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[e-med] Revue de presse sur les ARV/Sida
- From: "Remed" <remed.75013@wanadoo.fr>
- Date: Fri, 15 Jul 2005 10:50:41 +0200
Sommaire
* La Thaïlande va offrir des traitements bon marché aux séropositifs
* L'ONG TAC envisage une nouvelle manifestation au Cap oriental
* Une Marocaine nommée au Conseil d'administration de "Sidaction"
* Vers une loi contre la stigmatisation des sidéens au Bénin
* La prévalence du SIDA en hausse chez les femmes en Afrique du Sud
* A part les ARV, garder les mamans en vie est le meilleur médicament
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14 juillet 2005
http://www.edicom.ch/news/international/050714102006.th.shtml
La Thaïlande va offrir des traitements bon marché aux séropositifs BANGKOK -
La Thailande va permettre à ses plus d'un demi million de séropositifs
d'avoir accès à des antirétroviraux bon marché dans le cadre de la lutte
contre le sida, a déclaré le ministère de la santé. Ce dispositif a été
qualifié de premier du genre au monde.
Il sera introduit dans le système national de santé à partir d'octobre. La
Thailande distribue déjà les traitements gratuitement à quelque 50 000
séropositifs dans le cadre d'un projet pilote.
Selon le nouveau schéma de sécurité sociale, les médicaments génériques
fabriqués en Thaïlande seront disponibles pour 30 baths (75 centimes d'euro)
par visite dans les hôpitaux pour les plus démunis.
Plus d'un million de Thailandais ont été contaminés par le virus du sida
depuis plus de vingt ans. La moitié sont morts.
© ATS
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L'ONG TAC envisage une nouvelle manifestation au Cap oriental
http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre094945&dte=14/07/2005
Le Cap, Afrique du Sud (PANA) - Le groupe sud-africain de
pression contre le VIH/SIDA, "Treatment Action Campaign" (TAC),
prévoit d'organiser une seconde manifestation de masse au Cap
oriental le 26 juillet pour l'accès au traitement antirétroviral
des patients du VIH/SIDA, après la répression policière qui a
fait une quarantaine de blessés lors d'une manifestation
similaire organisée lundi dernier.
Les militants ont déclaré que les services de la Police sud-
africaine à Queenstown ont agressé brutalement et ouvert le feu
sur les manifestants pacifiques et non-armés demandant un
traitement contre le VIH/SIDA.
Quarante personnes ont été blessées et dix ont été soignées pour
des blessures par balles, ont-ils affirmé.
Un militant, Pumla Xesha, a été hospitalisé. Au moins dix des
blessés sont des personnes vivant avec le VIH/SIDA.
"La majorité des manifestants étaient des femmes. A aucun moment
il n'y a eu des actes de violence, des menaces de violence ni
toute autre forme de provocation. Aucun avertissement pour
disperser la foule n'a été lancé comme cela est exigé par la loi.
Après l'agression, alors que les gens fuyaient, la Police a tiré
avec des armes à feu et a utilisé des gaz lacrymogènes", a
déclaré le porte-parole de TAC, Mziwaku Faki.
Le district Chris Hani et le bureau de TAC du Cap oriental
avaient organisé la manifestation parce que l'accès à
l'information sur le nombre de personnes dépistées, conseillées
et traitées était refusé par les autorités provinciales et
locales ainsi que les informations sur les succès et les défis du
programme de traitement.
TAC a demandé au Premier ministre du Cap oriental, Nosimo
Balindlela d'intervenir et de rencontrer de toute urgence ses
membres afin de s'assurer que des vies soient sauvées par la mise
en oeuvre d'un plan de traitement et le lancement de toute
urgence de la thérapie aux antirétroviraux à travers la province.
Le Cap - 14/07/2005
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Une Marocaine nommée au Conseil d'administration de "Sidaction"
http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre094619&dte=12/07/2005
Paris, France (PANA) - La Marocaine Hakima Himmich a été nommée
membre du Conseil d'administration (CA) de "Sidaction", une ONG
française soutenant des projets de lutte contre le SIDA en
Afrique, indique un communiqué transmis mardi à la PANA.
L'arrivée de Mme Himmich, qui préside l'Association marocaine de
lutte contre le SIDA (ALCS), au CA de "Sidaction", vise à renforcer
l'expertise internationale de l'ONG, ajoute le communiqué.
Il précise en outre que le professeur Hakima Himmich a une solide
expérience des problèmes du SIDA, acquise à travers ses activités
de directrice des services des maladies infectieuses au Centre
hospitalier universitaire (CHU) Ibn Rachid de Casablanca.
