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[e-med] Le Pr Michel Kazatchkine annonce des avancées dans les laboratoires français
- From: "Carinne Bruneton" <remed@remed.org>
- Date: Thu, 23 Mar 2006 10:43:50 +0100
Un vaccin contre le VIH/Sida à efficacité partielle d'ici à huit ans
Le Pr Michel Kazatchkine annonce des avancées dans les laboratoires français
http://www.afrik.com/article9636.html
mercredi 22 mars 2006, par Panapress
Le Pr Michel Kazatchkine, ambassadeur français chargé de la lutte contre le
VIH/SIDA et les maladies transmissibles, a révélé mardi à Dakar, que des
recherches dans des laboratoires de France devraient aboutir d'ici à huit
ans à l'obtention d'un vaccin qui prolongerait considérablement la durée de
vie des séropositifs.
Dans une interview accordée à la PANA en marge des travaux du sixième
Congrès de la Fédération africaine des sociétés d'immunologie (FAIS), le Pr
Michel Kazatchkine a souligné que ce vaccin à efficacité partielle
"permettrait à l'organisme des séropositifs de garantir une réponse
immunitaire au virus du VIH/Sida".
"Le virus en question pourrait être contenu par la réponse immunitaire. Du
coup, ce virus serait moins agressif, et la maladie serait d'un court
évolutif", a expliqué l'ambassadeur, notant que grâce aux effets de ce
vaccin, il y aurait une trentaine d'années entre la date de l'infection et
celle à laquelle les premiers symptômes de la maladie vont apparaître chez l'individu.
Pour Michel Kazatchkine, qui est également un ancien directeur de l'Agence
nationale de recherches sur le SIDA (ANRS) en France, la mise au point de ce
vaccin serait une évolution notable pour les chercheurs et toutes les
communautés.
"La conséquence première de cette découverte serait un soulagement des
familles dont les membres séropositifs ne vont plus mourir dans un laps de
temps court pour cause du VIH/Sida", a-t-il déclaré.
Des essais déjà très avancés
Il a estimé que l'on pourrait aussi administrer ce vaccin à des personnes
déjà atteintes par le virus. "En plus du traitement grâce aux
antirétroviraux, ce vaccin permettrait aux séropositifs de ne plus subir
toutes les conséquences de la maladie. Ce vaccin atténuerait véritablement
ces conséquences", a fait savoir le Pr Michel Kazatchkine, gardant l'espoir
que l'Afrique va bénéficier des fruits des recherches sur le vaccin
anti-VIH/Sida.
"Les essais sont déjà très avancés et très positifs dans nos laboratoires.
Nous avions voulu installer un laboratoire en Côte d'Ivoire pour procéder à
des essais, dans le cadre de la découverte du vaccin, mais la situation
politique de ce pays ne nous a pas permis de concrétiser cette initiative",
a fait remarquer l'ambassadeur français chargé de la lutte contre le
VIH/Sida et les maladies transmissibles.
Tout en étant optimiste quant à la mise au point du vaccin anti-VIH/Sida à
efficacité partielle, le Pr Michel Kazatchkine a estimé que c'est
"irréaliste de penser que l'on peut aboutir à un vaccin capable de protéger
complètement l'organisme contre l'infection, avec les connaissances
actuelles sur le virus".
"Pour mettre en place un tel vaccin, il faudrait que l'on sache faire à l'organisme
des anti-corps qui neutralisent le virus, et c'est ce que nous ne savons pas
faire", a expliqué le médecin, sur un ton désolant.
L'engagement du Pr. Michel Kazatchkine dans la lutte contre le VIH/Sida
remonte aux toutes premières années de l'épidémie. Personnalité scientifique
de renommée internationale dans le domaine de l'immunologie, il a présidé le
conseil scientifique (Technical Review Panel) du Fonds mondial de lutte
contre le sida, le paludisme et la tuberculose.
Il est par ailleurs président du groupe consultatif stratégique et technique
pour le VIH/Sida de l'OMS (Strategic and technology advisory committee for
HIV/AIDS).
Avec près de trente millions de séropositifs, soit près des deux-tiers du
total mondial, l'Afrique subsaharienne est la région la plus touchée dans le
monde.
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