[Date Prev][Date Next][Thread Prev][Thread Next][Date Index][Thread Index]

[e-med] Vers une baisse du coût des antipaludéens en Afrique ?


  • From: "Carinne Bruneton" <remed.75013@wanadoo.fr>
  • Date: Sat, 10 Sep 2005 12:08:23 +0200

500 millions de dollars de la BM contre le paludisme en Afrique

Paris, France (PANA) - Quelque 500 millions de dollars américains
seront débloqués par la Banque mondiale (BM) pour financer des
programmes de lutte contre le paludisme dans dix-sept pays
africains, a appris jeudi à Paris la PANA, de source officielle.

Selon Jean-Louis Sarbib, vice-président de la BM, son institution
a pris la mesure de l'importance des conséquences du paludisme
sur la pauvreté en Afrique où les Objectifs de développement du
millénaire (ODM) pourraient être compromis par la maladie.

"Le programme de 500 millions de dollars pour les trois
prochaines années est appelé à s'étendre. D'autres Etats du
continent africain pourraient s'ajouter à cette première liste.
Pour nous, il s'agit d'aider l'Afrique à neutraliser les effets
du paludisme sur la pauvreté", a-t-il affirmé.

S'exprimant lors d'une conférence de presse organisée en marge de
la rencontre de Paris sur le paludisme, M. Sarbib a insisté
sur l'importance prise par le traitement de la malaria dans les
systèmes sanitaires des Etats africains.

"Dans un pays comme la Zambie, 40% des malades qui viennent en
consultations dans les structures sanitaires souffrent de
paludisme. Dès lors que vous aidez ce pays à mieux prendre en
charge les malades du paludisme, vous renforcez automatiquement
ses capacités à traiter les autres maladies", a ajouté le vice-
président de la Banque mondiale.

Il a en outre indiqué que les dix-sept pays africains
bénéficiaires de l'appui de la BM ont été choisis en fonction de
la qualité de leurs programmes nationaux de lutte contre le SIDA
et de la performance de leur système sanitaire.

Il s'agit de l'Angola, du Bénin, du Burkina Faso, de l'Ethiopie,
de l'Erythrée, du Ghana, du Kenya, du Malawi, du Mali, du
Nigeria, de l'Ouganda, de la République démocratique du Congo
(RDC), du Rwanda, du Sénégal, du Soudan, de la Tanzanie et de la
Zambie.

Chaque année, plus d'un million d'Africains décèdent du paludisme,
qui représente la principale cause de mortalité sur le continent.


Paris - 09/09/2005

****************************

Vers une baisse du coût des antipaludéens en Afrique

Paris, France (PANA) - Des discussions sont en cours avec
l'industrie pharmaceutique pour ramener en Afrique le coût de
tous les médicaments prescrits contre le paludisme à moins de
2 dollars (environ 1.200 FCFA), a révélé jeudi à Paris l'ancien
ministre sénégalais de la Santé, Awa Marie Coll-Seck.

"Notre ambition est de permettre à tous les malades atteints de
paludisme d'avoir accès aux dernières molécules qui coûtent
aujourd'hui très cher en Afrique. Nous allons travailler à
ramener l'Artemisinin au même coût que la chloroquine dans les
pays africains", a assuré Mme Coll-Seck qui dirige aujourd'hui le
partenariat "Faire reculer le paludisme".

L'ancien ministre sénégalais, qui s'exprimait en marge de la
rencontre internationale de Paris sur le paludisme, a indiqué que
la baisse du coût des antipaludéens se fera par le biais de leur
distribution par des organismes publics.

"Le coût des produits contre le paludisme varie actuellement
d'une pharmacie à une autre dans un même pays. Notre stratégie
vise à confier la distribution des antipaludéens à des organismes
publics qui les vendraient à des coûts accessibles au plus grand
nombre sans intention de tirer le moindre bénéfice", a-t-elle
précisé devant un groupe de journalistes.

S'exprimant sur le sujet, le vice-président de la Banque
mondiale, Jean-Louis Sarbib, a pour sa part précisé qu'une
rencontre consacrée au coût des antipaludéens a eu lieu mercredi
à Paris entre les représentants de l'industrie pharmaceutique
et les bailleurs de fonds.

"Nous avons eu hier à Paris des échanges très fructueux sur ce
point avec de grandes firmes pharmaceutiques. Elles ont été très
sensibles à nos arguments d'une baisse raisonnable du coût des
antipaludéens", a-t-il affirmé.

"Nous devons parallèlement envisager de trouver des produits
efficaces de substitution à l'Artemisinin dont la production ne
suffit pas actuellement à couvrir les besoins. Il nous faut
surtout réfléchir aux moyens d'éviter que les antipaludéens
coûtent dix à vingt fois plus cher que la chloroquine", a ajouté
Jean-Louis Sarbib.

En dépit de la mobilisation internationale déclenchée avec le
lancement en 1998 du partenariat "Faire reculer le paludisme", la
malaria tue chaque année plus d'un million d'Africains.

Dans de nombreux pays, les citoyens confrontés à une sévère
pauvreté n'ont pas les moyens financiers de s'assurer un
traitement antipaludéen. Les programmes de prévention de la
maladie ont eux aussi eu un impact limité en raison des
difficultés des populations à disposer de moustiquaires
imprégnées.


Paris - 08/09/2005