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[e-med] Application du paragraphe 6 de la Déclaration ministérielle de Doha aux ADPIC et à la santé publique


  • From: "Carinne Bruneton" <remed@remed.org>
  • Date: Mon, 10 Oct 2005 12:11:23 +0200

[voici la position de la CNUCED sur la décision sur l'application du
paragraphe 6 de la Déclaration ministérielle de Doha aux ADPIC et à la santé
publique adoptée en août 2003 puis une rencontre de Pascal Lamy directeur de
l'OMS avec le directeur de la CNUCED. CB]

CONSEIL DU COMMERCE ET DU DÉVELOPPEMENT
Distr.GÉNÉRALE, TD/B/52/8
26 août 2005
Cinquante-deuxième session
Genève, 3-14 octobre 2005
Point 6 de l.ordre du jour provisoire
http://www.unctad.org/fr/docs/tdb52d8_fr.pdf

EXAMEN DES FAITS NOUVEAUX ET DES QUESTIONS SE RAPPORTANT
AU PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'APRÈS-DOHA QUI REVÊTENT
UN INTÉRÊT PARTICULIER POUR LES PAYS EN DEVELOPPEMENT
Note du secrétariat de la CNUCED1
Résumé

Le présent rapport traite de l.évolution récente et des incidences sur les
pays en développement des négociations commerciales multilatérales menées à
l.Organisation mondiale
du commerce (OMC) dans le cadre du programme de travail de Doha depuis la
décision adoptée par le Conseil général de l.OMC le 1er août («Ensemble de résultats de juillet»). Tout le monde s.accorde à dire que les négociations de Doha devaient tenir leurs promesses sur le plan du développement et s.achever en 2006 au plus tard. Conformément au Consensus de São Paulo,
la CNUCED a beaucoup oeuvré à la reconnaissance internationale de la
contribution du système commercial multilatéral au développement.

Extrait
"44. La décision sur l'application du paragraphe 6 de la Déclaration
ministérielle de Doha aux ADPIC et à la santé publique adoptée en août 2003 lève temporairement les obligations prévues à l.alinéa f de l.article 31 dans le cas des pays membres exportateurs fournissant des médicaments à des pays dont les capacités de production de ces médicaments sont insuffisantes
ou inexistantes. Quelques pays ont récemment modifié leur législation
nationale pour pouvoir utiliser la décision d.août 2003 afin d.améliorer l.accès aux médicaments génériques. Aucun pays n.a utilisé la dérogation, principalement en raison des lourdes et onéreuses procédures à
suivre à la fois pour les producteurs et les utilisateurs des médicaments.
Le délai fixé pour modifier l.alinéa f de l.article 31 a été prorogé plusieurs fois, et récemment jusqu.en mai 2005.
Les discussions ont principalement porté sur: a) la forme juridique des
modifications (note de bas de page ou paragraphes additionnels); et b) l.opportunité et la façon de prendre en compte la déclaration du Président jointe à la décision d.août 2003. Les pays en développement font valoir
que les modifications ne devraient pas englober la déclaration du Président
et devraient reposer de façon sélective sur les éléments essentiels de la décision d.août 2003.
Le Groupe africain a soumis des projets de texte de modification. Les pays développés ont fait valoir que les modifications devraient renvoyer à la décision du 30 août dans son intégralité. Priorité doit être donnée à un règlement rapide de cette question pour garantir l.accès à des
médicaments essentiels en cas de lutte contre des pandémies. Pour ce qui est des liens entre la Convention sur la diversité biologique et les ADPIC, les pays en développement ont demandé que les ADPIC soient alignés sur la Convention, tandis que les pays développés proposent que les deux soient
interprétés et considérés comme complémentaires et synergiques. Récemment,
plusieurs pays en développement ont souhaité aborder la question d.une modification de l.Accord relatif aux ADPIC qui permettrait, à l.occasion de la sixième Conférence ministérielle à Hong Kong (Chine), d.ajouter de nouvelles prescriptions concernant la divulgation de l.origine, le
consentement préalable donné en connaissance de cause et la répartition des
avantages."

