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[e-med] Aide au développement : les députés français votent la taxe sur les billets d'avions
- From: "Carinne Bruneton" <remed@remed.org>
- Date: Mon, 12 Dec 2005 11:25:05 +0100
Actualité Aéronautique
Adoption de la taxe de solidarité au Parlement (le 11/12/2005 à 00h34) :
http://www.aeroweb-fr.net/actualites/12-2005,taxe-solidarite-vote-billet.php
Jeudi dernier, l'Assemblée Nationale a voté l'instauration d'une taxe de
solidarité voulue par le Président de la République Jacques Chirac, prendra
effet en juillet 2006 qui aura une valeur s'échellonant de 1 à 40 euros.
Les recettes de cette taxe, estimées à 210 millions d'euros par an,
seront destinées à la lutte contre le SIDA dans les pays en voie de
développement.
"C'est un dispositif qui est juste, qui est généreux, au sens le plus
noble du terme et qui donne, me semble-t-il, à la France une voix majeure
vis-à-vis de la communauté internationale" a déclaré le ministre délégué au
Budjet Mr Jean-François Copé.
Les groupes UMP, UDF,et PS ont approuvé cette taxe.De nombreuses voix se
sont et s'élèvent encore contre cette taxe notamment le groupe communiste
qui avait proposé, à la place de surtaxer le billet, ce qui désavantage le
client, de taxer les bénéfices des groupes pétroliers; il y a aussi celle de
la FNAM ( Fédération Nationale de l'Aviation Marchande) qui déclare que
cette taxe est un élément qui développera la crise du secteur aérien avec
une perte supposée, due à cette taxe de 600 000 à 1 million de passagers et
de trois à quatre mille emplois.
Néammoins, cette mesure sera réévaluée dans deux années: elle pourra
donc être réévaluée.
Actuellement, seule la France, la Grande Bretagne et le Chili ont accepté
cette taxe.
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Aide au développement : les députés français votent la taxe sur les billets
d'avions
Malgré une droite divisée, les députés français ont adopté hier la taxe de
solidarité sur les billets d'avions visant à aider les pays pauvres. Elle
pourra être révisée au bout de deux ans.
Vendredi 09 Décembre 2005
http://www.fenetreeurope.com/php/page.php?section=actu&id=4976
Le souhait de Jacques Chirac est exaucé. Malgré une droite divisée, mais
avec l'appui des députés du PS et du PCF, son projet de taxe de solidarité
sur les billets d'avions a été adopté hier par l'Assemblée nationale.
La taxe sera instaurée à compter du 1er juillet 2006 et coûtera entre 1 et
40 euros en fonction des classes et des destinations. Les fonds récoltés qui
devraient rapporter quelque 210 millions d'euros par an seront, en priorité,
affectés à la lutte contre le sida dans les pays pauvres.
Les députés ont apporté un amendement au texte gouvernemental prévoyant une
évaluation des effets de cette taxe au bout de deux ans. Celle-ci, de l'avis
de nombreux députés, ne pourra, en effet, subsister que si d'autres pays
suivent la France dans sa démarche. Pour le moment seuls le Royaume-Uni et
le Chili ont opté pour un tel dispositif.
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Taxe sur les billets d'avion : financer la lutte contre les grandes maladies
PARIS, 9 déc 2005 (AFP)
Par Annie HAUTEFEUILLE
La taxe sur les billets d'avions, votée jeudi par l'Assemblée nationale,
pourra servir à financer l'achat de médicaments contre trois grandes
maladies qui font chaque année plus de six millions de morts "évitables"
dans les pays en développement: sida, tuberculose et paludisme.
La "proposition de la France" est d'utiliser l'argent récolté pour "lutter
contre ces trois grandes maladies tueuses du monde en développement", a
expliqué vendredi le Pr Michel Kazatchkine, ambassadeur chargé de la lutte
contre le sida et les maladies transmissibles.
Sida, tuberculose et paludisme font "plus de 6 millions de morts par an, des
morts évitables, parce qu'il s'agit de maladies qu'on sait traiter", a-t-il
ajouté devant la presse.
La taxe sur les billets d'avion, qui devrait permettre de récolter 210
millions d'euros par an en France, pourrait être "affectée spécifiquement à
l'achat de médicaments", a-t-il précisé.
Il ne faut pas interrompre un traitement contre le sida, d'où la nécessité
d'assurer un financement sur la durée, a relevé le Pr Kazatchkine, ancien
directeur de l'Agence nationale de lutte contre le sida (ANRS).
De plus, les sommes réunies pourraient permettre de négocier l'achat de
grandes quantités d'antirétroviraux (ARV) et de "faire baisser les prix", ce
qui permettrait de traiter davantage de malades, met-il en avant, estimant
que l'industrie pharmaceutique, assurée de vendre, serait incitée à produire
davantage de médicaments anti-sida.
Il s'agirait notamment, souligne-t-on au ministère des Affaires étrangères,
de mettre en oeuvre l'idée d'une "facilité internationale d'achat de
médicament" (International drug purchase facility) avancée par le ministre
Philippe Douste-Blazy.
Actuellement, 210 millions d'euros permettraient, selon le Pr Kazatchkine,
de financer les premiers médicaments antirétroviraux pour 1,3 million de
porteurs du virus du sida.
Le prix de ces ARV dits de "première ligne" est descendu à 200 dollars par
an et par patients dans les pays en développement, grâce à l'afflux de
médicament génériques bon marché, une concurrence qui a contraint les
laboratoires à baisser drastiquement le prix des molécules de marque.
Mais dès que des résistances apparaissent (ce qui est déjà le cas pour de
nombreux malades au Brésil), il faut passer à des trithérapies dites de
"deuxième ligne" coûtant de 2.500 à 7.000 dollars par an et par patient.
Pour le paludisme, les nouveaux traitements à base d'artémisinine s'avèrent
aussi plus coûteux, d'où la nécessité, selon le Pr Kazatchkine, de
bénéficier à la fois d'un financement durable et d'un poids dans la
négociation avec les laboratoires.
Un dispositif d'achat global, employant une dizaine de personnes, a déjà été
mis en place par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour les
médicaments contre la tuberculose, note-t-il, assurant que la France
n'entend pas promouvoir la création d'un nouveau fonds et ajouter "une
nouvelle bureaucratie".
"Nous pensons pour l'instant nous appuyer sur le Fonds mondial de lutte
contre le sida, la tuberculose et le paludisme", précise l'ambassadeur,
évoquant aussi d'autres structures multilatérales comme la Banque mondiale.
Ce projet de taxe, avancé notamment par le président Jacques Chirac lors du
sommet de l'Onu, n'a jusqu'à présent reçu un soutien "ferme" que dans
quelques pays (Chili, Royaume-Uni, Norvège), reconnaît-on au Quai d'Orsay.
Mais la France qui estime avoir reçu l'appui de "78 pays" lors du sommet de
l'ONU espère les réunir lors d'une "conférence ministérielle sur les sources
innovantes de financement du développement" à Paris le 28 février.
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