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[e-med] Le projet de nouveau traitement de la malaria arrêté à cause d'une dispute sur son financement


  • From: "remed" <remed@remed.org>
  • Date: Mon, 28 Feb 2005 09:41:02 +0100

[remerciements à CR pour la traduction de cet article de e-drug.CB]

Le projet de nouveau traitement de la malaria arrêté à cause d'une
dispute sur son financement

Le manque d'artémisine préqualifiée par l'Oms continue.

Novartis, le seul possesseur de l'association ACT (Coartem ®) demande plus
de garanties financières. Ce que cette histoire financière (à utiliser à bon
escient) ne dit pas est que Novartis ne semble pas avoir le contrôle de ses
propres activités : le site de l'OMS sur la qualité dit que l'usine où est
produit le Coartem de Novartis en Chine n'est pas à 100% aux normes BPF
(voir
http://mednet3.who.int/prequal/WHOPARPIR/WHOPIR/NovartisBeijingWHOPIR.pdf

De Andrew Jack à Londres

Publié dans le Financial Times le 19 février 2005.

Le projet de nouveau traitement de la malaria arrêté à cause d'une dispute
sur son financement

Des plans ambitieux d'épargner des centaines de milliers de vies chaque
année grâce aux nouveaux traitements de la malaria sont en suspends à cause
d'un désaccord sur le financement de leur production.

Novartis, le labo suisse producteur du Coartem a demandé à l'OMS un
engagement de trois ans d'achat de son produit.

La nouvelle approche de Novartis s'avère plus délicate que celle de 2001,
quand il prétendait pouvoir fournir le Coartem à un bon prix aux malades de
la malaria, signe de son engagement à aider les victimes de cette maladie
dans les pays en développement.

Mais le labo déclare que les prévisions de la demande pour ce produit
excèdent les premières prévisions faites par l'OMS, et que par conséquent il
ne peut pas garder son engagement sans une certaine assurance financière sur
les achats pour justifier les investissements à faire.

Novartis a rappelé être prêt à fournir à prix coûtant, mais il demande des
garanties d'achat et une augmentation du prix en rapport avec la nécessité
de créer deux sites de production pour satisfaire la demande.

Dan Vasella, le PDG de Novartis, a dit qu'il n'y a rien de plus sûr que
l'engagement
à fournir l'artémisine à prix coûtant, mais que de nombreuses incertitudes
entourent le projet.

Depuis la première annonce de partenariat entre l'OMS et Novartis, plus de
40 pays ont modifié leurs politiques de santé, abandonnant les traitements
anciens de la malaria, moins efficaces, pour l'artemisine, dérivée d'une
plante cultivée en Chine.

Il en est résulté un accroissement très rapide de la demande de quelques
centaines de doses par an à près de 200 millions en 2008.

Ce qui a déjà créé des ruptures dans les approvisionnements des éleveurs
chinois et parallèlement a généré des cultures expérimentales en Afrique
pour améliorer l'approvisionnement en matière première.

Novartis qui s'est efforcé d'atteindre son objectif de fournir 30 millions
de doses cette année déclare subventionner la production à hauteur de 15
millions de dollars par an et contrôler 60% de la production globale.

De nombreuses associations à base de ce produit existent, dont une par
Sanofi, et d'autres sont en développement.

Richard Feacham, le Directeur du Fonds Mondial, l'agence internationale
coordonnant les traitements contre le SIDA, la malaria et la TB, a déclaré
de son côté être en pourparlers avec des fabricants sur un mécanisme
garantissant les fournitures. Ce mécanisme sera révélé dans deux mois.

"Notre objectif est de créer un marché concurrentiel où l'offre et la
demande se rejoignent aux meilleurs prix possible » a-t-il annoncé.

Plus de 200 millions de dollars sont déjà alloués par le Fonds pour la
malaria. On pense à recentraliser et réallouer certaines de ces sommes qui
ne se dépensent que lentement.

----- Message d'origine -----
De : "E-Drug" <e-drug@healthnet.org>
À : "E-drug" <e-drug@healthnet.org>
Envoyé : mercredi 23 février 2005 17:28
Objet : [e-drug] Finance dispute halts new malaria treatment project

E-DRUG: Finance dispute halts new malaria treatment project
-----------------------------------------------------------
[The shortage of WHO-prequalified artemisinine combinations continues.
Novartis, which has the only prequalified ACT combination (coartem (R)),
wants more financial guarantees. What this Financial Times story (copied
as fair use) does not reveal, is that Novartis apparently doesn't have its
own house in order either: the WHO PQ website states that the Novartis
co-artem plant in China is not yet 100% GMP compliant - see
http://mednet3.who.int/prequal/WHOPARPIR/WHOPIR/NovartisBeijingWHOPIR.pdf
WB]

Finance dispute halts new malaria treatment project

By Andrew Jack in London
Published: February 19 2005
Financial Times

Ambitious plans to save hundreds of thousands of lives a year with new
anti-malaria treatments are being held up by a dispute about how their
production will be financed.

Novartis, the Swiss pharmaceuticals company that manufacturers the drug
Coartem, has demanded that the World Health Organisation provide it with
binding three-year contracts to purchase its medicines.

The move represents a tougher approach by Novartis to the WHO than the
company took in 2001, when it pledged to provide Coartem affordably to
malaria sufferers as part of its commitment to helping victims of the
disease in the developing world.

However, the company says that forecast demand for its drug has since
grown well beyond the original predictions made by the WHO, and it is
unwilling
to maintain its commitment to the offer without some degree of financial
certainty about purchases to justify the investment it will make.

Novartis has stressed that it wants to provide the treatment at cost, but
has called for guaranteed purchases and a price increase, to reflect the
need to create two large-scale factories to meet demand.

Dan Vasella, chief executive, said there was "nothing more certain" than
his company's commitment to providing artemesium at cost, but added that
there
was a lot of uncertainty that needed to be resolved.

Since the WHO and Novartis first announced their partnership, more than 40
countries have switched their health policies to abandon less effective,
older-generation malaria drugs in favour of those based on artemesium,
derived from a plant cultivated in China.

The result has been to increase the predicted demand for the new drug
sharply from a few hundred thousand doses a year to as many as 200m a year
by 2008.

That has already created shortfalls in supplies from Chinese farmers and
sparked experimental planting of artemesium in a number of African countries
to boost raw material supplies.

Novartis, which has struggled to meet targets for this year of 30m doses and
which says it is subsidising production by $15m (11.5m, #7.9m) a year,
controls about 60 per cent of current global production.

A number of related drug combinations are produced, including one by Sanofi,
and others are currently being tested.

Richard Feacham, head of the Global Fund, the international agency
co-ordinating Aids, TB and malaria treatment, said he was in discussions
with manufacturers about a mechanism to provide guarantees likely to be
unveiled within two months.

"Our goal is as soon as possible to create a competitive market where supply
meets demand and the best possible prices are obtained," he said.

The fund already has more than $200m earmarked for malaria treatment, and is
likely to recentralise and pledge to manufacturers some of those funds that
had already been allocated to individual countries but which were moving
only slowly towards being spent.