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[e-med] Parution du numéro 30 du journal de ReMeD
- From: "Carinne Bruneton" <remed@remed.org>
- Date: Thu, 17 Nov 2005 19:05:37 +0100
Bonjour
Vous trouverez sur le nouveau site web de ReMeD le nouveau numéro du journal
de ReMeD (n°30)à cette adressse
http://www.remed.org/html/le_journal.html
et ci-dessous l'éditorial et le sommaire
en attendant sa diffusion à tous les membres de ReMeD
Merci à tous ceux qui y ont participé et nous encourageons les lecteurs de
e-med à nous proposer des articles pouvant alimenter les différentes
rubriques de notre revue.
Bonne lecture à tous
Carinne Bruneton
Déléguée générale
Réseau Médicaments et Développement (ReMeD)
35 rue Daviel, 75 013 Paris
tél 33 1 53 80 20 20, fax 33 1 53 80 20 21
remed@remed.org ou remed.75013@wandoo.fr
web : http://www.remed.org
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ÉDITORIAL
Mieux s'engager dans la lutte contre le sida, le paludisme et la
tuberculose, tel est l'objectif de notre table ronde 2005. La complexité et
l'ampleur de la lutte exigent d'abord de bien connaître les multiples
aspects de ces fléaux. De plus, la lutte doit impliquer tous les acteurs,
depuis les décideurs nationaux et internationaux, les professionnels de
santé aux différents niveaux, les malades, et l'ensemble des populations.
Faire connaître les dangers de l'infection par le VIH, les moyens d'éviter l'infection
ou de s'en protéger, principalement aux jeunes et en particulier aux femmes,
font partie des priorités. Inciter les femmes au dépistage sans peur des
résultats, et leur faire comprendre le risque auquel elles exposent leur
enfant ou leurs partenaires si elles sont contaminées, sont des démarches
indispensables bien que difficiles à mener. Contribuer à défendre les
personnes vivant avec le VIH des discriminations familiale et sociale est
également une nécessité.
Dans le cas des femmes séropositives, la prévention de la transmission de l'infection
VIH à l'enfant par l'allaitement, et le choix du mode d'allaitement posent
de multiples questions (lire page 5-6).
Les actions de lutte contre le paludisme sont aujourd'hui plus adaptées dans
la plupart des pays, en raison des résistances aux antipaludiques, tant en
ce qui concerne la prévention que le traitement. La stratégie de traitement
recommandée par l'OMS dans la plupart des pays africains depuis 2001 fait
appel à des associations de médicaments incluant des dérivés d'artémisinine
et recommande d'éviter la monothérapie afin de retarder l'apparition de
résistances. Néanmoins, une autorisation de mise sur le marché a été
accordée dans la plupart des pays pour diverses spécialités pharmaceutiques
contenant soit une de ces associations, soit un dérivé d'artémisinine seul.
En outre, la disponibilité de ces spécialités dans les officines privées a
souvent précédé la définition du protocole national de traitement dans les
programmes de lutte. Les pharmaciens et leurs collaborateurs sont ils tous
bien informés des conditions d'emploi et du mode d'utilisation de ces
nouveaux antipaludiques ? Sont-ils tous bien convaincus des dangers, en
termes de santé publique, de l'administration de dérivés de l'artémisinine
non associés ?
Les directives concernant le traitement actuel du paludisme sont-elles bien
mises en application dans la pratique quotidienne de l'officine, dans les
prescriptions médicales ? On peut en douter à la lecture des résultats
obtenus dans une étude réalisée par un pharmacien au Cameroun (lire page
11).
Des pharmaciens sont aussi impliqués dans plusieurs composantes capitales de
la stratégie de lutte. Des compétences particulières leur sont nécessaires
pour assurer l'approvisionnement, la gestion et la distribution de
médicaments de bonne qualité, au meilleur coût et sans intermittence. La
délivrance des antirétroviraux exige en plus des connaissances
complémentaires et une attention spéciale vis-à-vis de chaque patient en
cours de traitement. Ajoutons encore des actions dans le domaine de l'hygiène
hospitalière, notamment dans la gestion, la décontamination et la
destruction des déchets de soins à risque infectieux (notamment les
seringues jetables et les instruments chirurgicaux).
D'autres s'impliquent dans les recherches sur des plantes qui peuvent
contribuer soit à améliorer la nutrition des malades, soit à intervenir dans
la résistance de l'organisme à l'infection.
"Avec une seule lance, on n'abat pas l'éléphant" rappelle un proverbe
Bangala, de même que, sous d'autres formes, des proverbes d'origines
diverses. La sagesse traditionnelle incite depuis toujours à des actions
collectives. Chacun, en fonction de sa situation et de ses capacités, trouve
sa place dans l'action pour l'usage rationnel des médicaments et dans la
lutte contre la maladie.
ReMeD
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SOMMAIRE
EDITORIAL
"Abattre l'éléphant"
.......................................................1
DOSSIER
Femmes, santé et sida
Vulnérabilité des femmes face à l'infection
par le VIH, Blandine Sibille ................................1, 3
Prévention de la transmission mère-enfant du VIH.........................4
Les laits pour nourrissons : marchandise ou médicament ?
Alice Desclaux ...........................................5-6
USAGE RATIONNEL DES MÉDICAMENTS
Bien dispenser les médicaments,
le droit de substitution ...........................................7-8
La DCI, le vrai nom du médicament
..........................................8-9
Burkina-Faso : La lettre du CEDIM ...............................9-10
POLITIQUE DE SANTÉ
Prise en charge thérapeutique du paludisme par le personnel
de santé : une étude réalisée à Yaoundé (Cameroun)
Mathieu Gaussères .....................................................11
Le réseau Tramil
..............................................................11
QUALITÉ DES MÉDICAMENTS
Assurer la qualité des médicaments génériques
Jean-Yves Videau ....................................12-13
LU POUR VOUS
Optimiser les activités de la pharmacie : un guide en
organisation de la pharmacie hospitalière dans les PED .....13
HYGIÈNE HOSPITALIÈRE
Gestion des déchets de soins : élaboration d'une politique
nationale de gestion à Madagascar
C. Mourlan, S. Rasolomanana, L. Belleville, M. Randrianasolo .......14-15
PHARMACOPÉE TRADITIONNELLE
Moringa oleifera, l'arbre miracle du Sahel
JL Pousset .................................................16
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