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[e-med] Revue de presse santé
- From: "Remed" <remed@remed.org>
- Date: Tue, 24 May 2005 14:52:51 +0200
[source : allafrica.com]
Grave pénurie de vaccins à l'INHP : les Ivoiriens courent un grand danger, Le Patriote (Abidjan), 24 Mai 2005
Traitement des pathologies digestives : Les médecins débarrassés de leurs lacunes, Notre Voie (Abidjan), 23 Mai 2005
Les intoxications alimentaires collectives en perpétuelle hausse, La Tribune (Alger), 23 Mai 2005
La grippe, le sida, la poliomyélite sont les dossiers prioritaires des É.-U., United States Department of State (Washington, DC), 20 Mai 2005
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Grave pénurie de vaccins à l'INHP : les Ivoiriens courent un grand danger, Le Patriote (Abidjan), 24 Mai 2005, D. Samou
L'Institut national d'hygiène publique manque de vaccins. Cette situation qui dure, depuis un an, pourrait être fatale aux Ivoiriens en cas d'épidémie nationale.
C'est scandaleux, ahurissant et, à la limite, effroyable. L'Institut national d'hygiène publique (INHP) manque de vaccins. Depuis 2004, donc plus d'un an, la structure nationale à charge de la gestion des vaccins et des séances de vaccinations connaît une grave pénurie de vaccins. Selon une source bien introduite, au département de la Conservation de cette structure, la Côte d'Ivoire ne dispose, en ce moment, pas de vaccins contre la Méningite ACYW 135, la Fièvre typhoïde, l'Hépatite B, la Pneumonie et le Choléra (voir Fac-similé). Depuis l'année dernière, aucune autorité ne semble s'inquiéter de cette situation. Car, soutient notre source, depuis juin 2004 que cette question se pose, le Directeur général de l'INHP, M. Odehouri Koudou n'en fait pas cas au cours des réunions hebdomadaires avec le personnel. Même le responsable de la Pharmacie de la Santé publique (PSP), structure étatique chargée de l'approvisionnement de l'INHP, est muet sur le sujet. Interrogé sur ce qu'il convient de qualifier de "drame national", les responsables de l'Institut se défendent sans convaincre. Ils imputent cette pénurie au manque de moyens financiers ou à "la faiblesse" des caisses de l'Etat.
A en croire le chef du service de Communication, M. Ouraga, depuis le début de la crise, les fournisseurs de vaccins, essentiellement Européens et Américains exigent, de l'Etat ivoirien, le règlement au comptant de leurs facteurs avant toute livraison. Une exigence qui, selon lui, est impossible vu les difficultés financières du pays. " Vous le savez, compte tenu des difficultés actuelles, le budget n'est pas encore disponible et donc nous n'y pouvons rien", se défend-t-il avant de reconnaître que cette situation a cours depuis janvier 2003.
Un grave danger à l'horizon
Notre source s'inscrit en faux contre cette réponse. Pour elle, cette pénurie de vaccins relève de la mauvaise gestion des autorités actuelles et surtout de leur insouciance pour la santé des populations. " Car, comment comprendre qu'un sujet d'une telle envergure ne soit jamais inscrit à l'ordre du jour des réunions. Alors que la situation dure depuis un an", rétorque-t-il.
Que ferait le gouvernement si une épidémie nationale se déclenchait aujourd'hui en Côte d'Ivoire ? La question paraît très préoccupante quand on sait que l'INHP, chargé d'agir en premier lieu, n'est pas en mesure de le faire. Selon des spécialistes interrogés sur la question, le déclenchement d'une épidémie actuellement, en Côte d'ivoire, serait fatale pour la population. " Entre la mise en place d'un plan d'urgence et l'approvisionnement rapide en vaccins, de nombreuses personnes pourraient périr", déplorent-ils. C'est pourquoi, il est impérieux que le gouvernement et les responsables de l'INHP agissent maintenant pour limiter les dégâts.
Aussi les spécialistes craignent-ils de fausses campagnes de vaccination que pourraient organiser de faux médecins avec des produits inadaptés. Le risque est tellement grand que le gouvernement devrait agir maintenant.
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Traitement des pathologies digestives : Les médecins débarrassés de leurs lacunes, Notre Voie (Abidjan), 23 Mai 2005, Félix Teha Dessrait
"Les EPU sont très importants pour les cadres supérieurs de la santé. Nous venons de nous recycler en matière des pathologies digestives qui, pour la plupart aujourd'hui , constituent un problème de santé publique. Les experts ont été à la hauteur de leur tâche. Nous repartons satisfaits".
Cette satisfaction exprimée par Dr. Boka, à l'issue de la fin des 6e journées des enseignements post-universitaires qui viennent de se déroulés à Yamoussoukro, est partagée par tous les hauts praticiens de la santé qui s'y sont donné rendez-vous. "Nous sommes satisfaits du déroulement des travaux. Ces échanges permettent d'envisager des perspectives heureuses", a reconnu lui-même le président du comité scientifique, le professeur Ezani Kodjo. C'était à la clôture de cette 6ème édition des EPU organisée par le syndicat des cadres supérieurs de la santé (Synacass-CI) à l'hôtel président de Yamoussoukro. Des assises qui cette année sont articulées autour du thème central : "Pathologies digestives".
