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[e-med] Politique et vaccination...
- From: "remed" <remed@remed.org>
- Date: Mon, 27 Mar 2006 09:54:52 +0200
Blaise Compaoré, parrain de l'initiative d'un nouveau vaccin
Ouagadougou, Burkina Faso (PANA) - Le directeur régional de
l'OMS pour l'Afrique, le Dr Luis Gomez Sambo, a révélé jeudi à
Ouagadougou que le président Blaise Compaoré était le parrain de
l'initiative de mise au point d'un vaccin contre la méningite
lancée par l'OMS.
"Le président Blaise Compaoré a accepté de parrainer cette
initiative de nouveau vaccin", a-t-il souligné, précisant que le
chef de l'Etat burkinabé jouera un rôle au niveau de la Région
Afrique pour sensibiliser d'autres pays et partenaires afin que
cette initiative aboutisse.
Le Dr Sambo, qui venait de s'entretenir avec le président du
Faso sur diverses questions de santé touchant l'Afrique de
l'Ouest, s'est réjoui que les travaux de recherche évoluent bien
et que l'on pourrait bientôt disposer d'un nouveau vaccin plus
efficace dans la prévention de la méningite.
Le directeur régional de l'Afrique a par ailleurs noté qu'au
Burkina Faso, l'OMS travaille avec le ministère de la Santé pour
une meilleure réponse à la situation actuelle. "Nous savons
qu'il y a des cas de méningite au Burkina et nous savons aussi
que nos moyens ne sont pas encore suffisants", a-t-il déploré.
Le haut fonctionnaire d'origine angolaise a alors lancé un appel
aux partenaires du Burkina afin qu'ils renforcent les moyens
financiers pour permettre de disposer de vaccins en quantité
suffisante afin de répondre aux besoins.
La méningite fait chaque année des milliers de victimes au
Burkina. Le mois dernier, plus de 300 cas ont été enregistrés,
qui ont fait en tout une cinquantaine de décès.
Le Dr Sambo a expliqué que l'OMS et l'ONUSIDA vont oeuvrer
ensemble, en appui aux gouvernements, dans la réponse
sectorielle au problème du SIDA. "Nous avons un travail
d'ensemble avec l'ONUSIDA pour renforcer nos activités de
coopération en appui aux Etats membres de la région", a-t-il
souligné.
Sur l'initiative du G.8 et de l'Assemblée générale des Nations
unies en faveur de l'accès universel à la prévention et au
traitement du SIDA, le directeur de l'OMS-Afro a affirmé que
l'Organisation mondiale de la santé était en train de la mettre
sous forme de stratégie africaine.
Evoquant la conférence des Nations unies sur la situation de la
grippe aviaire en Afrique, tenue il y a trois jours à
Libreville, Luis Sambo a rappelé qu'il y a trois pays africains
qui sont déjà contaminés par la grippe aviaire et au moins dix
autres affectés par cette maladie, dont le Burkina.
"Nous devons donc renforcer la coopération du système des
Nations unies avec les pays membres pour la finalisation d'un
plan de préparation et de réponse à la maladie et que ce plan
soit soumis aux bailleurs de fonds", a-t-il dit.
La conférence de Libreville a aussi recommandé que les
gouvernements fassent l'effort d'allouer une partie du budget
national pour faire face à la grippe aviaire. Le risque majeur
serait la transmission d'homme à homme du virus H5N1 qui
créerait les conditions pour une pandémie.
"Le risque d'une épidémie humaine dû au même virus est là et il
faut l'éviter", a-t-il prévenu tout en demandant à l'Afrique
d'être "vigilante et forte" afin d'éviter le pire.
Il a estimé que l'Afrique a déjà tant d'autres problèmes de
santé publique comme le SIDA, le paludisme, la tuberculose, qui
affectent une grande majorité de la population, pour qu'un
nouveau fléau vienne s'y ajouter.
A l'occasion de la Journée de lutte contre la tuberculose,
célébrée ce vendredi, le Dr Sambo a invité la population à se
mobiliser contre cette maladie, car certains malades n'observent
pas la discipline nécessaire dans son traitement.
C'est pourquoi, il a lancé un appel pour que la population
infectée se présente dans les centres de Santé pour un
traitement régulier, qui est par ailleurs gratuit.
Le Dr Sambo a également demandé aux agents de Santé de rendre
leurs services proches des populations, avant d'appeler les
gouvernements et les bailleurs fonds à faire face à ce qu'il
qualifie "d'urgence en santé publique".
Ouagadougou - 24/03/2006
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