[Date Prev][Date Next][Thread Prev][Thread Next][Date Index][Thread Index]
[e-med] Rude concurrence pour le poste de directeur de l'OMS/AFRO
- From: remed@remed.org
- Date: Thu, 2 Sep 2004 05:50:07 -0400 (EDT)
E-MED: Rude concurrence pour le poste de directeur de l'OMS/AFRO
---------------------------------------------------------------------
Rude concurrence pour le poste de directeur de l'OMS/AFRO
Par Paul Ejime
Envoyé spécial
Brazzaville, Congo (PANA) - Les 4 candidats au poste de Directeur régional
de l'OMS pour l'Afrique sont passés mercredi, sous le feu roulant des
questions d'un jury élargi aux ministres africains et chefs de délégation à
la 54-ème session du Comité Régional de l'OMS qui se tient à Brazzaville.
Une rude concurrence oppose les candidats à la succession du chirurgien
gambien, Ebrahim Malick Samba, qui prendra sa retraite en janvier 2005.
Ces candidats sont l'Angolais Luis Gomes Sambo, actuel directeur de la
gestion des programmes de l'OMS/AFRO, Francis Omaswa, le directeur général
des Services de santé ougandais et Deo Barakamfitiye du Burundi,
représentant de l'OMS au Togo, il y a trois mois.
Le médecin et ancien ministre de la Santé du Swaziland, Phetsile Dlamini est
la seule femme à briguer ce poste.
La Zambie a retiré mardi son candidat, Everisto Njelesani, un représentant
de l'OMS au Zimbabwe.
Chacun des quatre candidats est interviewé pendant une heure. Cet interview
comprend sa présentation sans aide visuelle et comporte une partie
questions-réponses.
Des sources diplomatiques ont déclaré à la PANA, que sur les six bureaux
régionaux de l'OMS, l'OMS/AFRO applique la procédure la plus stricte et la
plus transparente pour l'élection de son directeur régional.
Les candidats africains ont eu un aperçu de la tâche herculéenne qui les
attend, après que les ministres ont introduit de nouvelles règles
rigoureuses pour l'interview.
Dans le cadre de cette procédure, les candidats ne sont pas autorisés à lire
un texte préparé, mais peuvent seulement se servir de leurs notes.
Le ministre nigérian de la Santé, Eyitayo Lambo, un ancien membre du
personnel de l'OMS/AFRO, qui a proposé ces nouvelles règles ont, par la
suite, été adoptées après un débat houleux.
Il a déclaré qu'un candidat briguant le poste de Directeur régional pour
l'Afrique doit être prêt et ne doit pas se contenter de lire un texte
préparé.
Ce point de vue partagé par les représentants de l'Afrique du Sud et du
Sénégal, donnent à tous les candidats "les mêmes chances", a-t-il indiqué.
L'utilisation de matériel visuel est aussi interdit afin qu'aucun candidat
"n'épate" le jury avec la technologie moderne.
Selon la plupart des délégués, le Dr Samba a placé la barre très haut pour
quiconque va lui succéder.
Le Directeur général de l'OMS, Lee Jong-Wook, qui assiste aussi à la 54-ème
réunion du Comité régional à Brazzaville, a rendu un hommage au Dr Samba,
mardi, quand il a souligné "qu'il serait dur de succéder" à l'ancien
responsable des Services médicaux gambiens.
Le ministre camerounais de la Santé, Olanguena Awono a, par ailleurs,
déclaré à l'assemblée, n'avoir jamais vu le Dr Samba lire un texte préparé
au cours de ses nombreuses communications.
En termes de qualification, les candidats doivent "avoir une bonne
compréhension et être pleinement engagés dans la mission de l'OMS", et
posséder "des qualités de leadership éprouvées".
Ils doivent, aussi avoir des capacités de gestion, des qualifications
professionnelles et techniques, être médicalement aptes et sensibles aux
différences culturelles, sociales, politiques et autres.
Au regard de l'attention accordée à l'OMS/AFRO et vu la position
particulière de l'Afrique concernant les maladies, les systèmes de santé
défaillants, les situations d'urgence et les catastrophes naturelles, le
successeur de M. Samba doit avoir le courage de résister aux pressions
politiques.
Son successeur devra comme le Dr Samba avoir des qualités certaines en
matière de transparence et de responsabilité et aussi être un travailleur
d'équipe.
La nouvelle procédure d'interview rigoureuse pourrait impressionner un
novice, mais aucun des quatres candidats n'est étranger à la gestion de la
santé.
L'Ougandais Omaswa a occupé des postes nationaux et internationaux dont ceux
de premier président et d'actuel vice-président du Bureau de coordination de
la lutte mondiale contre la tuberculose. Agrégé de l'Ecole de Santé Publique
de l'Université John Hopkins du Maryland, aux Etats-Unis, il est le
co-président du Groupe spécial international pour la survie de l'enfant.
