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[e-med] L'UNICEF et l'OMS pour la gratuité de la moustiquaire imprégnée
- From: "Carinne Bruneton" <remed@remed.org>
- Date: Wed, 30 Nov 2005 12:42:06 +0100
[une prise de position de l'Unicef et de l'OMS alors que la moustiquaire imprégnée n'est pas sur la liste des médicaments essentiels de l'OMS...CB]
* L'UNICEF et l'OMS pour la gratuité de la moustiquaire imprégnée
* La moustiquaire imprégnée en plein essor en Afrique
* Pour une action mondiale contre le paludisme
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L'UNICEF et l'OMS pour la gratuité de la moustiquaire imprégnée
Yaoundé, Cameroun (PANA) - Le meilleur moyen d'accroître le taux
de protection des populations exposées au paludisme, est la
distribution gratuite ou fortement subventionnée des
moustiquaires imprégnées d'insecticides, selon le Fonds des
Nations unies pour l'enfance (UNICEF) et l'Organisation mondiale
de la santé (OMS).
Dans une déclaration commune rendue publique samedi à Yaoundé à
l'issue de la 4ème Conférence panafricaine de l'initiative
multilatérale sur le paludisme (MIM), les deux organisations
estiment que le coût des moustiquaires imprégnées ne devrait pas
être un obstacle à leur distribution à la totalité des jeunes
enfants et des femmes enceintes, qui en ont besoin.
Il est important que les systèmes de Santé nationaux des régions
d'endémie palustre prennent au plus vite des mesures pour mettre
des moustiquaires imprégnées à leur disposition, soulignent les
deux agences onusiennes.
Elles recommandent en outre que les partenaires financiers et les
programmes nationaux prévoient les ressources financières et
humaines requises, pour combiner la distribution des
moustiquaires traitées à des activités de vaccination et des
services de soins prénatals.
Pour M. Alan Court, directeur des programmes à l'UNICEF, il faut
par ailleurs inclure les actions de tous les partenaires
(gouvernement, Société civile, partenaires au développement) dans
les plans nationaux de lutte contre cette maladie, mais aussi
harmoniser les politiques d'accès au marché des médicaments.
"Le paludisme est l'assassin numéro un des enfants en Afrique, et
il n'y a pas de financements suffisants au niveau des pays.
Chaque plan national doit prendre en compte la lutte contre le
paludisme", a-t-il déclaré à la PANA, indiquant que 1 à 2
milliards de dollars de financements additionnels nouveaux sont
actuellement disponibles pour cette croisade.
Il faut une subvention internationale pour faciliter l'accès aux
traitements modernes contre le paludisme pour les pays africains,
plaide M. Court, qui ajoute que la difficulté est actuellement au
niveau de la mutation du microbe que ce soit pour les médicaments
ou pour le vaccin.
Il a toutefois indiqué que la recherche est plus avancée qu'on ne
pense.
Yaoundé - 20/11/2005
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La moustiquaire imprégnée en plein essor en Afrique
Yaoundé, Cameroun (PANA) - Les industriels du secteur de la
moustiquaire imprégnée étaient en bonne place à la Conférence
panafricaine de l'initiative multilatérale sur le paludisme (MIM)
tenue du 13 au 19 novembre dans la capitale camerounaise,
Yaoundé.
Cet outil est actuellement la solution au paludisme, face au
développement de nouvelles souches résistantes aux médicaments et
en attendant la mise au point d'un vaccin, a déclaré à la PANA
Augustin Tamba, directeur de Camer-Industrie, partenaire
technique spécialisé dans la fabrication et la distribution de
moustiquaires imprégnées en Afrique centrale et occidentale.
Dans son stand d'exposition, le représentant de la firme danoise
Intection Ltd, Torben Larsen, affirme avoir noué des partenariats
fructueux avec des distributeurs locaux.
"Il y a une forte demande et le marché est porteur", indique-t-
il, précisant que la tendance aujourd'hui est à la moustiquaire
de longue durée, celle fabriquée par son unité ne se contentant
pas d'éloigner les insectes, mais les tuant 3 minutes après le
contact avec la fibre.
James Wansal, représentant du japonais Sumito Chemical, première
firme à avoir reçu l'homologation de l'Organisation mondiale de
la santé (OMS) pour la moustiquaire imprégnée, précise que des
unités de production sont déjà en activité au Kenya et en
Tanzanie, et qu'un projet similaire est déjà avancé pour
l'Afrique centrale.