"Sidaction" intervient dans une quinzaine de pays africains dont le
Burundi où elle s'est associée à une organisation communautaire
pour permettre la mise sous traitement de milliers de sidéens.
Paris - 12/07/2005
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Vers une loi contre la stigmatisation des sidéens au Bénin
http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre094593&dte=12/07/2005
Cotonou, Bénin (PANA) - Un projet de loi portant répression
de la stigmatisation des malades du SIDA et des porteurs du
VIH/SIDA au Bénin est depuis ce mardi au centre des travaux d'une
soixantaine de cadres de la Santé, de la Justice, du Parlement et
de différentes structures nationales de lutte contre le VIH/SIDA
réunie à Cotonou, a constaté la PANA sur place.
Selon les dispositions du projet de loi en examen, toute personne
atteinte ou vivant du VIH/SIDA doit jouir, sans discrimination,
des droits civils, politiques et sociaux, notamment logement,
éducation, emploi, santé et à la protection sociale.
"Les personnes malades du SIDA ou porteuses du VIH qui le
déclarent, bénéficient d'une assistance particulière, de soins de
base et de traitement et d'une garantie de confidentialité dans
leurs rapports avec les professionnel socio-sanitaires", stipule
le texte, qui ajoute par ailleurs que tout dépistage du VIH/SIDA
doit être fait avec le consentement libre et éclairé du patient.
Aux termes du projet, la violation de ces règles éthiques par un
médecin ou agent de Santé "sera puni d'un emprisonnement de six
mois à un an et d'une amende de 50.000 à 250.000 francs CFA ou de
l'une de ces deux peine seulement". En cas de récidive, la
suspension pendant 5 ans au moins d'exercer sa profession sera
prononcée contre le coupable.
Dans le domaine du travail, le projet de loi indiqué que les
employeurs ne peuvent refuser l'embauche d'un travailleur au
motif qu'il est séropositif.
"L'employeur ne peut exiger d'un candidat à l'embauche le test de
dépistage du VIH/SIDA, ni prononcer le licenciement d'un
travailleur au motif qu'il est séropositif", indique le projet de
loi, qui précise que les violations de ces dispositions exposent le
contrevenant au paiement d'une amende de 200.000 à 1.000.000 de
francs CFA, sans préjudice des dommages et intérêts qui peuvent
lui être réclamés.
En 2003, le nombre de personnes vivant avec le VIH était estimé à
71.950, dont 48,2% de femmes âgées de 15 à 49 ans", par le
Programme national de lutte contre le SIDA (PNLS), qui souligne
que la maladie a tué depuis 1985, 41.180 personnes dont 6.140
pour la seule année 2003.
Selon les autorités béninoises, si le taux de prévalence actuel
de 4,1% se maintient, le nombre de sidéens dans le pays va
atteindre le chiffre de 287.000 pour une population prévue pour
s'élever à 7 millions d'habitants en 2006.
Cotonou - 12/07/2005
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La prévalence du SIDA en hausse chez les femmes en Afrique du Sud
Johannesburg, Afrique du Sud (PANA) - Le dernier rapport du
gouvernement sud africain sur la pandémie du VIH/SIDA indique une
hausse de la prévalence chez les femmes enceintes, avec près de deux
pour cent de hausse entre 2003 et 2004.
D'après le rapport sur la séroprévalence nationale prénatale de la
syphilis et du VIH/SIDA, publié par le ministère de la Santé, le
pourcentage de femmes enceintes séropositives a augmenté à 29,5 pour
cent en 2004 contre 27,9 pour cent en 2003.
Le rapport a également révélé que l'infection du VIH/SIDA est plus
élevée chez les femmes proches de la vingtaine et celles qui ont
entre 30 et 35 ans, mais plus faibles parmi les adolescents.
Il estime que le nombre total d'individus séropositifs à la fin de
l'année 2004 serait de 6,29 millions de personnes à 6,57 millions.
Les hausses de la prévalence du VIH/SIDA varient en fontion des
provinces, alors que trois provinces - Free State, Mpumalanga et
North-West - ont enregistré une prévalence légèrement plus faible
comparée à 2003.
"Ces conclusions indiquent alors que nous maintenons l'intervention
pour la prévention axée sur les jeunes. Nous devons mener des
investigations et nous intéresser aux facteurs à l'origine de cette
hausse chez les 25-34 ans.
