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[e-med] Revue de presse sur le financement de la santé dans les PED


  • From: "remed" <remed@remed.org>
  • Date: Fri, 4 Mar 2005 10:56:38 +0100

* Le Fonds mondial de la santé suspend son financement pour Sénégal
* Contribution canadienne au Fonds SIDA, tuberculose et paludisme
* ONUSIDA souligne les liens entre le SIDA et d'autres dynamiques
* A Paris, les pays riches décident de mieux coordonner leur aide au
développement, LE MONDE | 03.03.05 | 14h32
* Aide au développement : les promesses ne suffisent pas, communiqué de
presse

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Le Fonds mondial de la santé suspend son financement pour Sénégal
http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre078235&dte=01/03/2005

Dakar, Sénégal (PANA) - Le Fonds mondial de lutte contre le Sida,
la tuberculose et le paludisme n'a pas approuvé le financement
additionnel demandé par le Sénégal pour sa seconde phase.

"La subvention, une proposition budgétaire de 7,1 millions sur
une période de 5 ans pour lutter contre le paludisme au Sénégal,
comporte des questions systématiques qui ont été à l'origine des
mauvaises performances", indique un communiqué du Fonds basé à
Genève.

Il a encouragé le Sénégal à "analyser les problèmes qui sont à
l'origine de la mauvaise performance et de formuler une nouvelle
demande".

Le Fonds mondial approuve des propositions de subvention couvrant
une période qui va jusqu'à 5 ans et accepte sur la base d'un plan
d'action et des objectifs de performance quand la subvention est
signée.

Des financements sont d'abord attribués pour les deux premières
années de la période de proposition.

La suite réservée au reste "dépend des satisfactions sur le plan
de la performance par rapport aux objectifs pour les deux
premières années que doit durer la subvention".

Cette évaluation en cours de la deuxième phase est la première
que le Fonds mondial a mis en oeuvre et qui permettra d'évaluer
les performances des subventions dans la lutte contre les trois
maladies pour recevoir un financement pour une seconde phase.

Ce premier procédé a donc pour résultat l'approbation de 21
subventions pour la phase 2 avec une somme estimée à 119 millions
de dollars, une subvention officiellement rejetée et trois autres
qui sont actuellement en train d'être révisées par le bureau.

"Evaluée en fonction des objectifs et le plan d'action convenus
par le principal bénéficiaire et le Fonds mondial à la signature
de la subvention, le Phase 1 de lutte contre le paludisme du
Sénégal a soulevé de sérieuses préoccupations pour ce qui est de
la bonne utilisation des ressources du Fonds mondial", a indiqué
le communiqué dont copie est parvenue à la PANA à Dakar.

Bien que le bureau n'ait pas encore pris une décision de ce
genre, le communiqué note que les informations regroupées durant
les deux dernières années et l'évaluation de la Phase 2 qui vient
d'être bouclée ont montré de sérieux problèmes systématiques avec
la subvention au Sénégal".

La décision du bureau concernant la phase 1 de la subvention du
paludisme pour le Sénégal ne reflète toutefois pas un rejet
possible de la demande ou du soutien actuel pour les autres
subventions au Sénégal.

"En plus, tous les bénéficiaires à qui on a refusé un financement
pour une deuxième phase sont sérieusement encouragés de
s'attaquer aux problèmes actuels ou de la restructuration des
besoins et reposer leur candidature pour les prochaines phases",
a expliqué le Fonds.

Il a indiqué que le dépôt des demandes pour la cinquième phase
commencera le 17 mars et que les dossiers acceptés seront
approuvés par le bureau à l'occasion de sa réunion qui se tiendra
à la fin du mois de septembre.

Pour ce qui est des deux premières subventions évaluées pour le
financement de la phase 2, (Laos PDR Round 1 HIV, and Senegal
Round 1 HIV) le bureau n'est pas d'accord avec les
recommandations du secrétariat du Fond mondial.

"Ces recommandations ont été donc retournées pour une
reconsidération qui sera publiée le 1 avril 2005", indique le
communiqué.

Le Fonds mondial a approuvé 3,1 milliards de dollars pour les
deux premières années de subvention dans 127 pays.