Le responsable de la communication de l'Association camerounaise
pour le marketing social (ACMS), Moïse Nkoumou, explique que
depuis 2004 cette Organisation non-gouvernementale (ONG) a mis
depuis avril 2004 à la disposition du ministère de la Santé
publique 120.000 moustiquaires imprégnées, gratuitement
distribuées aux femmes enceintes dans ce pays.
Ce chiffre, indique-t-il, est pourtant loin de couvrir la demande
estimée à 3 millions d'unités.
M. Nkoumou déplore aussi les effets néfastes de la contrebande,
qui écoule annuellement sur le marché camerounais quelque 35.000
moustiquaires imprégnées.
Les opérateurs interrogés fixent la fourchette de cette
marchandise entre 3.000 et 4.000 FCFA, un prix jugé encore élevé
pour les populations africaines, mais qui tient compte du coût du
matériel utilisé pour la fabrication.
Pour Augustin Tamba, les Etats africains doivent subventionner
l'importation des intrants, dont les droits de douane restent
très élevés.
Yaoundé - 20/11/2005
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Pour une action mondiale contre le paludisme
Yaoundé, Cameroun (PANA) - Les délégués au 5ème Forum du
partenariat "Faire reculer le paludisme" (FRP), réunis les 18 et
19 novembre à Yaoundé, au Cameroun, ont invité Etats et
partenaires au développement à s'engager dans une action commune
contre cette maladie dont, ont-ils prévenu, les effets vont au-
delà de la santé.
Dans une déclaration rendue publique à l'issue de leurs travaux,
ls participants au forum ont appelé les gouvernements à élaborer
et à mettre en oeuvre des plans de lutte intégrés aux politiques
nationales de développement durable selon une approche
participative et des mécanismes solides de coordination afin
d'intensifier les interventions.
"Nous avons une obligation morale vis-à-vis des personnes et des
communautés qui souffrent le plus du paludisme, mais dont les
voix trop souvent ne sont pas entendues. Un niveau élevé
d'engagement et d'action est requis de tous les partenaires,
fondé sur le principe de l'appropriation locale de toutes les
composantes de la lutte, depuis l'identification des problèmes
jusqu'aux stratégies pour réduire l'impact dévastateur du
paludisme", souligne la déclaration.
Dans leur soutien aux Etats, tous les partenaires de l'initiative
FRP, en accord avec les principes admis en mars dernier à Paris,
devront aligner leurs actions sur les stratégies nationales et
harmoniser, autant que faire se peut, leurs procédures de
planification, de financement, de décaissement, de suivi et
d'évaluation ainsi que de compte rendu de leurs activités.
Les participants au forum, qui invitent tous ceux qui partagent
l'esprit de cet appel à s'engager dans l'action, ont promis de
suivre et de mesurer ensemble les progrès accomplis afin de
promouvoir leur responsabilité et leur redevabilité mutuelle.
Les délégués à la réunion de Yaoundé ont par ailleurs fait le
constat qu'une mise en oeuvre d'interventions efficaces a permis
à certains pays de réduire la morbidité et la mortalité dues au
paludisme, mais que les objectifs contenus dans la Déclaration
d'Abuja, en avril 2000, n'ont pas été atteints.
Ils se sont, à ce propos, déclarés inquiets du fait que le niveau
des dépenses mondiales n'atteint que 20% des 3 milliards de
dollars estimés nécessaires chaque année, faisant part de leur
préoccupation face à l'absence de perspectives de financements à
long terme.
Les 1.500 experts ont souligné que des investissements adéquats
et des incitations pour la recherche et le développement, sont
requis pour s'assurer que de nouveaux médicaments efficaces, des
tests-diagnostic fiables, des vaccins et des outils de lutte
anti-vectorielle disponibles, et les systèmes de Santé renforcés.
Mesuré en terme de perte d'opportunités, de manque à gagner et
d'impact sur le développement, il est estimé que le Produit
intérieur brut (PIB) africain est réduit chaque année de 12
milliards de dollars du fait du paludisme, qui tue un enfant
toutes les 30 secondes et au moins 3.000 personnes par jour.
Yaoundé - 20/11/2005
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