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[e-med] Gestion des pharmacies des hôpitaux : La transparence, un remède rare - El Watan - Algérie - 09/11/2005


  • From: "remed" <remed@remed.org>
  • Date: Wed, 9 Nov 2005 18:58:13 +0100

Gestion des pharmacies des hôpitaux : La transparence, un remède rare - El
Watan - Algérie - 09/11/2005

Le pharmacien hospitalier était, hier, au centre des débats lors des
premières journées nationales de pharmacie hospitalière organisées par le
Conseil national de l'ordre des pharmaciens à l'hôtel El Aurassi.

Cette première édition se veut, selon les organisateurs, un appel aux
autorités publiques pour la réorganisation de ce secteur et la redéfinition
du rôle et de la place du pharmacien hospitalier dans les structures
publiques. Pour ce faire, il est, selon les représentants de ce corps,
impératif de revoir les textes réglementaires. Pour eux, la priorité doit
être accordée à la mise en place d'un statut du pharmacien hospitalier.
Selon les conférenciers, il conviendrait aussi de donner à ce corps de
métier la place qui lui revient dans le conseil médical, le conseil
scientifique, le comité du médicament, la commission de l'évaluation des
offres et le comité de lutte contre les infection nosocomiales. Pour docteur
Benbahmed, membre du comité d'organisation, il est temps de faire de la
pharmacie hospitalière une carrière attractive, dans un environnement
motivant en classant la pharmacie hospitalière dans le plateau technique aux
côtés de la biologie, de l'imagerie médicale et de la transfusion. Pour lui,
la profession souffre d'énormes difficultés qu'il faut tenter de résorber.
Outre le manque de médicaments auquel font face les pharmaciens dans
plusieurs secteurs sanitaires, les conditions de travail ne sont pas
reluisantes. Les différents intervenants lors de ces premières journées ont
mis l'accent sur le manque de moyens nécessaires tels le téléphone, le
système informatique, la documentation, les équipements adéquats, etc. Pour
eux, il est aussi urgent de doter toutes les pharmacies hospitalières de ces
moyens élémentaires pour le bon déroulement des services. Il a été également
relevé la nécessité de recruter au moins deux pharmaciens dans chaque
secteur sanitaire pour combler le vide constaté dans la majorité des
secteurs sanitaires. La pharmacienne de l'hôpital de Tizi Ouzou, docteur
Ladjadj, s'est interrogée sur la gestion des médicaments dans les structures
dépourvues de pharmacien hospitalier, à l'instar des établissements du sud
du pays. «Ce sont des milliards qui sont manipulés dans ces services sans un
système informatique adéquat », a-t-elle indiqué. Pour sa collègue de
Constantine, la gestion des médicaments et des marchés nécessite plus de
transparence. «Ce sont généralement les gestionnaires des établissements qui
sont les maîtres des transactions et ce sont eux qui décident de l'attribution
des marchés. L'installation de système d'informatisation en réseau dans ces
structures est indispensable. C'est l'unique moyen d'assurer une gestion
claire et transparente de ces marchés», a signalé docteur Chelali. Une autre
problématique aussi importante qui concerne l'approvisionnement de la
pharmacie hospitalière, la contractualisation et la nomenclature du code des
marchés publics, stratégie d'achat des produits pharmaceutiques a été posée
avec beaucoup d'insistance. Pour l'Ordre des pharmaciens, les hôpitaux ont
besoin d'une centrale d'achat pour leur approvisionnement en médicaments.
Pour docteur Nebchi, pharmacienne chef au Centre Pierre et Marie Curie à
Alger, l'approvisionnement auprès de la Pharmacie centrale des hôpitaux
(PCH) est le seul moyen d'assurer la disponibilité et la qualité des
produits hospitaliers. L'ouverture opérée par l'instruction ministérielle
pour le choix de son fournisseur risque d'engendrer de sérieux problèmes.
«Il est nécessaire d'avoir un seul interlocuteur avec qui il est possible de
négocier les prix pour les quantités demandées. Il y a risque de voir des
perturbations dans les approvisionnements et les délais de livraison. Nous
avons besoin de notre coopérative pour une meilleure gestion du médicament»,
a souligné docteur Nebchi. Pour elle, plusieurs établissements de santé
publique seront pénalisés par cette nouvelle mesure de démonopolisation de
la PCH. «Il y aura une sélection des hôpitaux», a-t-elle mis en garde. Les
doléances et les recommandations du Conseil de l'ordre des pharmaciens n'ont
eu d'oreille attentive que des professionnels présents. Aucun représentant
du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière n'a
répondu à l'invitation du Conseil de l'ordre des pharmaciens. Selon
certaines sources bien informées, Amar Tou aurait interdit aux cadres de la
direction de la pharmacie d'effectuer le déplacement. Djamila Kourta
Lire l'article original : http://www.elwatan.com/2005-11-09/2005-11-09-2983