[Date Prev][Date Next][Thread Prev][Thread Next][Date Index][Thread Index]

[e-med] Étudiants étrangers à la hausse dans les universités du Québec et à la baisse en France !


  • From: "Carinne Bruneton" <remed@remed.org>
  • Date: Tue, 13 Dec 2005 12:19:23 +0100

* Étudiants étrangers à la hausse dans les universités du Québec
* La France n'est plus une terre d'accueil (le Moniteur des pharmacies et
des laboratoires)

**************************

Étudiants étrangers à la hausse dans les universités du Québec
http://www.afrique-centrale.auf.org/actualites/actualite.html?id=1999&PHPSESSID=0bb93af9e39e58df98a6cadeff08876d
C'est ce qu'indique le dernier recensement établi par le Conseil supérieur
de l'éducation du Québec.
07 décembre 2005

L'accueil d'étudiants internationaux représente, avec la recherche, l'activité
internationale dans laquelle les universités québécoises sont le plus
fortement engagées.
C'est ce que note le Conseil supérieur de l'éducation (CSE) du Québec dans
le récent rapport intitulé L'internationalisation: nourrir le dynamisme des
universités québécoises qu'il a adressé au gouvernement du Québec.

Selon les statistiques établies par le CSE, dans l'ensemble des universités
québécoises, le nombre d'étudiants internationaux a triplé en un peu plus de
vingt ans, passant de 6 500 en 1982 à 20 000 en 2004, et ce, pour les trois
cycles d'études.

Parmi la population étudiante des universités québécoises, à la rentrée de
2004, les étudiants internationaux sont représentés en plus forte proportion
aux cycles supérieurs, soit 19,5 % au troisième cycle et 9,9 % au deuxième
cycle, alors qu'au premier cycle, la proportion s'établit à 6,5 %.
De 1997 à 2004, le nombre de stagiaires post-doctoraux venant de l'étranger
a presque doublé, passant ainsi de 405 à 741.

Le rapport indique qu'en 2003, la France est le pays où les universités
québécoises ont recruté le plus grand nombre de leurs étudiants
internationaux, soit environ le quart d'entre eux (5 238 étudiants). Elle
est suivie par l'Afrique subsaharienne et l'Afrique du Nord (4 004), les
États-Unis (2 395), le Proche-Orient et l'Extrême-Orient (2 272).

Toutes proportions gardées, selon les conclusions du le rapport, le nombre d'étudiants
internationaux dans les universités québécoises s'accroît à un rythme plus
rapide que celui de la population étudiante et même que celui du nombre d'étudiants
internationaux des pays membres de l'Organisation de coopération et de
développement économiques (OCDE).

En savoir plus
Conseil supérieur de l'éducation du Québec
http://www.cse.gouv.qc.ca/

**********************

[juste quelques extraits de cet article qui n'est pas disponible sur le
site.CB]

La France n'est plus une terre d'accueil
Le Moniteur des pharmacies et des laboratoires, n°2607 du 10 décembre 2005

Sur les 28 000 étudiants que comptaient l'année dernière les facultés de
pharmacie, à peine plus de 2000 provenaient de pays étrangers. En cause, les
procédures administratives et le manque de structure d'accueil. Un constat
valable pour l'ensemble des universités françaises.

En matière d'accueil d'étudiants étrangers, la France ne brille guère au
tableau des bons élèves. Selon un rapport remis au Sénat en juin dernier, 9%
des étudiants faisant leurs études en dehors de leur pays seraient inscrits
en France, contre 30% pour les Etats-Unis ou 14 au Royaume Uni.[...] Selon
le rapport annuel de l'OCDE, la France se situerait au 19ème rang sur 26 en
ce qui concerne l'enseignement supérieur. Le Sénat déplore la trop grande
difficulté pour les étudiant à obtenir en temps voulu les autorisations et
visas nécessaires pour venir étudier en France.

7,4% d'étrangers inscrits en pharmacie
Les facultés de pharmacie peuvent en principe acceuillir 8% d'étudiants
étrangers en plus de leur numerus clausus. Le quota n'est pas atteints : ils
étaient seulement 7,4% l'année dernière, averc une répartition un peu près
similaire dans chaque cycle : 7,8% inscrits au premier cycle, 5,3% au
deuxième et 7,8% au troisième.

Des motivations diverses
Un tiers s'installent en France pour une partie seulement de leur cursus,
suite à des accords internationaux interuniversitaires ou dans le cadre de
Socrates ou Erasmus. Ils sont généralement intéressés par la confrontation
de leur vision de la pharmacie à celle du pays d'accueil et ne dédaignent
pas les arguments d'ordre touristique... Les deux tiers restants
s'inscrivent de façon individuelle, pour des raisons linguistiques et en
fonction des villes où ils connaissent quelqu'un susceptible de les
héberger. "Ces candidatures individuelles sont le plus souvent originaires
des pays africains francophones", note Michel Brazier, président de la
Conférence des doyens et doyen de la faculté d'Amiens."Les onze étudiants
d'origine étrangère inscrits à la faculté d'Amiens sur l'année 2004-2005
veanaient du Liban, du Maroc, de Tunisie, du Cameroun, d'Algérie et du
Congo".

Autre cas de figure, relativement nouveau, celui des pharmaciens munis d'un
diplôme de leur pays d'origine et qui souhaitent exercer en France. "Nous
assistons en effet à l'inscription d'étudiants en première année qui,
diplômés dans leur pays d'origine, souhaitent s'installer en France",
poursuit Michel Brazier. Ils s'inscrivent donc en première année et, s'ils
sont classés, nous pouvons aménager leurs études sous certaines conditions,
pour leur permettre d'accéder directement au troisième cycle professionnel.
Au final, ils obtiennent un diplôme français qui leur permet d'exercer en
France". |...]


Priorité aux "hauts potentiels"
Chaque année, 50 000 étudiants étrangers arrivent dans les facultés
française. le gouvernement a annoncé le 29 novembre 2005 que l'accueil
deviendra plus sélectif qu'aujourd'hui. Les étudiants en mastère ou en
doctorat (des"hauts potentiels") pourront renouveler plus facilement leur
visa et obtiendront une carte de séjour de 6 mois pour trouver un emploi.
Pour les autres, seront vérifiés, en amont par les autorités, le cursus, les
projets des étudiants ainsi que l'intérêt du pays d'origine. Un premier tri
sera réalisé par les centres d'études en France (CEF) qui accorderont un
visa, la sélection finale restant aux universités.