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[e-med] ARV/Forum économique mondial de Davos


  • From: "Carinne Bruneton" <remed.75013@wanadoo.fr>
  • Date: Thu, 27 Jan 2005 14:50:47 +0100

? Communiqué conjoint OMS/ONUSIDA/Fonds mondial/Gouvernement des
Etats-Unis
? Chirac propose une taxe mondiale contre le sida

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Communiqué conjoint OMS/ONUSIDA/Fonds mondial/Gouvernement des
Etats-Unis
700 000 personnes vivant avec le SIDA dans les pays en développement
sont désormais
http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2005/pr07/fr/index.html
Traitées des partenariats entre l'ensemble des secteurs permettent
d'élargir l'accès au traitement

26 JANVIER 2005 | DAVOS -- Fin 2004, 700 000 personnes vivant avec le
SIDA dans les pays en développement recevaient un traitement
antirétroviral grâce aux efforts conjugués des gouvernements nationaux,
des donateurs et d?autres partenaires. Cela représente une augmentation
d?environ 75 % du nombre total de personnes traitées par rapport à il y
a un an (ce chiffre était de 440 000 en juillet 2004).

Aujourd?hui, lors d?une conférence de presse conjointe à la réunion
annuelle du Forum économique mondial de Davos, en Suisse, l?Organisation
mondiale de la Santé (OMS), le Programme commun des Nations Unies sur le
VIH/SIDA(ONUSIDA), le Gouvernement des Etats-Unis d?Amérique et le Fonds
mondial de lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme, ont
annoncé les résultats de leurs efforts conjoints pour accroître la mise
à disposition des traitements antirétroviraux dans les pays pauvres. Ils
ont souligné que si des progrès avaient pu être faits c?était grâce à
une vaste collaboration et à une unité d?action. Toutefois, toutes les
organisations ont averti que les efforts devraient être poursuivis dans
les pays et au niveau international pour continuer à progresser sur la
voie de l?accès au traitement pour tous ceux qui en ont besoin.

"Nous saluons les pays qui aujourd'hui nous ont montré que le traitement
est possible et qu'il peut être rapidement développé même dans les
contextes les plus défavorisés. Le traitement anti-SIDA est chaque jour
plus accessible grâce au dévouement des médecins, des infirmiers et des
infirmières, des agents de santé et des personnes vivant avec le VIH ou
le SIDA, qui souvent travaillent dans des circonstances difficiles pour
que le rêve d'un traitement universel devienne réalité" a déclaré le Dr
LEE Jong-wook, Directeur général de l'OMS.

Les organisations ont indiqué que des obstacles très réels devaient
encore être surmontés pour atteindre le but de l?accès universel au
traitement. Dans de nombreux pays, les progrès sont beaucoup plus
rapides, mais pour instaurer l?accès universel, la communauté
internationale et les gouvernements nationaux doivent faire bien plus
pour traduire leurs engagements politiques et financiers en actions
réelles dans les pays.

« Le but-même du plan d?urgence pour le SIDA du Président Bush est de
travailler main dans la main avec des gouvernements hôtes et nos autres
partenaires de ces pays à l?appui de la stratégie nationale de chaque
pays » a déclaré l'Ambassadeur Randall Tobias, des Etats-Unis d'Amérique
et Coordonnateur mondial pour le SIDA. « Les résultats qui sont examinés
aujourd?hui par les donateurs et des organisations internationales ont
été obtenus grâce au travail acharné de personnes de talent dans les
pays. Nous nous attachons à soutenir leurs efforts mais le véritable
mérite leur revient ».

La collaboration entre l?ensemble des secteurs permet de développer
l?accès au traitement. Cela est possible parce que les gouvernements
nationaux ont pris l?initiative de coordonner les efforts avec tous les
partenaires afin d?élargir le traitement dans les zones urbaines et
rurales. Le Fonds mondial fournit des crédits assortis d?une flexibilité
d?utilisation aux gouvernements et aux projets. Les Etats-Unis financent
des programmes et le développement des capacités à l?appui des
stratégies nationales, tout en fournissant une assistance technique et
des conseils. L?OMS et l?ONUSIDA fournissent aussi une assistance
technique et des conseils pour aider les pays à investir les crédits
dans des programmes concrets. Les ONG, les organisations
confessionnelles, les réseaux de personnes vivant avec le VIH/SIDA et le
secteur privé apportent tous leur contribution.