De nouveaux accords de subventions ont été signés presque chaque
mois pour les deux dernières années dont l'évaluation des
subventions deviendra partie intégrante des opérations du Fonds
mondial.

Le Fonds mondial attire et débourse des ressources additionnelles
pour lutter contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Ce partenariat entre les gouvernements, la société civile, le
secteur privé et les communautés affectées représente une
approche novatrice de financement international de la santé.

Le Fonds mondial travaille en proche collaboration avec d'autres
organisations bilatérales et multilatérales pour compléter les
efforts déployés dans la lutte contre le sida.

Dakar - 01/03/2005

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Contribution canadienne au Fonds SIDA, tuberculose et paludisme

Dakar, Sénégal (PANA) - Le Fonds mondial de lutte contre le SIDA,
la tuberculose et le paludisme se réjouit de l'annonce faite par
le gouvernement du Canada, d'allouer 140 millions de dollars
canadiens soit environ 112 millions de dollars US, à titre de
soutien au Fonds mondial pour l'année 2005.

Le Fonds indique dans un communiqué rendu public lundi, que
l'engagement de financement renouvelé qui sera administré par
l'Agence canadienne de développement international (ACDI),
représentait plus du double de la contribution du Canada au Fonds
mondial durant l'année 2004 qui était de 50 millions de dollars
US.

Le Fonds précise que ce montant "fait partie intégrante du budget
de 340 millions de dollars canadiens, affecté aux initiatives
globales en matière de santé, dans le cadre de l'engagement du
Canada à réaliser les Objectifs de développement pour le
millénaire".

"L'augmentation de la contribution du Canada est particulièrement
la bienvenue, en cette année de défis extraordinaires pour le
Fonds", s'est réjoui Richard Feachem, directeur exécutif dudit
Fonds.

"Nous aurons besoin de 2,3 milliards de dollars US en 2005 pour
satisfaire à nos engagements actuels. D'ici 2007, nous estimons
nos besoins financiers à 3,6 milliards de dollars US. C'est
pourquoi, nous encourageons les autres pays à suivre l'exemple du
Canada", a ajouté M. Feachem.

Le Canada fait partie d'un petit groupe de pays qui avaient pris
l'initiative en 2001 de créer ce Fonds.

Ce pays nord-américain siège au Conseil d'administration du
Fonds tout en étant un partenaire actif dans le développement et
l'amélioration de la structure et de l'efficacité du Fonds.

Le Canada devient ainsi le premier donateur majeur à promettre
d'accroître son soutien au Fonds mondial pour l'année 2005,
affirme le communiqué qui ajoute que le budget fédéral du Canada,
présenté le 25 février 2005, "accorde également une place
importante à l'aide internationale en faveur de l'Afrique en tant
que région où la réduction de la pauvreté et l'éradication des
maladies sont un impératif".

"Les subventions du Fonds mondial consenties depuis 2002,
traduisent également cette priorité, alors que plus de 60 pour
cent des 3,1 milliards de dollars US alloués à cette date, ont
été transformés en dons en faveur des pays d'Afrique", note le
communiqué.

Le Fonds mondial est le fruit d'un partenariat public-privé dont
l'objectif est d'attirer et de dégager des ressources
supplémentaires pour prévenir et traiter le SIDA, la tuberculose
et le paludisme, trois maladies qui tuent quelque six millions de
personnes par an dans le monde, particulièrement dans les pays en
développement.

Dakar - 01/03/2005

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ONUSIDA souligne les liens entre le SIDA et d'autres dynamiques

Addis Abeba, Ethiopie (PANA) - Malgré la priorité donnée à la lutte
contre le VIH/SIDA en Afrique, la multiplication des réactions
locales mal coordonnées risque de provoquer une déperdition des
ressources, des énergies et des capacités institutionnelles, avertit
le Programme commun des Nations unies contre le VIH/SIDA (ONUSIDA).

Dans un document rendu public mardi à Addis-Abeba, ONUSIDA
affirme que l'épidémie pourrait continuer de sévir à l'état
endémique en Afrique si la question du VIH est examinée en dehors
de son contexte (contexte social, économique et politique) et
traitée essentiellement comme une question se résumant à un
changement individuel de comportement ou le traitement d'une
personne.