**********************

UNCTAD/PRESS/PR/2005/042
06/10/05

LE DÉVELOPPEMENT DOIT RESTER AU CENTRE DES NÉGOCIATIONS DE LA FIN DU CYCLE
DE DOHA
http://www.unctad.org/Templates/webflyer.asp?docid=6402&intItemID=1528&lang=2

. Supachai pousse l´aide au commerce

. A quelques semaines de la réunion ministérielle de Hong-Kong, Pascal Lamy
précise les axes de coopération entre la CNUCED et l´OMC
Au cours de la séance de ce matin du Conseil du commerce et du développement
qui a porté sur les faits nouveaux et les enjeux pour les pays en
développement relatifs au programme de travail de l´après Doha, le Directeur
général de l´Organisation mondiale du commerce a rappelé que le
développement est le dénominateur commun à tous les volets des négociations
en cours, lesquelles devront aboutir d´ici la réunion ministérielle de
Hong-Kong en décembre prochain. A cette occasion, M. Lamy a précisé les axes
de travail commun à la CNUCED et à l´OMC : le traitement spécial et
différencié, la question des préférences tarifaires, et enfin la question de
l´aide au commerce accordée aux pays en développement.

Les débats se sont poursuivis au cours de la matinée. Les représentants des
groupes régionaux se sont accordés pour mettre l´accent sur la nécessité de
maintenir un traitement spécial et différencié pour répondre aux besoins des
pays en développement en matière de développement, de financement et de
commerce. Ils ont rappelé que le commerce n´est pas une fin en soi mais un
moyen pour promouvoir le développement. La nécessité de réduire puis de voir
disparaître les barrières tarifaires et non tarifaires a été réitérée afin
de parvenir à rééquilibrer le commerce international. Les débats, auxquels
ont participé de nombreux représentants des Etats membres de la CNUCED, se
sont poursuivis au cours de l´après-midi.

Dans un message prononcé en son nom par Lakshmi Puri, Directrice de la
division du commerce et des produits de base, le Secrétaire général de la
CNUCED a précisé que le débat à l´ordre du jour était une bonne occasion
d´avoir une discussion franche, dans un environnement différent de celui des
négociations, afin de faire le point sur les négociations en cette fin du
cycle de Doha et sur leurs interconnections avec le développement. Il a
rappelé que l´enjeu du cycle de Doha est de définir les règles d´un nouveau
paradigme pour le développement et le commerce mondial valables pour les 10
années à venir, voire au-delà, et permettre ainsi d´atteindre les objectifs
du Millénaire pour le développement, d´ici à 2015.

Les pays en développement constituent une "nouvelle frontière" pour
l´expansion économique et commerciale mondiale. Tous les pays ont un intérêt
commun à voir aboutir les négociations du programme de travail de Doha et la
réalisation de son agenda pour le développement, de même qu´à renforcer le
système commercial multilatéral.

Après Doha
Pour faire du cycle de Doha un succès, il est nécessaire d´établir un agenda
de coopération pour le développement tourné vers le commerce, au-delà du
programme de travail de Doha, afin de prendre en compte les coûts
d´ajustements auxquels les pays en développement ne manqueront pas d´être
confrontés, notamment ceux induits par la fin de l´accord multifibre, les
pertes de revenus fiscaux ou encore l´érosion des préférences. L´aide au
commerce, en complément de l´aide au développement, est particulièrement
importante pour les pays les moins avancés (PMA) ou les pays à économie
vulnérable et de petite taille. La CNUCED poursuivra son travail avec les
pays en développement et la communauté des donateurs afin de mettre au point
des projets adaptés à leurs besoins spécifiques, qu´ils s´expriment aux
niveau national, régional ou multilatéral. A travers les trois piliers de
son mandat, la CNUCED joue un rôle complémentaire dans le cadre du programme
de travail de Doha. Dr Supachai a enfin rappelé les efforts communs menés
par la CNUCED et l´OMC, notamment dans le cadre du Programme Intégré
Conjoint d´Assistance Technique aux PMA et autres pays africains (JITAP),
dans le Cadre intégré pour les PMA, ou encore dans les activités qu´elle
déploie pour aider les pays en développement candidats à l´accession à l´OMC
.

