour avoir une idée sur le niveau de respect du code et de la législation en la matière au Burkina Faso, les participants ont effectué des visites dans des formations sanitaires, des pharmacies et des supermarchés de Ouagadougou.
A travers cette formation, IBFAN-Afrique francophone et ses partenaires veulent encourager et protéger l'allaitement maternel défini comme une pratique sûre, naturelle et très importante pour le bien-être des enfants. Ainsi, ils envisagent de mettre en oeuvre des stratégies à même de surveiller la promotion de produits alimentaires manufacturés pour nourris sons et la distribution d'échantillons gratuits en conformité avec le code international de commercialisation des substituts du lait maternel.
Le code en question
Le Code international de commercialisation des substituts du lait maternel a été adopté en 1981 par la 34e assemblée mondiale de la santé. Le code s'applique aux substituts du lait maternel, produits lactés, aliments et boissons, aux biberons et tétines ainsi que sur la qualité et la disponibilité des produits.
Pour préserver la santé et le plein épanouissement des enfants, le code interdit la publicité des substituts du lait maternel au grand public, il proscrit la promotion de ces produits dans les services de santé ainsi que la distribution d'échantillons gratuits. Le code veut que les firmes de fabrication des substituts du lait maternel donnent aux professionnels des informations scientifiques.
Le code veut que tout emballage ou étiquette mentionne clairement les bienfaits de l'allaitement maternel et la supériorité du lait maternel pour ce faire, interdit de présenter un nourrisson sur les étiquettes des produits lactés.
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Côte d'Ivoire: Pr. Toutou Toussaint, chef de service de médecine interne CHU de Treichville : "Après le sida, les maladies liées au stress sont les plus fréquentes", Marie Adèle Djidje
Fraternité Matin (Abidjan), Publié sur le web le 13 Avril 2006
Professeur, la médecine interne, qu'est-ce que c'est exactement ? Qu'est-ce qui la caractérise ?
C'est une médecine qui se caractérise par sa pluridisciplinarité. Le médecin interniste a tendance à faire la synthèse entre les pathologies qui peuvent toucher un organisme et les prendre en charge. Donc ce n'est pas la médecine de l'intérieur de l'organisme comme on peut le penser.
Combien de spécialistes en médecine interne êtes-vous en Côte d'Ivoire ?
Nous sommes une dizaine de spécialistes qui travaillent dans les CHU et à l'hôpital militaire d'Abidjan (HMA). Nous avons formé des médecins internistes par le biais d'un certificat d'études spécialisées qu'on appelle le CES de médecine interne. Nous avons formé des spécialistes en Afrique du Nord, dans la sous-région. Il y en a au moins une cinquantaine de formés hors de la Côte d'Ivoire : des Maliens des Sénégalais, des Congolais, des gens d'Afrique centrale, certains sont venus de Madagascar.
Les Ivoiriens, seraient-ils les pionniers dans le domaine de la médecine interne en Afrique ?
L'école abidjanaise est celle qui a formé le plus. La preuve, nous avons eu une réunion d'harmonisation à Bamako, l'année passée ; et les programmes au Togo, au Bénin, au Sénégal, au Mali de même que la plupart des CES se fondent sur les programmes que nous avons ici. On peut dire que nous ne sommes pas les pionniers, mais la locomotive qui tire les autres.
La prise en charge des malades est-elle toujours aisée ? Vous avez cité les différentes pathologies, mais il se trouve que les malades n'ont pas toujours les moyens.
Vous soulevez un problème qui est général à toute l'Afrique. Aujourd'hui, dans la situation où nous sommes, la prise en charge des malades devient de plus en plus difficile. Ce n'est pas du fait de la compétence des médecins, mais c'est la paupérisation des gens qui fait que les malades arrivent dans des conditions déplorables. Cela est dû aussi au fait que les infrastructures sont vieillissantes. Ce qui fait que le plateau technique est souvent défaillant. Ce qui caractérise les médecins internistes, c'est que ce sont de bons cliniciens. Ils reconnaissent facilement les signes cliniques des maladies. Ainsi, nous arrivons quand même à prendre en charge les gens.
Pouvez-vous nous dire qu'elle est la maladie qui conduit le plus de monde en hospitalisation ?
Malheureusement actuellement, c'est le problème de l'infection à VIH/SIDA, avec ses complications. En hospitalisation, au moins 80% de nos malades souffrent de cette infection. Il y a quelques années, nous hospitalisions essentiellement pour les maladies du foie, les diabètes, les maladies générales, les maladies du sang ; mais aujourd'hui, ce sont les causes des infections à VIH qui conduisent les gens en hospitalisation.
Il existe un service des maladies infectieuses, alors comment cela se fait-il que vous ayez autant de malades porteurs de l'infection à VIH ? Avez-vous également en charge le service des maladies infectieuses ?
Il y a des spécialistes des maladies infectieuses, et ces spécialistes sont de très haut niveau puisqu'ils sont reconnus en Afrique. Mais vous savez qu'actuellement en Côte d'Ivoire, la fréquence de la maladie dans la population générale est autour de 10%, voire 14% dans certaines régions. Une personne sur 10 a la maladie. Dans ces conditions, puisque l'infection à VIH entraîne des complications graves qui font que les gens ont besoin d'être hospitalisés, le service des maladies infectieuses est débordé. Ce qui fait que les gens se retrouvent chez nous.
Nous avons constaté que les professeurs ne sont pas toujours en place. Alors, les malades sont -ils soignés comme il le faut dans vos services ? Puisque très souvent, ce sont ceux que vous formez qui sont sur place.
On a l'impression que ce sont les étudiants ou les stagiaires qui sont aux urgences. Effectivement, ils y sont. Et les médecins seniors comme nous ne prennent plus les gardes. Mais ces étudiants travaillent sous la houlette d'assistants. Dans le système universitaire, il y a les professeurs titulaires d'une chaire, il y a les maîtres de conférence, qui viennent après le professeur et il y a les assistants. Et puis, il y a les internes. Ils sont la cheville ouvrière. Ce sont eux qui font le travail quotidien sous la supervision de leur maître. Même si vous voyez ces gens-là, dès qu'il y a un problème, l'assistant est là, et l'assistant s'en réfère à nous.
Arrivez-vous toujours à temps ?
Oui, nous arrivons à temps. Nous arrivons toujours à temps. En fait, nous n'avons pas toujours besoin d'arriver à temps. Les gens peuvent présenter le dossier par voie de communication. Au téléphone, nous pouvons déjà dire voilà la première conduite à tenir, avant d'arriver. En général, les urgences sont assez maîtrisées parce qu'en Côte d'Ivoire, nous connaissons les grosses pathologies qui font les urgences. Ce sont les grosses fièvres avec le paludisme, les problèmes d'hypertension artérielle. Les problèmes cardiaques, et ceux de diarrhée. Pour ces problèmes là, nous avons assez entraîné nos stagiaires. Mais, ne pensez pas que ce sont les étudiants seuls qui tiennent l'hôpital. Et puis cela fait partie de la formation. C'est à la pratique qu'on devient médecin. Il faut travailler sur le terrain. On ne peut pas apprendre la médecine seulement avec les livres. Nous tous, nous avons été formés de cette manière.
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