[Date Prev][Date Next][Thread Prev][Thread Next][Date Index][Thread Index]
[e-med] TRAITEMENT DU VIH/SIDA : LA TRITHÉRAPIE MALADE DE L'INOBSERVANCE (CAMEROUN)
- From: "Carinne Bruneton" <remed@remed.org>
- Date: Mon, 5 Dec 2005 13:48:09 +0100
* 28/11/2005 TRAITEMENT DU VIH/SIDA : LA TRITHÉRAPIE MALADE DE
L'INOBSERVANCE (CAMEROUN)
* 01/12/2005 CES RÉSISTANCES QUI FONT TREMBLER ALBION...
* 22/11/2005 RWANDA : LANCEMENT D'UN ESSAI VACCINAL SUR LE SIDA
* 30/11/2005 UN PROJET EUROPÉEN POUR UN CANDIDAT VACCIN VIH-ROUGEOLE
* 29/11/2005 VITAMINES ANTI-SIDA DU DR RATH: PLAINTE CONTRE LE GOUVERNEMENT
SUD-AFRICAIN
*************************
28/11/2005 TRAITEMENT DU VIH/SIDA : LA TRITHÉRAPIE MALADE DE L'INOBSERVANCE
(CAMEROUN)
http://fr.allafrica.com
Les séropositifs sous antirétroviraux ne prennent pas toujours les
médicaments suivant les prescriptions médicales. Conséquence, ils deviennent
à la longue résistants. Et sont parfois obligés de changer de ligne de
traitement. Ce qui n'est pas évident au Cameroun."Quand les antirétroviraux
sont arrivés au Cameroun en 1996, on a jubilé. Mais très tôt, nous avons été
rattrapés pas les échecs thérapeutiques ", confie Charles Kouanfack,
responsable de l'hôpital de jour de Yaoundé, spécialisé dans la prise en
charge des personnes vivant avec le Vih. Il s'exprimait ainsi, le jeudi 29
juin, au cours d'un séminaire post-universitaire, organisé à l'hôtel Hilton
de Yaoundé par le Laboratoire américain Merck Sharp Dohme, Msd, sur la
gestion des échecs thérapeutiques. Dr. Kouanfack souligne qu'une enquête
transversale menée dans ses services entre 2002 et 2003 sur près de 176
patients, naïfs de tout traitement ou traités depuis au moins 6 mois a
montré un taux de résistance de 17,7%, avec une résistance fréquente chez
les malades qui étaient déjà sous traitement avant le début de l'enquête.
Les spécialistes concluent alors à l'inobservance, c'est-à-dire que les
malades ne respectent pas toujours les horaires de prise de médicament, les
prennent parfois de façon discontinue ou l'interrompent systématiquement
sans l'avis médical, faute de moyens le plus souvent.
http://fr.allafrica.com/stories/200511280707.html
01/12/2005 CES RÉSISTANCES QUI FONT TREMBLER ALBION...