"En dépit des fluctuations de l'aide, des incertitudes
économiques et des problèmes de gouvernance, l'Afrique peut
collectivement jeter les bases d'une croissance et d'un
développement futurs et réduire l'incidence du VIH", déclare
ONUSIDA avant le lancement de sa nouvelle publication sur
l'épidémie, prévu vendredi, sur place.

Le directeur exécutif d'ONUSIDA, le Dr Peter Piot, rejoindra le
président éthiopien, Girma Woldegiorgis, l'ancien président
zambien Kenneth Kaunda et de hauts responsables de l'Union
africaine (UA) pour le lancement de l'étude "Le SIDA en Afrique :
Trois scénarios vers 2025".

Le document présente trois scénarios qui décrivent la manière
dont l'épidémie du SIDA pourrait évoluer d'ici 2025, en se basant
sur des initiatives prises aujourd'hui par les communautés
universelles et africaines.

Bien que ces scénarios ne soient pas des prédictions, ONUSIDA
maintient qu'il s'agit d'informations plausibles sur l'avenir et
la façon dont l'épidémie de SIDA pourrait évoluer en Afrique au
cours des 20 prochaines années.

Dans le premier scénario, ONUSIDA décrit une situation de "choix
difficiles" qui se présente aux chefs d'Etat africains appelés à
prendre des décisions difficiles susceptibles de freiner la
propagation du VIH à long terme, même si cela doit provoquer des
problèmes sur le court terme.

En ce qui concerne le scénario des "choix difficiles", l'épidémie
est considérée comme partie de la crise du sous-développement et
des actions ont été prises par chaque pays, dans un contexte
marqué par l'insuffisance des ressources et la stagnation des
flux de l'aide publique au développement destinés à la lutte
contre le sous-développement.

Pour ce qui est du scénario suivant, qualifié par ONUSIDA de
"pièges et séquelles", les bonnes intentions manifestées pour
freiner la propagation de la maladie ont été contrariées par un
malaise sous-jacent lié au développement et qui "demeure intact
du fait de la quête de rapides profits".

"Le VIH et le SIDA vont bénéficier d'une attention soutenue dans
un futur proche, mais, les réponses sont fractionnées et à court
terme", a observé l'agence onusienne.

En ce qui concerne le troisième scénario, "périodes de
transition", ONUSIDA prévoit la mobilisation des sociétés civiles
nationales et internationales, en commençant par les militants
qui plaident pour le traitement par la mise à disposition
d'antirétroviraux et prévoit un élargissement graduel des
préoccupations, des aptitudes et de l'engagement de la société
civile.

ONUSIDA a bon espoir que si ces transitions peuvent être
réalisées en l'espace d'une génération, elles pourraient alors
réduire considérablement le nombre de personnes infectées par le
VIH.

En outre, note l'organisme onusien, "elles pourraient changer
fondamentalement l'évolution de la situation en Afrique, dans le
monde et dans le 21ème siècle."

Selon ONUDIS, les statistiques offrent un bref instantané de la
réalité récente, mais elles donnent peu d'informations sur le
contexte plus large de l'épidémie du SIDA, ou de ses
interconnexions complexes avec d'autres questions majeures, comme
le développement humain, la sécurité humaine, la paix et la
violence.

Addis Abeba - 01/03/2005


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A Paris, les pays riches décident de mieux coordonner leur aide au
développement
LE MONDE | 03.03.05 | 14h32

Ils étaient une petite trentaine, mercredi 2 mars en fin d'après-midi,
sous la neige, à manifester à Paris, devant le Palais Omnisports de
Bercy. Sur leur combinaison, un autocollant : "0,7 %". Ce chiffre
correspond à la part que les pays riches ont promis de consacrer à
l'aide au développement... il y a trente ans, sans jamais l'atteindre.