Pascal Lamy, Directeur général de l´OMC, a rappelé l´exigence de maximiser
la valeur "développement" dans chaque secteur des négociations du cycle de
Doha. Le développement n´est pas un des problèmes qui doit être résolu au
cours des négociations d´ici la réunion de Hong-Kong, mais le dénominateur
commun à tous les pans de la négociation, a-t-il réaffirmé, rappelant que 75
% des membres de l´OMC sont des pays en développement. L´intérêt économique
et le poids des pays en développement sont au cour de l´agenda de Doha et de
l´OMC. La réunion de Hong-Kong est la meilleure et peut-être la seule chance
pour la communauté internationale de rééquilibrer le système économique
mondial.

La majeure partie des résultats positifs en matière de développement
découleront des trois domaines que constituent les négociations sur
l´agriculture, sur l´accès aux marchés des produits non agricoles et sur les
services. C´est dans ces trois domaines que les résultats seront les plus
visibles, a-t-il précisé. Dans le domaine de l´agriculture, des progrès ont
été enregistrés concernant l´annulation des subventions aux exportations par
les pays du Nord à leurs producteurs. Il reste encore des progrès à faire.
L´agriculture renferme un potentiel important pour les exportations.
Concernant l´accès aux marchés des produits non agricoles, il faut trouver
une formule efficace, transparente et équitable, et qui intègre par ailleurs
le traitement spécifique et différencié pour les pays en développement. Il
existe un intérêt positif à ouvrir ces marchés, notamment en ce qui concerne
les crêtes tarifaires.

Pour un traitement spécial et différencié plus efficace
Concernant le traitement spécial et différencié, M. Lamy a déclaré que cette
question constitue un élément clef du développement, qui doit être plus
efficace. Il s´est déclaré personnellement engagé pour faire avancer cette
question dans les négociations. Concernant les PMA, il a réaffirmé qu´il
était nécessaire de rechercher un consensus sur la manière d´améliorer le
Cadre intégré.

Des axes de travail commun
En conclusion, le Directeur général de l´OMC a réaffirmé qu´il existe des
axes de travail commun pour la CNUCED et l´OMC dans le cadre des
négociations du programme de travail de Doha. La CNUCED doit tout d´abord
aider les pays en développement à mieux définir les domaines d´application
d´un traitement spécial et différencié dont ils doivent pouvoir bénéficier
afin de mener à bien leur politique de développement national. Il faut
prévoir à cet effet un examen périodique des dérogations qui leur sont
accordées dans le cadre afin de vérifier que les objectifs de leur mise en
place ont bien été atteints.

En ce qui concerne les préférences tarifaires, la communauté internationale
est face à une contradiction : d´un côté on reconnaît la nécessité de
diminuer les droits de douane, de l´autre on doit également reconnaître que
les droits de douane sont un des outils du développement. Dans ce cadre, il
a invité la CNUCED à examiner plus avant la question des règles d´origine.

Enfin, M. Lamy a précisé que l´aide au commerce ne peut être envisagé comme
un substitut au bénéfice commercial attendu des négociations du cycle de
Doha.
Pour l´examen des faits nouveaux et des questions se rapportant au programme
de travail de l´après-Doha abordé aujourd´hui, la CNUCED a préparé un
document (TD/B/52/8) qui analyse l´évolution récente et les incidences sur
les pays en développement des négociations commerciales menées à l´OMC dans
le cadre du programme de travail de Doha depuis l´adoption du "Paquet de
juillet".

Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter :
Le Service de presse de la CNUCED
T: +41 22 917 58 28
E: unctadpress@unctad.org
Web: www.unctad.org/press