« Au cours de l?année écoulée, la collaboration a montré que plusieurs
initiatives pouvaient agir ensemble pour déboucher sur une accélération
réelle. Si les chiffres d?aujourd?hui sont encourageants, l?action menée
jusqu?ici a jeté les bases d?un développement encore plus large au cours
des mois et des années à venir » a déclaré le Dr Richard Feachem,
Directeur exécutif du Fonds mondial contre le SIDA, la Tuberculose et le
Paludisme.

Selon l?OMS et l?ONUSIDA, les bilans actuels sont les estimations les
plus exactes dont on dispose aujourd?hui. Ils reposent sur un ensemble
de chiffres fournis par les pays et les partenaires. Dans la région la
plus touchée ? l?Afrique subsaharienne ? le nombre de personnes en
traitement a doublé au cours des six derniers mois, passant de 150 000 à
310 000. En Asie, le chiffre a doublé depuis juin, passant de 50 000 à
100 000. En Amérique latine et aux Caraïbes, les chiffres ont continué à
s?améliorer, et l?on compte désormais 275 000 personnes en traitement
dans cette région. Le Botswana et plus de dix pays d?Amérique latine
traitent déjà 50 % ou plus des personnes ayant besoin d?être traitées
dans ces pays. Mettant à profit des années de travail des programmes de
sensibilisation et de prévention, l?Ouganda et la Thaïlande devraient
traiter 50% au moins des personnes visées au cours du premier semestre
2005.

Début décembre 2004, 240 000 personnes étaient traitées grâce à des
fonds du Gouvernement des Etats-Unis d?Amérique et du Fonds mondial. Ce
chiffre augmente rapidement à mesure que de nouveaux programmes de
traitement accélèrent leurs activités.

« Nous savons que pour traiter les gens, il ne suffit pas de donner
accès aux antirétroviraux » a déclaré le Dr Peter Piot, Directeur
exécutif de l?ONUSIDA. « Les personnes vivant avec le VIH ont besoin de
services complets, allant du dépistage et du conseil au soutien
nutritionnel. De la même façon qu?il est urgent d?accroître l?accès au
traitement, nous devons aussi renouveler notre engagement en faveur de
la prévention des nouvelles infections ».

L?OMS et l?ONUSIDA estiment que, fin 2004, quelque 6 millions de
personnes étaient en attente de traitement dans les pays en
développement. En décembre 2003, l?OMS, l?ONUSIDA et les partenaires des
Nations Unies ont annoncé leur objectif des « 3 millions d?ici 2005 »,
exhortant les pays à fournir un traitement à 3 millions de personnes,
soit la moitié des personnes qui en auraient besoin, d?ici fin 2005.
L?OMS et l?ONUSIDA estime qu?au total 72 % des besoins non satisfaits en
matière de traitement concernent l?Afrique subsaharienne et 22 % l?Asie.
L?Afrique du Sud, l?Inde et le Nigéria représentent à eux seuls 41 % des
besoins. La cible des « 3 millions d?ici 2005 » ne pourra être atteinte
que si des progrès importants sont faits dans les pays où les besoins
sont les plus grands.

L'OMS et l'ONUSIDA ont publié aujourd'hui les résultats des efforts
mondiaux visant à élargir l'accès aux antirétroviraux dans les pays
pauvres dans le deuxième Rapport de situation de l'Initiative "3
millions d'ci 2005". Le chiffre de 700 000 personnes traitées correspond
à l'objectif intermédiaire pour 2004, ainsi que l'indique la stratégie"
3 millions d'ici 2005"de l'OMS et de l'ONUSIDA.


LIENS CONNEXES

- "3 by 5" Progress report, December 2005 - en anglais
- Aide-mémoire
- ONUSIDA - en anglais
- Le Fonds mondial
- World Economic Forum - en anglais
Pour plus d'informations:


Mr Iain Simpson
Bureau du Directeur général/Médias et Communications
OMS/Genève
Téléphone: +41 22 791 3215
Tél. portable: +41 79 475 5534
Courriel: simpsoni@who.int

Mr Jon Lidén
Le Fonds mondial
Téléphone: +41 22 791 1723
Tél. portable: +41 79 244 6006
Courriel: jon.liden@theglobalfund.org