http://fr.news.yahoo.com
Des chercheurs britanniques s'inquiètent du taux élevé de résistances aux
antirétroviraux (ARV) constaté dans leur pays. Il s'élèverait à 14%, contre
10% en moyenne dans les autres pays européens - avec notamment 6% en
France - et 7% aux Etats-Unis. "Les comparaisons entre pays sont à manier
avec précaution. Car les définitions du mot 'résistance' peuvent varier
selon les études" explique le Pr Deenan Pillay de la Health Protection
Agency à Londres. Il n'en reste pas moins que "le Royaume-Uni présente le
taux (de résistance aux ARV) le plus élevé au monde". A tel point que ce
spécialiste craint l'émergence d'une nouvelle épidémie d'un virus résistant
aux traitements conventionnels. Entre 1996 et 2003, il a conduit une étude
auprès de 2 350 patients suivis depuis la mise en place de leur protocole
thérapeutique. Parmi eux, 355 ont présenté des résistances à au moins un
antirétroviral. "Le taux de résistance a même atteint 19% sur la période
2002-2003", précise-t-il. Rappelons enfin qu'un ouvrage riche en
informations est disponible sur ce sujet : le guide des résistances au cours
de l'infection à VIH.Sources: British Medical Journal, Vol. 331, N°7526
http://fr.news.yahoo.com/01122005/185/ces-resistances-qui-font-trembler-albion.html
22/11/2005 RWANDA : LANCEMENT D'UN ESSAI VACCINAL SUR LE SIDA
http://www.plusnews.org
L'initiative internationale pour la recherche vaccinale (IAVI) a annoncé
lundi le lancement au Rwanda du premier essai clinique sur un vaccin contre
le sida à être mené dans ce pays de la région des Grands lacs.L'essai,
conduit par le projet San Francisco de l'Université d'Emory, basé à Kigali
la capitale rwandaise, en collaboration avec l'IAVI, portera sur un candidat
vaccin développé par des agences de l'Institut américain de la santé pour
protéger les personnes séronégatives de l'infection par le virus du sida, a
précisé l'IAVI dans un communiqué.«Cela marque une étape importante dans la
bataille mondiale pour freiner la propagation du VIH/SIDA et les
scientifiques rwandais sont fiers de participer aux efforts de recherche
d'un vaccin contre le sida», a déclaré Innocent Nyaruhirira, le ministre
rwandais de la Lutte contre le sida et les épidémies.Cet essai à petite
échelle a pour objectif de vérifier si le candidat vaccin, déjà testé au
Etats-Unis, ne présente pas de risques sanitaires et s'il est approprié aux
souches de virus présentes dans cette région de l'Afrique. Ce candidat
vaccin comporte des gènes VIH des sous-types A, B et C du virus,
principalement présents en Afrique, aux Amériques, en Europe et dans
certaines parties de l'Asie -- ils représentent près de 85 pour cent des
infections à VIH dans le monde, selon l'IAVI.«L'essai sur ce vaccin
prometteur reflète l'alliance réussie entre les agences gouvernementales
africaines et américaines, les communautés locales, les organisations
internationales et les institutions académiques», a estimé Seth Berkley
président de l'IAVI. «C'est seulement en mettant en commun nos expertises et
nos capacités de recherche que nous serons en mesure de découvrir un vaccin
contre le sida».
http://www.plusnews.org/fr/PNFReport.asp?ReportID=870&SelectRegion=Grands_lacs&SelectCountry=Rwanda
30/11/2005 UN PROJET EUROPÉEN POUR UN CANDIDAT VACCIN VIH-ROUGEOLE
http://www.sidanet.asso.fr/
L'Institut Pasteur et GlaxoSmithKline Biologicals s'engagent dans une
collaboration à l'échelle européenne pour le développement d'un vaccin
contre le sida fondé sur un concept d'introduction de gènes du VIH dans le
virus atténué de la rougeole utilisé pour ce vaccin. LA RECHERCHE se heurte
à plusieurs grands écueils pour l'élaboration d'un vaccin antisida : la
variabilité importante du virus, sa faible immunogénicité, la nécessité de
réaliser un vaccin efficace en peu d'injections, la difficulté à trouver un
concept permettant une production à grande échelle pour endiguer la pandémie
à l'échelle de l'Afrique. Les chercheurs pastoriens travaillent depuis
environ cinq ans sur un concept de vaccin anti-VIH s'appuyant sur le vaccin
contre la rougeole. Ce dernier présente différentes qualités : depuis une
vingtaine d'années, il est utilisé chez tous les enfants qu'il protège à 95
% ; une seule injection donne une immunité pour la vie entière ; sa
production à grande échelle est maîtrisée. L'idée est d'utiliser ce vaccin
comme vecteur de protéines du VIH, en espérant que cela permettra de
développer un vaccin protecteur contre l'infection et qui soit efficace sur
une longue durée. Pour surmonter la variabilité virale, le choix s'est porté
sur les protéines du VIH les plus conservées. Les scientifiques vont
utiliser une protéine de fusion artificielle combinant une partie de gag, la
protéine nef et une polymérase. Toutes sont des protéines internes du VIH,
qui entraînent une immunité de nature cellulaire, que l'on sait être la plus
utile à la mise au point d'un vaccin. Le vecteur viral rougeoleux (virus
vivant atténué), copie conforme de celui utilisé pour le vaccin, a déjà été
développé et les gènes correspondant aux protéines du VIH ont été ajoutés
dans son génome. Les expériences in vitro et précliniques chez des animaux
(souris, puis primates, qui peuvent être infectés par la rougeole) déjà
vaccinés contre la rougeole, ont montré que le vecteur viral ainsi formé
peut se répliquer, exprimer des protéines du VIH et entraîner des réponses
immunitaires, humorales et plus encore cellulaires.
