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[e-med] (6)Nouvelle taxe de 10% sur les médicaments en Afrique de l'Est


  • From: "Jean-loup REY" <jean-loup.rey@esther.fr>
  • Date: Fri, 28 Jan 2005 09:20:52 +0100

Bravo on attend les assoc du nord

Dr Jean Loup REY
ESTHER
36 rue de Charenton
75012 Paris
01 53 17 51 59
jean-loup.rey@esther.fr


-----Message d'origine-----
De : e-med-bounces@healthnet.org [mailto:e-med-bounces@healthnet.org] De
la part de Carinne Bruneton
Envoyé : jeudi 27 janvier 2005 14:07
À : e-med@healthnet.org
Objet : [e-med] (5)Nouvelle taxe de 10% sur les médicaments en Afrique
de l'Est

Une activiste kényane dénonce la hausse des prix des ARV
Nairobi - 26/01/2005

Nairobi, Kenya (PANA) - Une activiste kényanne du SIDA s'est
montrée sceptique quant au succès de l'objectif "3x5", estimant
que la hausse récente du coût des médicaments initiée par le
gouvernement verra plus de malades du VIH/SIDA sombrer
davantage dans la misère.

S'exprimant à l'occasion du lancement du rapport sur le
traitement "3x5", Ansuta Wagura, la directrice exécutive du
Réseau des femmes kényannes vivant avec le SIDA (KENWA), a dit
que la plupart des patients atteints de la maladie vivaient en
dessous du seuil de pauvreté et pouvaient à peine s'offrir un
repas décent, et à plus forte raison des médicaments onéreux.

L'objectif "3x5" de l'ONU vise à traiter trois millions de
personnes avec les ARV (médicaments antirétriviraux) d'ici à la
fin 2005.

Tout en se félicitant des efforts des pays à titre individuel de
fournir un traitement médical à leurs patients, Mme. Wagura a
dénoncé la situation du Kenya, indiquant que beaucoup reste à
faire pour que les malades du SIDA reçoivent les soins qu'ils
méritent.

"Le coût actuel des antirétroviraux - 500 shillings par mois -
est trop élevé pour le Kényan moyen qui lutte pour avoir de quoi
se nourrir", a-t-elle souligné.

Mme Wagura, elle-même victime du SIDA, bénéficiaire du
programme ARV, a en outre parlé des effets secondaires des
médicaments et constaté que le patient doit avoir une bonne
alimentation.

"Je suis moi-même sous ARV et je dois me lever au moins quatre
fois la nuit pour manger quelque chose. Comment ça se passe
pour quelqu'un qui n'a même pas les moyens de s'offrir un
repas ?", s'est-elle demandée.

Elle a mis au défi le gouvernement de proposer un programme
nutritionnel pour compléter le programme ARV afin d'en récolter
les bénéfices.

Mme Wagura a également dénoncé les frais de tests de laboratoire
qui sont trop élevés et empêchent beaucoup de malades de faire le
test qui est obligatoire avant d'être inscrit sur un programme
ARV.

Des informations publiées la semaine dernière dans des médias
locaux indiquent que le coût des médicaments importés va être
majoré de 10 pour cent, une décision qui risque de
compliquer les efforts du gouvernement pour offrir des soins de
santé abordables à tous les Kényans.

Cette hausse, d'après des sources du secteur pharmaceutique, a
été provoquée par les nouveaux Tarifs extérieurs communs (TEC) de
la Communauté est-africaine introduits en décembre 2004.


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