Ms Dominique de Santis
ONUSIDA/Londres
Téléphone: +41 22 791 4509
Tél. portable: +41 79 254 6803
Courriel: desantisd@unaids.org

Elissa Pruett
Téléphone: +1 202 521 2177

Mark Adams
Téléphone: +41 22 869 1212
Fax: +41 22 869 1394
Courriel: mark.adams@weforum.org

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Davos Le président de la République réaffirme son projet de taxation des
transactions financières
Chirac propose une taxe mondiale contre le sida

Davos de notre envoyé spécial Jean-Pierre Robin
[27 janvier 2005]
C'est par vidéoconférence que Jacques Chirac s'est exprimé hier devant
les participants au forum économique de Davos.
http://www.lefigaro.fr/eco-monde/20050127.FIG0030.html


Faire applaudir un projet de taxation des transactions financières
internationales dans le temple de la «mondialisation libérale» n'est pas
banal. C'est la prouesse à laquelle est parvenu Jacques Chirac hier à
Davos. Le président de la République avait dû pourtant annuler au
dernier moment son voyage dans la station des Grisons pour des raisons
climatiques, la liaison par hélicoptère avec Zurich ne pouvant
fonctionner.


Dans la grande salle du centre des congrès pratiquement comble, on a dû
se contenter d'une vidéoconférence en direct. Une présence virtuelle
pour un discours musclé, tant par ses recommandations que par sa
dramatisation. Faisant le lien entre pauvreté et terrorisme, le
président de la République française a expliqué que le «développement
constitue le premier défi et la première urgence de notre temps», que la
mondialisation était vouée à l'échec si elle n'y apportait pas une
réponse.


Par rapport à son discours devant les Nations unies le 20 septembre
dernier, Jacques Chirac n'a nullement cherché à édulcorer son projet,
bien au contraire. Après avoir rappelé que les «objectifs du Millénaire»
de diminuer par deux la pauvreté à l'horizon 2015 ne pourront être
atteints, il estime urgent de réagir. Il considère comme une priorité
incontournable «un doublement progressif» de l'aide publique à l'horizon
2015, soit un effort global de 50 milliards de dollars. Un effort
«minime» comparé «aux 40 000 milliards de dollars du PNB mondial, aux 8
000 milliards que représente chaque année le commerce international. Aux
1 500 milliards créés par la croissance en 2004».


Avant d'en venir à son projet de taxe, le président de la République
souligne son accord avec la proposition britannique d'un «plan Marshall»
pour l'Afrique.

Loin de s'en tenir à des données globales, il se veut concret,
soulignant que 2 milliards de dollars suffisent pour financer «la
recherche d'un vaccin contre le paludisme», et qu'avec cette même somme
«on garantit l'éducation primaire de tous les enfants d'Afrique
subsaharienne».
Non sans avoir rendu hommage aux Nations unies, «qui disposent d'une
expérience irremplaçable», ainsi qu'aux organisations financières de
Bretton Woods (FMI et Banque mondiale), le chef de l'Etat justifie
l'instauration d'une taxe mondiale par la nécessité d'assurer «la
pérennité» de l'aide publique au développement. Des ressources
définitives, et non pas des emprunts remboursables.

Ultime argument de réalisme, il propose «la création à titre
expérimental d'un prélèvement pour financer la lutte contre le sida».
Quant à l'assiette de cet impôt mondial, il suggère trois possibilités.

La première, «une contribution sur les transactions financières
internationales», à un taux «très faible, au maximum d'un dix millième».
Avec comme exigence de n'être applicable «qu'à une fraction des
transactions financières internationales, qui représentent quelque 3 000
milliards de dollars par jour». De même il souligne la nécessité d'une
coopération des places internationales «pour éviter les effets
d'évasion».

Deuxième piste: «Pourquoi ne pas demander aux pays qui maintiennent un
secret bancaire, considéré par eux comme un élément de liberté
individuelle, d'en compenser une partie des conséquences sur l'évasion
fiscale mondiale... par un prélèvement sur le flux de capitaux étrangers
sortants et entrants?». Quelques rires fusent dans l'assistance, les
seuls de toute la session. Troisième voie, une taxe d'un dollar sur les
trois milliards de billets d'avions émis chaque année. Jacques Chirac
rappelle à cet égard que le kérosène est pratiquement exonéré de tout
impôt.