Ainsi, pendant trois jours sans répit, les médecins, toutes catégories confondues, les pharmaciens, les infirmiers et les sages-femmes ont passé au peigne fin toutes les pathologies qui constituent à l'heure actuelle des problèmes de santé publique. Ce sont, notamment, les hépatites virales, les ulcères, les hémorroïdes et la diarrhée. Mais aussi avec une lucarne sur le paludisme. L'innovation cette année, c'est que les assises ne se sont pas déroulées en plénière seulement comme par le passé. En effet, pour ce deuxième rendez-vous d'affilée de Yamousssoukro, il y a eu simultanément des ateliers, des symposiums et des plénières. "Ces innovations sont voulues par les participants eux-mêmes. Parce que les ateliers sont plus pointus. Les experts dissèquent les cas pour permettre aux camarades de mieux comprendre. La preuve on a pallié les insuffisances à 96%. Les 434 participants ont remis leurs connaissances au goût du jour", a expliquéDr. Boka, membre du bureau exécutif du SYNACASS-CI.
La meilleure communication de ces assises est venue de Dr. Eboï Désiré, chirurgien à l'hôpital général d'Adzopé. Ce qui lui a permis d'engranger le premier prix doté d'un ordinateur portable pentium 4. "La prise en charge de la douleur", c'est le thème des prochains EPU qui sont prévus à San Pedro.
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Les intoxications alimentaires collectives en perpétuelle hausse, La Tribune (Alger), 23 Mai 2005, Karima Mokrani
Les services du ministère de la Santé et de la Réforme hospitalière tirent la sonnette d'alarme. Ils estiment le nombre des cas survenus chaque année entre 3 000 et 4 000, dont 20 à 30% sont enregistrés dans les centres universitaires. "Ce ne sont que des sous-estimations. En réalité, ces chiffres doivent être multipliés par deux ou trois", a tenu à préciser, hier, le sous-directeur des actions sanitaires de proximité lors d'une conférence de presse tenue au siège du ministère. Le non-respect des conditions d'hygiène et de conservation des produits de consommation par de nombreux citoyens et professionnels du domaine en est bien évidemment à l'origine. Les services du ministère du Commerce sont accusés de faillir à leur mission de contrôle. "C'est au ministère du Commerce de jouer convenablement son rôle de contrôle. Ce n'est pas de notre ressort. On ne nous demande même pas notre aval pour l'attribution du registre du commerce", dénonce le conférencier. En revanche, la fièvre typhoïde est en régression : "Il n'y a pas de recrudescence de la fièvre typhoïde en Algérie. C'est bien le contraire qui se produit. D'autre part, précise le représentant du ministère de la Santé, "il n'est pas juste de parler d'épidémie de typhoïde ces dernières années.
Il y a eu des foyers de typhoïde mais pas du tout d'épidémie." Les wilayas à risque "sont Batna, Skikda, Sétif, Touggourt, Béjaïa et Mostaganem". Il faut rappeler que, sur les 741 malades hospitalisés durant l'année 2003 pour suspicion de fièvre typhoïde, 543 cas ont été confirmés et 3 décès ont été enregistrés. En 2004, 1 032 malades ont été hospitalisés, dont 629 cas confirmés et 2 décès enregistrés. Quant au choléra, insiste le représentant du ministère de la Santé, aucun cas n'a été déclaré depuis 1996.
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La grippe, le sida, la poliomyélite sont les dossiers prioritaires des É.-U., United States Department of State (Washington, DC), 20 Mai 2005
Conférence de presse du ministre américain de la santé à l'occasion de l'Assemblée mondiale de la santé
De l'avis du ministre américain de la santé et des services sociaux, M. Michael Leavitt, la prévention d'une pandémie mondiale de grippe figure au premier plan des ses priorités en matière de santé.
M. Leavitt a souligné ce point lors d'une conférence de presse organisée le 17 mai dans le cadre de l'Assemblée mondiale de la santé qui se tient à Genève du 16 au 25 mai et à laquelle sont représentés les 192 pays membres de l'Organisation mondiale de la santé.
Il a précisé que, parmi les priorités des États-Unis en matière de santé, figurent aussi l'application du Plan d'urgence pour la lutte contre le VIH/sida proposé par le président Bush, qui cible les 15 pays les plus durement frappés par cette affection, ainsi que l'éradication de la poliomyélite dans le monde, la recherche de meilleures solutions à la menace du bioterrorisme et la mise sur pied d'un système mondial plus sophistiqué en ce qui concerne la communication des informations sanitaires.
L'épidémie de grippe aviaire qui s'est déclarée dans 11 pays d'Asie est à l'origine du souci exprimé par M. Leavitt d'éviter une pandémie mondiale de grippe. Pour éviter la propagation du virus de la grippe aviaire, H5N1, qui a rendu malades quelque 90 personnes, les pays touchés ont déjà été obligés de détruire des millions de volatiles.
" Ce qui nous préoccupe vivement, c'est le fait que l'homme n'a développé pratiquement aucune immunité à cette souche de virus. Nous travaillons fiévreusement à la mise au point d'un vaccin et un vaccin est actuellement en phase d'essai clinique ", a-t-il expliqué.
Interrogés par les journalistes, les responsables de la santé américains ont admis que ce vaccin pourrait ne pas conférer une protection parfaite contre une éventuelle mutation du H5N1 qui pourrait se propager chez l'homme et démarrer une pandémie.
Il n'en demeure pas moins, selon eux, que la production de ce vaccin, qui a déjà commencé, prépare le terrain au cas où il serait nécessaire de produire rapidement un grand nombre de doses pour réagir à une pandémie à l'échelle mondiale.
D'autres questions ont été soulevées à l'occasion de la conférence de presse, notamment les programmes américains de lutte contre le sida, la production de médicaments contre le sida et les initiatives mises en oe uvre en Irak par les États-unis en matière de santé.
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