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[e-med] Contrat entre une société kenyane et GlaxoSmithKline sur les ARV
- From: c.bruneton@remed.org
- Date: Thu, 23 Sep 2004 03:49:26 -0400 (EDT)
E-MED: Contrat entre une société kenyane et GlaxoSmithKline sur les ARV
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Contrat entre une société kenyane et GlaxoSmithKline sur les ARV
Nairobi, Kenya (PANA) - Cosmos Pharmaceutical Limited, une importante
société de fabrication de produits pharmaceutiques du Kenya devrait être la
seconde en Afrique à se lancer dans la fabrication des versions plus
abordables des médicaments anti/SIDA, après la signature d'un accord,
mercredi, à Nairobi, avec une multinationale britannique.
Le contrat signé avec GlaxoSmithKline, une firme pharmaceutique spécialisée
dans la recherche sur les médicaments antirétroviraux, ouvre la voie à de
massives réductions de prix en ce qui concerne l'administration de trois
différents types de médicaments.
Le ministre kenyan du Commerce et de l'Industrie, Mukhisa Kituyi, qui avait
pris la tête d'un appel mondial lancé afin qu'il soit permis aux pays
africains de produire des versions génériques des antirétroviraux, pour
contribuer à la prise en charge de la pandémie du VIH, qui se propage, a
remis à Cosmos le Certificat d'enregistrement ainsi que le contrat
l'autorisant à fabriquer les médicaments.
L'accord permet à la société kenyane de reproduire les versions originales
de la Lamivudine, connue sous le nom d'Epivir, et de la Zodovudine, appelée
Retrovir dans le marché et la Combavir, produite grâce à la combinaison des
deux médicaments.
Les médicaments seront fabriqués conformément aux règles de la concession de
licences, une disposition des Accords sur les Aspects des Droits de
Propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) de l'Organisation
mondiale du Commerce (OMC). Ce texte permet aux pays africains de solliciter
une concession de licence en vue de la reproduction des médicaments
originaux, même s'ils n'ont pas utilisé leurs propres ressources dans la
recherche.
Le directeur des Affaires médicales et réglementaires de GlaxoSmithKline
pour l'Afrique de l'Est, le Dr William Mwatu, a déclaré, dans un entretien
accordé à la PANA, après la signature de l'accord sur la cession de marque
de fabrique, que Cosmos
fabriquera des produits génériques des médicaments qui seront commercialisés
en Afrique de l'Est.
"Nous voulons diversifier, élargir la portée des médicaments pour couvrir
nos patients atteints par le VIH/SIDA", a déclaré le ministre, qui est
également vice-président de l'Organisation mondiale de la Propriété
intellectuelle.
Les responsables kenyans de la santé estiment que le nombre considérable de
patients atteints du VIH/SIDA, qui occupent actuellement entre 50 et 60 pour
cent des lits d'hôpitaux, submergent le système sanitaire national.
Les multinationales du secteur pharmaceutique ont marqué leur opposition au
transfert des licences autorisé par les ADPIC, affirmant qu'ils ne seront
pas en mesure d'optimiser les bénéfices des investissements considérables
consentis dans la recherche.
Le Kenya devient le second pays africain, après l'Afrique du Sud, à
commencer la production des ARV, dont les conditions d'importation à partir
des pays occidentaux ont été qualifiées de "trop lourdes", ce qui rend
difficile l'administration des thérapies, du fait des retards rencontrés par
les importateurs, qui perturbent la continuité du processus de traitement.
"Nous sommes prêts à produire toute quantité de médicaments demandés par le
gouvernement pour l'administration du traitement aux ARV", a déclaré le
président directeur général de Cosmos Pharmaceutical Limited, le DR Prakash
Patel, dans un entretien accordé à la presse après la signature du contrat.
Le Kenya abrite quelque deux millions de séropositifs, 200.000 d'entre eux
ayant un besoin urgent des médicaments antirétroviraux, alors que seuls
18.000 avaient accès au traitement l'année dernière, une situation due au
coût élevé des médicaments.
Cependant, les dépenses ont été graduellement réduites, passant de 150.000
shillings par mois il y a trois ans, à 3.000 shillings par mois cette année
(1 dollar US = 80 shillings).
Le gouvernement a mis en place des subventions pour les médicaments, ce qui
a permis de réduire de moitié les prix, passés à 1.500 shillings environ. La
production locale devrait, selon les espérances, atténuer les constantes
modifications des prix.
Selon Cosmos, les prix chuteront de 40 pour cent, entraînant ainsi une
baisse considérable du prix de l'acquisition des médicaments.
Nairobi - 22/09/2004
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