Quatre d'entre eux, montés sur des échasses, se sont coiffés de grosses
têtes en papier mâché représentant George Bush, Jacques Chirac, Gerhard
Schröder, Tony Blair. Les quatre marionnettes se sont alors postées
près d'une grande pancarte demandant : "Où passe l'aide ?" Et chacun de
répondre, tour à tour, par écriteau interposé : "J'achète votre maïs
transgénique", dit le Burkina Faso au "président Bush"; "je privatise
votre eau" dit l'Argentine à "Chirac"; "je vire les enseignants"
poursuit la Zambie à l'adresse de "Blair", et le Pakistan rappelle à
"Schröder": "j'achète vos armes". La coalition "2005, plus d'excuses" -
une quarantaine d'organisations, de syndicats et d'ONG -, qui relaie en
France l'Action mondiale contre la pauvreté, lancée en janvier au Forum
de Porto Alegre (Brésil), apportait ainsi sa contribution critique à la
réflexion menée, à un jet de pierre de là, sur l'aide au développement.

Au même moment, en effet, au ministère des finances, une centaine de
pays du Nord et du Sud tentaient de finaliser une déclaration commune
pour clôturer les trois jours d'un forum consacré à "l'amélioration de
l'efficacité" de ladite aide.

Une réunion de plus, dira-t-on, sur un sujet qui n'a toujours pas
trouvé de réponse satisfaisante. Pas tout à fait. "Voilà trois ans
qu'un consensus existe au sein de la communauté internationale pour
mieux cibler et harmoniser l'aide des pays donateurs. Mais la vraie
question est désormais celle du passage à l'acte", disait James
Wolfensohn, le président de la Banque mondiale, au début du Forum. Eh
bien c'est fait, tout du moins sur le papier, avec la Déclaration de
Paris. Le texte, adopté en début de soirée malgré les réticences des
Etats-Unis, rappelle les grands principes de l'attribution de l'aide :
"l'appropriation", c'est-à-dire la prise en main des politiques d'aide
par les pays en développement eux-mêmes ; l'"alignement", dont le but
est d'inclure l'aide dans les stratégies nationales du pays receveur et
l'harmonisation entre les donateurs, afin d'éviter doublons et
surcharges administratives. Des "indicateurs de progrès" à l'horizon
2010 ont été fixés. Il s'agit par exemple de réduire de moitié, en se
coordonnant, le nombre de missions sur le terrain.

Car de ce point de vue le tableau est affolant. En 2002 par exemple, 25
donateurs bilatéraux, 19 agences multilatérales et quelque 350 ONG
étaient sur le terrain au Vietnam. Au total, plus de 8 000 projets
étaient en cours en même temps. Avant la grande réforme des donateurs
en Tanzanie, le ministre des finances devait fournir 10 000 rapports
chaque année et recevoir 2 000 délégations, chacune d'elles voulant
être reçue par les plus hautes autorités de l'Etat. En Zambie, le
ministre des finances gérait 1 200 comptes de donateurs différents. En
Ouganda, seulement 30 % des projets consacrés à la santé par les
donateurs répondaient aux priorités fixées par le gouvernement dans ce
domaine.

PRATIQUES DÉSORDONNÉES

Le constat est unanime. Les pays bénéficiaires sont submergés par les
aides consenties par de trop nombreuses agences, chacune d'elles
requérant des négociations distinctes et une gestion qui absorbe le
temps d'un appareil d'Etat dont les capacités institutionnelles sont
déjà limitées. Au lieu de mettre en ouvre leur propre politique
économique ou de santé ou de s'occuper de leur population, les
gouvernements passent leurs temps à rédiger des rapports pour chaque
donateur, à s'adapter aux procédures et aux demandes de chacun et à
recevoir des centaines de missions chaque année. "Notre vision à court
terme des financements et notre volonté de brandir des étendards font
partie du problème. Trop d'attention est donnée à l'affichage de notre
aide nationale et trop peu est accordée aux objectifs de lutte contre
la pauvreté", déclarait récemment le ministre norvégien de la
coopération, Hilde F. Johnson.

"La réduction des budgets et le souvenir des ratés de l'aide nous ont
rendus méfiants", a coutume de dire Mark Malloch Brown, le directeur
général du PNUD (Programme des Nations unies pour le développement).
L'engagement pris à Bercy fournit une feuille de route qui devrait
redonner confiance aux donateurs et permettre de démontrer à leur
opinion publique que leur argent est bien utilisé.