M. Omaswa a été un des architectes du Fonds mondial pour la lutte contre le
Sida et a joué un rôle majeur dans le pari réussi de l'Ouganda de faire
baisser de manière significative la prévalence du VIH/Sida.
L'Angolais Sambo a aussi, pendant de nombreuses années, été le numéro deux
de l'OMS/AFRO et a occupé plusieurs hautes fonctions, dont celle de ministre
dans son pays.
Mme Dlamini du Swaziland et M. Barakamfitiye du Burundi ont, pour leur part,
occupé de hautes responsabilités dans le secteur de la santé dans leurs pays
respectifs, avec des implications importantes dans les activités de l'OMS.
La série d'interviews de mercredi sera suivie des élections jeudi, pour
désigner le nouveau patron de l'OMS/AFRO.
Le nom du candidat retenu sera présenté au Conseil d'administration de l'OMS
au siège de l'agence de l'ONU à Genève pour confirmation.
Qualifiés sur titre pour occuper ce poste, les observateurs estiment que
même si le côté politique ne doit pas être écartée, il appartient aux
ministres africains de choisir un candidat compétent et un bon ambassadeur
du continent.
Brazzaville - 01/09/2004
*********************
Congo/OMS : Luis Sambo candidat idéal, selon les Palop
Angola Press Agency (Luanda)
1 Septembre 2004
Publié sur le web le 1 Septembre 2004
- Les ministres de la Santé des Pays d'expression portugaise (Palop) ont
considéré mercredi, à Brazzaville, Luis Sambo comme le candidat capable pour
diriger les destins du Bureau régional pour l'Afrique de l'Organisation
Mondiale de la Santé (Oms) pour les cinq prochaines années.
Se confiant à l'ANGOP, les ministres des Palop qui parlaient au nom de leurs
respectifs pays ont été unanimes d'affirmer que Luis Sambo connaît également
très bien les problèmes qui touchent l'Afrique sur le plan sanitaire.
Le ministre de la Santé du Cap-vert, Basilio Ramos a déclaré que l'Angola
présente un candidat fort, parce qu'il travaille au sein de l'Oms depuis
longtemps, et il est pratiquement le bras droit du directeur sortant, a-t-il
dit.
"Sa vision pour le continent africain dans le domaine de la santé est bonne
et je crois qu'il réunit les conditions pour devenir le bon directeur de
l'Oms pour l'Afrique dans les prochaines années", a-t-il indiqué.
Sans pourtant minimiser la capacité des autres candidats, il a souligné que
tout dépendra de la mobilisation à entreprendre et de la capacité de chaque
candidat.
"Cap-vert, ou soit, nous les quatre pays appuyons la candidature de
l'Angola, pour des questions évidentes, mais aussi parce que Luis Sambo
pourra résoudre les problèmes que l'Afrique traversent en termes de santé",
ont-il encore déclaré.
Pour sa part, la ministre mozambicaine de la Santé, Aida Libombo, a souligné
que le candidat de la Sadc est le docteur Luis Sambo, et depuis lors, son
pays a toujours défendu ses qualités, non seulement pour être angolais ou de
la lusophonie, mais pour être la personne avec une haute qualification,
expérience, caractère et capacité pour diriger l'Oms.
"Luis Sambo mérite, parce qu'il est la deuxième personnalité qui a logntemps
travaillé dans la région, et aussi pour être le fils d'un pays frère avec
lequel nous sommes toujours solidaire", a précisé la ministre de la Santé du
Mozambique.
De son côté, la ministre de la Santé de Guinée-Bissau, Odete Costa Semedo
croît que le groupe lusophone est uni autour du candidat d'Angola, indiquant
que les lusophones sont en train d'aider l'Angola pour mobiliser d'autres
pays à voter.
Selon elle, les organisations doivent aussi tenir compte des pays moins
représentatifs en termes linguistiques, comme "notre cas", et l'heure est
arrivée pour se faire attendre aux organisations internationales, a souligné
Odete Semedo.
Le ministre de la Santé de Sao Tomé et Principe, Vilfrido Gil a, pour sa
part, souligné que son pays appui le candidat angolais, parce qu'il réunit
les conditions pour développer la région africaine en termes de santé.
--
Adresse pour les messages destinés au forum E-MED:
e-med@healthnet.org
Pour répondre à un message envoyer la réponse au forum
ou directement à l'auteur.
Pour vous inscrire, vous désinscrire et consulter les archives de e-med:
http://www.essentialdrugs.org/emed/
Pour toutes autres questions addresser vos messages à:
e-med-help@healthnet.org
|