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[e-med] Le responsable du PEPFAR prend la tête de l'USAID
- From: "ReMeD" <remed@remed.org>
- Date: Mon, 23 Jan 2006 10:07:23 +0100
Les États-Unis regroupent l'aide étrangère sous une seule direction
Mme Condoleezza Rice en donne la responsabilité à M. Randall Tobias.
Par Bruce Odessey, Rédacteur du « Washington File »
Washington - En vertu de récents changements structurels annoncés par la secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, c'est un seul responsable, au département d'État, qui aura désormais la responsabilité de la gestion de l'aide étrangère des États-Unis.
Mme Rice a désigné M. Randall Tobias, un ancien chef d'entreprise qui, il y deux ans, lançait le plan d'urgence du président pour la lutte contre le VIH/sida dans le monde, pour être ce nouveau responsable de l'aide étrangère à la fois pour le département d'État et pour l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).
Le président Bush a, pour sa part, annoncé son intention de nommer M. Tobias aux fonctions d'administrateur de l'USAID pour succéder à M. Andrew Natsios. S'il est confirmé par le Sénat, M. Tobias assumera en même temps les fonctions d'administrateur de l'USAID et de directeur de l'aide étrangère au département d'État.
« La structure actuelle sous-tendant l'aide étrangère des États-Unis pourrait reposer sur des règles incohérentes, comporter des programmes inefficaces et même conduire à un gaspillage des ressources », a dit Mme Rice le 19 janvier. « Nous pouvons mieux faire et nous devons mieux faire. »
Selon la secrétaire d'État, les programmes en vigueur relatifs à l'aide à l'étranger sont trop fragmentés pour qu'une politique cohérente en la matière puisse être élaborée ou pour pouvoir étroitement lier les dépenses aux objectifs énoncés en matière de politique étrangère, et notamment empêcher que des nations sombrent dans le marasme.
Selon le département d'État, l'autorité de M. Tobias portera sur la planification, la mise en œuvre et le suivi de tous les projets d'aide à l'étranger du département d'État et de l'USAID, qui représentent environ 80 % de toutes les affectations que les États-Unis réservent à l'aide étrangère, des fonds qui, cette année, se montent à 19 milliards de dollars répartis sur 18 postes budgétaires.
« Nous estimons que si nous pouvons réaligner efficacement ces deux organes du gouvernement, il sera plus facile de coordonner les dépenses consacrées par le gouvernement à l'aide étrangère », a expliqué un haut responsable du département d'État sous couvert de l'anonymat.
Selon une fiche analytique du département d'État, il appartiendra à M.
Tobias d'élaborer une stratégie intégrée en matière d'aide étrangère pour l'ensemble des organes fédéraux, et notamment préparer des plans adaptés à chaque pays et guider la Société du compte du millénaire et le Bureau du coordonnateur pour la lutte contre le sida dans le monde.
Selon Mme Rice, le changement structurel envisagé ne nécessite pas l'adoption d'une loi. Elle a indiqué cependant qu'elle avait l'intention de demander au Congrès d'adopter une loi qui permettrait aux États-unis de « répondre plus rapidement et plus efficacement aux besoins en matière de développement d'États faibles et mal gouvernés ».
M. Tobias, a indiqué un autre haut responsable, envisage de mettre au point des stratégies cohérentes portant sur cinq ans et ciblant les objectifs de développpement à plus long terme spécifiques aux pays concernés par l'aide étrangère.
« Nous reconnaissons aujourd'hui que le développement, la promotion de la démocratie et la promotion de meilleurs gouvernements sont des éléments centraux de la politique étrangère des États-Unis et que l'aide étrangère doit faire plus que simplement acheter l'amitié à court terme des autres pays. Il faut qu'elle fasse de ces pays des partenaires efficaces du nôtre et des pays capables de servir efficacement leur propre population », a-t-il expliqué.
« Le vrai développement exige des changements fondamentaux de vaste portée en matière de gouvernance, d'institutions, de capacité humaine, et de structure économique pour que les pays puissent continuer à enregistrer de grands progrès économiques et sociaux sans dépendre indéfiniment d'une aide étrangère », a dit M. Tobias qui, dans le secteur privé, a été président-directeur général du laboratoire Eli Lilly et aussi de la société AT&T International, un géant des télécommunications.
(Les articles du «Washington File» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/fr/) NNNN
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