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[e-med] Un traitement facilement administrable pour prévenir la mortalité infantile liée au paludisme en zone rurale.
- From: "Pascal Millet" <pascal.millet@u-bordeaux2.fr>
- Date: Mon, 14 Feb 2005 10:28:27 +0100
[remerciements à PM pour la traduction de cet article du BMJ et son graine de sel à la fin.CB]
Un traitement facilement administrable pour prévenir la mortalité
infantile liée au paludisme en zone rurale.
Un schéma thérapeutique simple administré en première intention à des
enfants atteints de paludisme sévère et incapables de recevoir un
traitement par vois orale, peut sauver de nombreuses vies, disent les
chercheurs dans la revue scientifique BMJ.
Chaque année, plus d'un million d'enfants meurent de paludisme en
Afrique. La majorité des décès arrive en dehors de l'hôpital, dans des
zones rurales reculées. Lorsque les enfants arrivent à l' hôpital, la
moitié décède dans les 24 heures suivant leur admission.
Les traitements conventionnels, par injection intraveineuse de quinine,
ne peuvent pas être administrés hors d'un centre de santé. Il est donc
crutial de pouvoir disposer d'un traitement initial facilement
administrable par la communauté, permettant un traitement initial
réduisant la charge parasitaire et la symptomatologie, et donnant ainsi
le temps à la famille d' accéder à un centre de santé pour une cure
radicale.
Un essai clinique randomisé a été réalisé en Ouganda pour comparer
l'efficacité d'un traitement par injection intraveineuse de quinine avec
l'administration intrarectale de supositoires d'artéméther chez 103
enfant agés de 6 mois à 5 ans et atteints de paludisme sévère.
Les deux traitements ont montré une efficacité comparable, et les
auteurs proposent d'utiliser l'artéméther intra-rectale pour le
traitement du paludisme sévère en cas d'absence de proximité d'un
personnel médical qualifié et d'équipement permettant de pratiquer une
perfusion.
Ces résultats sont encourageants, et, bien qu'un seul essai de cette
taille ne soit pas suffisant pour proposer une modification de prise en
charge par des suppositoires d'artéméther, il est prouvé que la mise à
disposition d'un traitement antipaludique à proximité du domicile permet
une prise en charge rapide des cas de paludisme, et réduit ainsi le
risque de décès.
Note personnelle du traducteur : La problématique des traitements de
première intention par voie rectale a été posée voici plusieurs années,
en particulier par le Dr. Hubert Barennes, qui a réalisé plusieurs
études cliniques au Burkina Faso. A l'heure actuelle, des formulations
galéniques à base de suppositoire sont disponibles (quinine, dérivés de
l'artémisinine), mais les problèmes de conservation des suppositoires,
qui doivent être gardés au frais, retardent la mise en place de ce type
de traitement. Des recherches sont en cours pour mettre au point des
formulations intra-rectales stables à température ambiante, et aussi
économiques et facile d'administration que les supositoires.
Pascal MILLET, TropiVal
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SIMPLE TREATMENT COULD PREVENT MANY CHILD MALARIA DEATHS
(Rectal artemether versus intravenous quinine for the treatment of
cerebral malaria in children in Uganda: randomised clinical trial)
http://bmj.com/cgi/content/full/330/7487/334
(Editorial: Rectal artemether and intravenous quinine for treating
severe malaria)
http://bmj.com/cgi/content/full/330/7487/317
A simple drug, given to children with severe malaria before they reach
hospital, has the potential to save many lives, say researchers in this
week's BMJ.
Every year over a million children die of malaria in Africa. The
majority of fatalities occur outside hospital, especially in rural areas. Forthose who do make it to hospital, half of deaths occur within 24 hours of admission.
Conventional treatment, given by injection, is not possible to
administer outside hospital, so buying time by starting treatment which is easy to administer in the community is crucial.
Researchers in Uganda compared the effectiveness and safety of
conventional treatment (intravenous quinine) with an alternative treatment
(artemether, given as a suppository) in 103 children aged between 6 months and 5 years with severe malaria.
They found the two treatments broadly comparable and suggest that rectal artemether could be used to treat severe malaria where qualified staff
and equipment for intravenous therapy is not available.
These are encouraging results, say experts in an accompanying editorial.
Although a single trial of this size cannot alone be the basis for
policy change, rectal artemisinins might be one safe and effective way to
reduce the risk of children dying before reaching hospital.
Providing effective antimalarial treatment close to home to reduce delay has the potential to save many lives, they conclude.
Contacts:
Paper: James Tumwine, Associate Professor, Department of Paediatrics and
Child Health, Makerere Medical School, Kampala, Uganda
Email: jtumwine@imul.com
Editorial: Christopher Whitty, Senior Lecturer, Department of Infectious
and Tropical Diseases, London School of Hygiene and Tropical Medicine,
London, UK
Email: christopher.whitty@lshtm.ac.uk
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