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[e-med] Libre échange et traitements du SIDA


  • From: "remed" <remed@remed.org>
  • Date: Mon, 3 Apr 2006 12:05:22 +0200

E-DRUG: NYT: Free Trade and AIDS Drugs New York Times: libre échange et
traitements du SIDA
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Le New York Times
28 mars, 2006
Editorial
libre échange et traitements du SIDA

Les pays d'Afrique australe ont le taux de SIDA le plus élevé au monde.
Leurs gouvernements ont un besoin particulier de fabriquer ou d'acheter à
bon marché des traitements pour leurs concitoyens. Les règles du commerce
international ont des dispositions autorisant les pays à employer des
traitements génériques pour protéger la santé publique. Cependant
l'administration Bush est en train de négocier un accord de libre échange
avec la conférence douanière de l'Afrique australe. Il est important que
dans ce cas les Etats Unis ne restreignent pas l'accès des pauvres aux
génériques dans ces pays.

Pendant des années, la politique commerciale américaine sur les médicaments
a été une lutte entre les labos, dont les dépenses de publicité et de
lobbying viennent juste après celles des assurances, et les impératifs
sociaux de fournir les pays en développement en médicaments bon marché
vitaux. La plupart du temps, les labos ont gagné. Des accords de libre
échange signés avec l'Amérique Centrale et en d'autres lieux, par exemple,
limitent l'emploi des génériques en autorisant les labos à garder secrètes
leurs données cliniques pendant cinq ans. L'accord avec l'Amérique Centrale
empêche aussi quiconque d'enregistrer un produit générique sans l'accord du
propriétaire du brevet tant que le brevet court. L'accord avec le Maroc
autorise les labos à prolonger leur monopole en brevetant de nouvelles
indications pour des médicaments anciens. En 2000, le Président Clinton a
été mis sous pression par les activistes en faveur de la santé mondiale et
les pays en développement, et il a signé un décret empêchant Washington de
demander aux pays d'Afrique sub-saharienne d'accepter des contraintes sur
les génériques plus sévères que celles envisagées par l'OMC. Décision qui a
été confirmée par le Président Bush lors de sa prise de fonction en 2001.

Le négociateur des représentants du commerce a déclaré que le sujet n'a pas
encore été abordé et que les Etats Unis sont bien au courant du défi unique
rencontré par les pays d'Afrique australe et qu'ils entendent respecter le
décret présidentiel. Il est agréable d'entendre de tels propos et que les
Etats Unis respectent leur parole.


----- Original Message -----
De : "E-Drug" <e-drug@healthnet.org>
À : "E-drug" <e-drug@healthnet.org>
Envoyé : mercredi 29 mars 2006 08:52
Objet : [e-drug] NYT: Free Trade and AIDS Drugs


E-DRUG: NYT: Free Trade and AIDS Drugs
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The New York Times
March 28, 2006
Editorial
Free Trade and AIDS Drugs

The countries of southern Africa have the world's highest rates of AIDS
infection. These governments have a special need to make or buy low-cost
generic drugs to save their citizens. World trade rules are amenable,
containing safeguards that allow countries to use generics to preserve
public health. But the Bush administration is now negotiating a free trade
agreement with the Southern African Customs Union. It is important that the
United States does not, in the process, restrict the ability of poor people
to get generic drugs in these countries.

For many years, American trade policy on medicines has been a struggle
between the drug companies, whose campaign contributions and lobbying
expenses are second only to the insurance industry's, and the social
imperative to provide developing nations cheaper and easier access to vital
drugs. Most of the time, the pharmaceutical companies have won. Free trade
agreements signed with Central America and other places, for example,
restrict the use of generics by allowing brand-name companies to keep their
clinical data a secret for five years. The Central American agreement also
prevents anyone from registering a generic product without the patent
holder's agreement during the life of a patent. The agreement with Morocco
allows pharmaceutical companies to extend their monopolies by patenting new
uses for old medicines. In 2000, President Bill Clinton, under pressure
from global health campaigners and developing countries, signed an
executive order that barred Washington from asking sub-Saharan Africa to
accept tighter restrictions on generics than the World Trade Organization
requires. President Bush reaffirmed that decision when he came into office
in 2001.

The trade representative's negotiator says that the subject has not yet
come to the table, and that the United States, well aware that southern
Africa faces unique health challenges, intends to respect the executive
order. These are welcome words, and it is imperative that Washington be
held to that promise.