"Il s'agit, entre autres, des effets cumulatifs du vieillissement des
jeunes femmes infectées qui évoluent vers des groupes plus âgés et le
fait que la majorité des femmes commencent à avoir des enfants à ce
stade", indique le rapport.
Selon cette étude, la prévalence de la syphillis continue à reculer
dans tous les groupes d'âge, ce qui laisse indiquer que les
interventions pour la prévention et le traitement contre les
infections sexuellement transmissibles sont efficaces.
Le rapport souligne, en outre, les défis posés par l'infection
VIH/SIDA et la nécessité de promouvoir un comportement sexuel sans
risques.
Le gouvernement a dit avoir réagi en augmentant le budget concernant
la réponse au VIH/SIDA de 45 pour cent durant l'exercice fiscal
actuel (de 782 millions de rands en 2004/05 à 1,135 milliard de rands
cette année).
L'objectif primaire de cette étude prénatale est de fournir des
informations sur la prévalence du VIH/SIDA et de la syphilis, mais
aussi de déterminer une estimation de l'infection dans la
population générale grâce à la modélisation.
Johannesburg - 12/07/2005
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A part les ARV, garder les mamans en vie est le meilleur médicament
Inter Press Service (Johannesburg)
14 Juillet 2005
Publié sur le web le 14 Juillet 2005
Kristin Palitza
Durban
On est tenté de la qualifier de "pas géniale" : l'idée qui essaie d'empêcher
la transmission du VIH des mères aux enfants, devrait être accompagnée par
des initiatives pour garder ces mères en vie après leur accouchement.
Malgré tout, les efforts en Afrique du Sud pour accorder la priorité à la
santé des mères séropositives ne sont pas allés loin ces dernières années -
bien qu'il y ait des signes que le gouvernement commence peut être par
accorder au problème l'attention qu'il mérite.
Selon 'l'Etude nationale sur la séroprévalence du VIH et de la syphilis en
Afrique du Sud en 2003' (menée par le ministère de la Santé, et publiée en
septembre de l'année dernière), 27,9 pour cent de femmes enceintes dans le
pays étaient infectées par le virus du SIDA en 2003. Le fait que près d'un
tiers des nouveau-nés sud-africains risquent de perdre leurs mères pour
cause de maladies liées au SIDA est quelque chose qui fait réfléchir -- en
particulier à la lumière des recherches sur les conséquences que le décès
des mères peut avoir sur les enfants. La mortalité infantile parmi des
enfants séronégatifs âgés de deux ans dont les mères sont sérieusement
malades ou sont mortes semble être aussi élevé que la mortalité parmi des
enfants séropositifs du même âge, affirme le Dr Tshidi Sebitloane du
département d'obstétrique et de gynécologie à l'Université du KwaZulu-Natal,
située dans la province du même nom, dans le sud-est.
Toutefois, l'attention s'est jusqu'ici focalisée sur comment prévenir la
transmission du virus de la mère à l'enfant, plutôt que sur la santé future
des mères séropositives. En partie, ceci peut être une expression du fait
que le traitement anti-rétroviral (ARV) gratuit à travers le système public
de santé n'a été disponible en Afrique du Sud que pendant les 18 derniers
mois. Avant que le gouvernement ne commence par fournir les médicaments, les
professionnels de la santé étaient obligés d'utiliser des programmes ARV
financés par le privé lorsqu'ils recherchaient de l'aide pour les mères
séropositives -- une option trop coûteuse pour beaucoup.
Mais, même après l'avènement des ARV gratuits, des mécanismes pour améliorer
l'accès de ces femmes aux médicaments doivent encore être mis en place. Ces
directives sont "toujours en train d'être finalisées", on l'espère dans les
deux mois à venir, a déclaré Nomonde Xundu, directrice exécutive du
VIH/SIDA, de la tuberculose et des infections sexuellement transmissibles au
ministère de la Santé.
Actuellement, les mères séropositives doivent être orientées vers un site
ARV du gouvernement pour recevoir le traitement, a-t-elle ajouté. L'un des
principaux obstacles pour donner aux jeunes accouchées un accès rapide aux
médicaments est lié au fait que les tests de décompte de CD4, qui
quantifient le nombre de globules sanguins assurant l'immunité, ne sont pas
généralement disponibles dans les services de consultation prénatale en
Afrique du Sud.
En conséquence, le rythme auquel le SIDA progresse dans l'organisme d'une
jeune mère accouchée tend à rester inconnu jusqu'au moment où elle se rend
dans un site ARV -- à ce moment, la femme peut être très malade, et
incapable de donner à son bébé l'attention qu'il ou elle requiert.
