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[e-med] Arrêt brutal d'une étude internationale mené sur des patients atteints du sida et traités par antiviraux de façon discontinue


  • From: "ReMeD" <remed@remed.org>
  • Date: Fri, 20 Jan 2006 09:59:35 +0100

Arrêt brutal d'une étude internationale
AP
http://www.lalibre.be/article.phtml?id=12&subid=124&art_id=263569
Mis en ligne le 19/01/2006
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>"Les experts ne s'expliquent pas cette augmentation inattendue des effets
>secondaires", a déclaré le Dr Sandra Lehrman du département Sida des
>Instituts américains.
Trop d'effets secondaires ont conduit les spcécialistes à mettre fin
brutalement à un essai clinique de grande ampleur mené sur des patients
atteints du sida et traités par antiviraux de façon discontinue.

Selon les chercheurs, les malades, qui prenaient leurs médicaments
uniquement lorsque leur système immunitaire s'appauvrissait, avaient deux
fois plus de risques d'aggraver leur maladie ou de mourir que ceux qui le
prenaient en continu.

L'essai baptisé SMART (Strategies for management of anti-retroviral therapy:
stratégies de gestion des antirétroviraux), lancé en 2002, concernait 5.000
personnes atteintes de HIV dans 33 pays avant d'être brutalement suspendue
par les Instituts nationaux de santé américains après un conrôle de routine
de son inocuité.
Cette découverte porte un coup aux défenseurs de ce traitement discontinu,
qui pensaient réduire les effets secondaires et économiser de l'argent,
notamment dans les pays en développement où le nombre de cas monte en
flèche.

"Partout, c'est une nouvelle décevante", a déclaré José Zuniga, président de
l'Association internationale des médecins s'occupant des malades du sida.
Mais selon lui, l'idée d'un traitement discontinu ne doit pas être
abandonnée. "Cela finira par marcher, quand nous disposerons de nouveaux
antirétroviraux plus puissants", a-t-il ajouté.

L'association d'antirétroviraux puissants allonge l'espérance de vie des
patients, et ralentit la progression de la séropositivité vers la maladie
déclarée. Mais cette association peut entraîner des effets secondaires
importants. Sans compter l'inconvénient que représente la prise de plusieurs
comprimés chaque jour, et son coût.

Ce sont les résultats d'études antérieures montrant l'efficacité
thérapeutique et financière d'un traitement antirétroviral en discontinu qui
a conduit les Instituts nationaux de santé à financer une étude plus
importante.

L'essai SMART concernait des volontaires répartis au hasard, les uns prenant
un traitement continu, les autres un traitement discontinu lorsque leurs
cellules immunitaires, les CD4, descendent au-dessous d'un certain nombre.
Au vu des résultats, non seulement cette stratégie ne réussit pas à
contrôler la propagation du VIH, mais les effets secondaires cardiaques,
rénaux et hépatiques sont plus importants chez les personnes en traitement
discontinu.

"Les experts ne s'expliquent pas cette augmentation inattendue des effets
secondaires", a déclaré le Dr Sandra Lehrman du département Sida des
Instituts américains. Les médecins qui contactent ces patients test doivent
donc leur dire de désormais prendre leur cocktail d'antirétroviraux en
continu, et non de l'arrêter.
L'étude concernait notamment les Etats-Unis, l'Argentine, l'Australie, l'Austriche,
la Belgique, le Brésil, l'Angleterre, le Canada, le Chili, le Danemark, l'Estonie,
la Finlande, la France, l'Allemagne, la Grèce, l'Irlande, Israël, l'Italie,
le Japon, la Lituanie, le Luxembourg, le Maroc, le Pérou, le Portugal, la
Russie, l'Afrique du sud, la Thaïlande, et l'Uruguay.