http://www.sidanet.asso.fr/webapps/komplete/index.php?KTURL=mod_quotimed.html&page=70
29/11/2005 VITAMINES ANTI-SIDA DU DR RATH: PLAINTE CONTRE LE GOUVERNEMENT
SUD-AFRICAIN
http://www.lefigaro.fr
La plus puissante association sud-africaine de lutte contre le sida a
annoncé mardi avoir porté plainte contre le gouvernement de son pays pour
n'avoir pas empêché le distributeur allemand de vitamines, Matthias Rath, de
faire la promotion de "médicaments miracles" non agréés."Nous lançons une
action en justice et demandons à ce que la ministre de la Santé fasse cesser
les activités illégales de Matthias Rath, qui incluent des tests cliniques
non autorisés", a déclaré le secrétaire général de l'association Treatment
Action Campaign (TAC), Sipho Mthathi, lors d'une conférence de presse.La
plainte, déposée lundi devant la Haute cour du Cap (sud-ouest), vise aussi
Rath, le Conseil de contrôle des médicaments, ainsi que le gouvernement
provincial de la province du Western Cape.Matthias Rath, qui a fondé sa
propre fondation du même nom, a accusé TAC d'être l'avant-garde des
laboratoires pharmaceutiques responsables, selon lui, d'un "génocide" avec
la vente des traitements antirétroviraux (ARV).La Fondation Rath assure la
promotion et la distribution de suppléments vitaminés dans des townships du
Cap, affirmant que les ARV sont inefficaces et nocifs.TAC accuse pour sa
part Rath et sa fondation de distribuer des médicaments non agréés "qui
mettent en danger la santé et la vie des personnes porteuses du VIH-sida",
selon la plainte déposée devant la Haute cour."Ils publient de fausses
publicités affirmant que leurs médicaments sont efficaces dans le traitement
ou la prévention du sida (...) ils mènent des tests cliniques non autorisés
et anti-éthiques sur des gens souffrant du sida", dénonce TAC."Les autorités
gouvernementales ont le devoir de prendre des mesures raisonnables et
effectives pour arrêter les activités illégales des représentants de Rath",
estime TAC, qui attend qu'une date soit fixée pour l'examen de sa
plainte.L'Association médicale sud-africaine (SAMA), qui soutient TAC, a
estimé pour sa part que la Fondation Rath provoque d'énormes dégâts en
semant la confusion sur l'efficacité des traitements contre le
VIH-sida."Venir à bout de cette confusion sera une tâche monumentale", a
déploré un responsable de SAMA, Dennis White, lors de la conférence de
presse, ajoutant que les médecins reçoivent de plus en plus de patients qui
ne savent plus quel traitement ils doivent suivre.L'Afrique du Sud est l'un
des pays du monde les plus touchés par le VIH-sida, avec 6,5 millions de
personnes atteintes, soit un habitant sur sept, selon le ministère de la
Santé.Grâce à un programme adopté tardivement par le gouvernement en 2003,
seulement 80.000 personnes reçoivent des ARV gratuits sur plus de 500.000
qui en ont besoin.
http://www.lefigaro.fr/perm/afp_depeches/medecine/051129164040.oo070ru5.html
|