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[e-med] (2) Arrêt brutal d'une étude internationale mené sur des patients atteints du sida et traités par antiviraux de façon discontinue


  • From: "Helali A." <pharmacomateriovigilancedz@hotmail.com>
  • Date: Fri, 20 Jan 2006 11:02:13 +0000

La question de savoir si un traitement intermittent peut-il retarder
l'apparition d'effets indésirables aux médicaments tout en
sauvegardant leur efficacité a déjà fait l'objet d'une étude à propos
d'un autre médicament. En effet, un schéma thérapeutique de la
digoxine employée en insuffisance cardiaque de façon intermittente
pour retarder l'apparition des effets indésirables avait fait l'objet
d'une étude par le département de pharmacologie clinique du CHUV
à Lausanne (VD) au début des années 1980 en mesurant de manière non
invasive les effets inotropes cardiaques (méthode par les S.T.I),
l'évolution des taux plasmatiques et les effets indésirables (voir
référence en bas) . La conclusion est que les malades qui avaient le
schéma intermittent d'administration (5j/7) voyaient leurs
performances cardiaques diminuer comparativement aux malades ayant un
schéma d'administratiion continue (7j/7) sans aucun changement dans
les effets indésirables. La baisse de performance cardiaque était
corroborée par les chutes des taux plasmatiques, mais ne pouvait
expliquer pourquoi le niveau des effets indésirables n'était pas
modifié (mais pas aggravé comme pour ce cas d'étude!). Une seule
explication qui reste malheureusement purement théorique, c'est que la
baisse des taux plasmatiques par le schéma intermittent n'influe en
rien sur la constante du transfert réversible du médicament du milieu
plasmatique vers le milieu intracellulaire où il fait son effet (Ke
réversible de transfert du plasma vers la cellule pour le myocarde ou
le virus dans ce cas, puis retour vers le plasma par la loi des
équilibres) mais de là entrainer des aggravations c'est surprenant, un
gros travail à l'échelle moléculaire en perspective pour les
chercheurs.

A. Helali
pharmacomateriovigilancedz@hotmail.com
C.N.P.M. Alger

Référence : A. Helali, G.A Turini, J.L Schelling : la prescription de
digoxine cinq jours sur sept est-elle rationnelle ? Rev. Suisse
Romande 1981; 101 : 487 - 491.