La communauté internationale s'est engagée à diviser par deux la
pauvreté d'ici à 2015. Ce sont les "Objectifs du millénaire", et selon
la Banque mondiale il faut doubler l'aide actuelle (environ 60
milliards de dollars) pour espérer les atteindre, en partenariat. Aux
pays riches de fournir une aide plus abondante et adaptée ; aux
bénéficiaires de définir leurs priorités, de lutter contre la
corruption, bref, de s'approprier leur programme de développement. Et
ils ont commencé à le faire en mettant en cause les pratiques
désordonnées et cocardières des pays donateurs.

De fait, et c'est la nouveauté de la Déclaration de Paris, ceux-ci ont
commencé à balayer devant leur porte.

Babette Stern

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COMMUNIQUE DE PRESSE / 02-03-05

Suite à la Déclaration de Paris sur l'efficacité de l'aide
Aide au développement : les promesses ne suffisent pas

Les pays riches, réunis à Paris pour cordonner leurs politiques d'aide
au développement, se sont encore une fois contentés de promesses. Les
ONG françaises dénoncent les manouvres dilatoires des pays riches qui,
déjà incapables d'honorer leur engagement de consacrer 0,7% de leur
revenu à l'aide, n'ont pris aucune mesure concrète pour en assurer
l'efficacité.

Alors que le bilan à tiers parcours des objectifs du Millénaire est
catastrophique, il n'est plus l'heure de tergiverser. Comme le démontre
le Rapport Sachs, remis en janvier à Kofi Annan, la non-réalisation des
objectifs du Millénaire, auxquels se sont engagés 191 pays du monde en
l'an 2000, signifierait la mort de dizaines de millions d'hommes, de
femmes et d'enfants faute des soins et de l'alimentation essentiels. Ce
n'est pas une question de moyens, c'est une question de volonté
politique.

A l'issue du Second sommet sur l'efficacité de l'aide, les ONG
françaises sont déçues car elles ne constatent aucune avancée majeure
pour améliorer l'efficacité de l'aide. Comme à Rome en 2003, les
bailleurs se satisfont de déclarations d'intentions :

Ø Aucune mesure concrète ne garantit que les bénéficiaires, en
particulier les populations les plus pauvres, soient au cour de la
définition et de la mise en oeuvre des politiques d'aide. Les bailleurs
refusent même d'en finir avec « l'aide liée » (conditionnée à l'achat
de produits ou services, souvent onéreux et inadaptés, des entreprises
du pays donateur).

Ø Aucun mécanisme n'est mis en place pour assurer une évaluation
indépendantede la mise en ouvre effective de l'aide, associant les pays
bénéficiaires.

Ø Comme l'a déclaré le délégué mozambicain devant les bailleurs de
fond lors du Sommet, « les pays riches vont harmoniser du vide, s'ils
ne respectent pas leur promesse d'augmenter considérablement les
montants d'aide ».

En marge du Sommet, les organisations de la société civile française,
réunies au sein de la coalition « 2005 : plus d'excuses ! » ont tenu à
rappeler les pays riches à leurs engagements en organisant une action
de rueen face du ministère de l'Economie et des Finances, à Bercy, où
étaient réunis l'ensemble des bailleurs (Les photos peuvent vous être
fournies, contacter Laetitia Guidi, Agir ici : 01 56 98 24 46).

La coalition "2005 : plus d'excuses !" est composée d'une quarantaine
d'organisations, syndicats, ONG. Elle relaye en France l'Action
mondiale contre la pauvreté, qui regroupe des centaines d'organisations
à travers le monde. Tout au long de l'année 2005, des millions de
citoyens se mobiliseront notamment dans le cadre des "journées du
bandeau blanc"(1er juillet, 10 septembre et 10 décembre), afin de
rappeler aux dirigeants qu'ils doivent tenir leurs engagements. Le
bandeau blanc est le symbole de cette mobilisation internationale

Pour en savoir plus : www.2005plusdexcuses.org

Contacts:
Laetitia Guidi, Agir ici : lguidi@agirici.org, tel : 01 56 98 24 46
Véronique de La Martinière, CCFD : v.delamartiniere@ccfd.asso.fr, Tel :
01 44 82 80 64
Sandrine Auneau, Coordination SUD : info@coordinationsud.org, tel : 01
44 72 87 14
Maÿlis d'Aboville, Secours Catholique-Caritas France :
maylis-d-aboville@secours-catholique.asso.fr, tel : 06 07 12 46 36