Sebitloane croit que le ministère de la Santé doit faire en sorte que les
conseils et les tests de dépistage volontaire pour le VIH ainsi que les
tests de décompte de CD4 soient disponibles dans tous les services de
consultation prénatale du pays. Ceci permettrait de prendre systématiquement
les taux de CD4 lorsque des femmes enceintes se révèlent séropositives -- et
ouvrirait la voie à la fourniture immédiate des ARV là où c'est nécessaire.
Selon Hoosen Coovadia, un professeur chercheur sur le VIH/SIDA à
l'Université du KwaZulu-Natal, entre 10 et 15 pour cent des femmes
enceintes, qui se rendent dans les centres de consultation prénatale en
Afrique du Sud, ont un taux de CD4 inférieur à 200 - qui les qualifie pour
recevoir un traitement ARV. Mais, en ce moment même, peu de centres de santé
encouragent les femmes enceintes ou d'autres malades à s'inscrire pour le
traitement ARV, affirme Sebitloane, parce que "les ARV ne sont pas largement
disponibles, à cause du retard dans l'introduction (des ARV par le
gouvernement)".
Les efforts pour fournir les médicaments anti-SIDA à tous ceux qui en ont
besoin sont entravés par divers facteurs, qui vont des pénuries des ARV
jusqu'à l'insuffisance d'équipement pour mesurer les taux de CD4. L'un des
premiers programmes pour améliorer les soins aux mères séropositives est
l'initiative MTCT-Plus, lancée par l'Université de Colombia basée aux
Etats-Unis il y a deux ans. (Le MTCT est l'acronyme pour "Transmission du
VIH de la mère à l'enfant").
Ce projet, qui vise à améliorer le traitement et les soins dans les
communautés pauvres, offre un certain nombre de services aux mères
séropositives, à leurs partenaires et enfants, dont des conseils sur
l'alimentation et l'adhésion aux ARV -- ainsi que la fourniture réelle des
ARV. Le programme aide également à former des agents de santé, à suivre et à
évaluer les services de santé. Le MTCT-Plus a été mis en oeuvre sur 13 sites
dans neuf pays en Afrique subsaharienne et en Asie, et a donné jusqu'ici
l'accès au traitement ARV à 7.000 individus.
En Afrique du Sud, trois sites ont été sélectionnés pour le programme : la
'Langa Clinic' dans la Province occidentale, le 'medical school' sur le
campus de Durban de l'Université du KwaZulu-Natal, et l'Université de
Witwatersrand à Johannesburg, dans la capitale économique d'Afrique du sud.
Anna Coutsoudis, un professeur associé au département de pédiatrie et de
santé infantile à l'Université du KwaZulu-Natal, qui gère le programme
MTCT-Plus de Durban, a souligné que des agents de santé bien formés et
engagés sont "absolument vitaux" pour le succès de l'initiative.
Toutefois, le manque d'agents de santé suffisamment qualifiés a réduit
l'importance des conseils offerts aux femmes séropositives enceintes en
Afrique du Sud -- peut-être avec des conséquences fatales
Une récente étude du 'South African Medical Research Council' (Conseil
sud-africain pour la recherche médicale) financé par le gouvernement, le
'Health Systems Trust' (un groupe non gouvernemental) et l'Université du Cap
occidental a montré que les conseillers manquaient de communiquer des
informations cruciales sur la manière dont l'alimentation des bébés pouvait
conduire à leur infection par le VIH.
Des recherches ont montré que le fait de mélanger l'allaitement au sein et
l'alimentation au lait artificiel comporte un haut risque de transmission de
VIH. Ceci peut être dû au fait que les enfants qui sont nourris avec un
mélange de lait maternel et de lait artificiel risquent de développer une
irritation dans leurs intestins, les rendant vulnérables pour contracter le
virus. On devrait conseiller aux femmes de choisir soit exclusivement
l'allaitement au sein, avec un sevrage précoce à trois ou quatre mois, soit
l'allaitement artificiel si elles ont accès à l'eau potable indispensable
pour préparer le mélange en toute sécurité.
Mais, seulement un tiers des femmes sondées dans l'étude, qui ont choisi
d'utiliser l'allaitement artificiel, ont reçu des instructions à cet effet.
Une fois encore, il est devenu évident que ce qui arrive à une mère
séropositive après son départ de la salle d'accouchement est tout à fait
aussi important que ce qui se passe avant.
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