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[e-med] Nouvelles de la conférence sur le sida à Bankok
- From: remed@remed.org
- Date: Tue, 13 Jul 2004 05:15:23 -0400 (EDT)
E-MED: Nouvelles de la conférence sur le sida à Bankok
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* SIDA: la France accuse les Etats-Unis de chercher à protéger leur
industrie pharmaceutique
* Des manifestants perturbent la conférence sur le sida de Bangkok
* Vaccin du sida: doubler les fonds pour mettre fin à une "honte mondiale"
* Jacques Chirac appelle à un "combat total" contre le SIDA
* Les échos de Bangkok / mar 13 juillet 2004
* Un nouveau médicament contre le sida, le Fuzeon, confirme son efficacité
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mardi 13 juillet 2004, 9h02
SIDA: la France accuse les Etats-Unis de chercher à protéger leur industrie
pharmaceutique
BANGKOK (AP) - La France a accusé mardi les Etats-Unis de faire pression sur
les pays en voie de développement pour qu'ils abandonnent leur droit à
fabriquer des médicaments génériques anti-VIH plus économiques en échange
d'accords de libre échange que Jacques Chirac a qualifié de "chantage
immoral".
Les responsables français présents à la 15e conférence internationale sur le
SIDA réunie à Bangkok ont toutefois souligné que la déclaration écrite du
chef de l'Etat français ne visait pas à créer de nouvelles tensions avec
Washington.
"Il n'y a pas de querelle particulière entre les Etats-Unis et la France sur
cette question", a déclaré Mireille Guigaz, la représentante française à
l'échelle mondiale sur la SIDA. "C'est une question entre les Etats-Unis et
les pays en voie de développement et la manière (...) dont les Etats-Unis
veulent faire pression sur les pays en voie de développement qui essaient de
se battre pour leur propre industrie. C'est un problème",
L'Organisation mondiale du Commerce (OMC) accorde aux pays en voie de
développement la possibilité -en période de crise sanitaire- de passer outre
les brevets étrangers pour produire des copies de médicaments chers dont la
plupart sont fabriqués en Occident. Tous les pays membres de l'OMC y compris
les Etats-Unis ont signé l'accord signataire de cette clause.
Toutefois rien n'empêche Washington de chercher à protéger son industrie
pharmaceutique par le biais d'accords bilatéraux que les Etats-Unis
négocient avec plusieurs pays dont la Thaïlande.
"Nous ne souhaitons pas que ces pays aient les mains liées par ces accords
bilatéraux", a dit Mireille Guigaz.
Elle a souligné que la France respecterait son engagement vis-à-vis de l'OMC
mais, a-t-elle ajouté, "si les Etats-Unis ne veulent respecteur leur
signature et faire pression sur les pays en voie de développement pour
obtenir d'eux qu'ils renoncent à leur flexibilité, alors il y a un problème
entre les Etats-Unis et les pays en voie de développement".
Dans une déclaration lue à la tribune de la session plénière, le président
français Jacques Chirac a appelé mardi les participants de la 15e conférence
internationale sur le SIDA réunie à Bangkok à un "combat total" contre la
pandémie. "Notre obsession doit être d'enrayer (son) effrayante
progression", affirme-t-il, insistant sur les causes sociales de la maladie
dans un message lu par le ministre délégué à la Coopération Xavier Darcos.
Un groupe de protestataires africains criaient pendant la lecture du
discours pour demander un accroissement de la contribution financière des
huit pays les plus riches de la planète, chantant "honte! honte!" en
harmonie pendant presque une minute.
"Pour espérer l'emporter, nous devons concevoir la lutte contre le sida
comme un combat total pour la dignité humaine et pour le développement",
estime le président français. "Vingt ans après le début de l'épidémie, nous
sommes loin d'en avoir fini avec le SIDA" et celui-ci fait chaque année
"davantage de victimes que le terrorisme ou les guerres", rappelle-t-il.
"Si nous ne changeons pas d'échelle (...) ce seront cent millions de
personnes qui vivront avec le virus en 2020", avertit Jacques Chirac. Or,
"ce combat, nous risquons aujourd'hui de le perdre. Non pas vaincus par le
virus, mais par nous-mêmes".
Le chef de l'Etat français prône également la mise au point de "médicaments
adaptés aux conditions spécifiques des pays pauvres, comme les combinaisons
d'antirétroviraux dans un seul comprimé ou les doses pour les enfants".
Le SIDA est "aussi une maladie sociale dont les causes sont, tout autant que
le virus, la pauvreté, le déni et l'exclusion", souligne-t-il. Dès lors,
"seule une mobilisation au plus haut niveau des responsables politiques,
religieux et sociaux permettra de vaincre les réticences qui entravent la
prévention et le dépistage". AP
ma/v160
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mardi 13 juillet 2004, 10h11
Des manifestants perturbent la conférence sur le sida de Bangkok
BANGKOK (AFP) - La Conférence internationale sur le sida a été perturbée
mardi par des militants de la lutte contre le sida manifestant contre les
grandes puissances économiques et les laboratoires pharmaceutiques, accusés
d'empêcher l'accès des pauvres aux traitements.
Le ministre français délégué à la Coopération Xavier Darcos a fait les frais
d'une bruyante manifestation qui l'a empêché de commencer à lire un discours
du président Jacques Chirac pendant dix minutes.
Des militants, conduits par l'association française Act-Up, ont réclamé que
davantage de fonds soient alloués à la lutte contre la pandémie et entendent
mener des actions similaires contre les grands laboratoires pharmaceutiques.
M. Darcos a été conspué par un petit groupe bruyant qui avait déjà la veille
fait un coup d'éclat en lançant de la peinture rouge sur les portraits des
dirigeants des pays les plus industrialisés.
Le ministre s'apprêtait à prononcer un discours au nom du président français
lorsqu'une douzaine de manifestants se sont levés et se sont placés devant
le podium, déployant une bannière "le G8 doit payer" et scandant "Sida,
10.000 morts par jour, Darcos en veut toujours" et "Darcos, assez de vos
mensonges".
Le ministre, impassible, a attendu une dizaine de minutes, avant de lire le
message présidentiel dans lequel M. Chirac appelle à "assurer la pérennité
des financements du Fonds mondial" et demande une augmentation "de ses
ressources à hauteur de trois milliards de dollars par an en répartissant
cet effort entre l'Europe, les Etats-Unis et l'ensemble des autres
donateurs".
Le Fonds compte environ 900 millions de dollars et est la plus grande
initiative multilatérale de collecte de financements pour la lutte contre la
pandémie.
Le président français a aussi souhaité que soit mis "en oeuvre l'accord sur
les génériques, afin de consolider les baisses de prix". "Obliger certains
pays à renoncer à ces dispositions, à la faveur de négociations commerciales
bilatérales, relèverait d'un chantage immoral", ajoute le chef de l'Etat,
dans une allusion transparente aux Etats-Unis.
Hank McKinnell, le président du laboratoire américain Pfizer, l'un des
grands groupes au centre de la polémique sur les antirétroviraux et les
brevets, a lui aussi été interrompu par des manifestants qui ont fait face
ensuite à des... contre-manifestants.
Une cinquantaine de militants d'Act-up et autres associations ont d'abord
défilé dans le centre de convention portant des sacs noirs symbolisant les
millions de morts, provoqués selon eux par l'insistance des puissants
laboratoires à protéger leurs brevets.
"Libérez les gens, cassez les brevets", criaient les manifestants avant de
se retouver nez à nez avec une une vingtaine d'Américains hurlant: "Le
socialisme tue, le capitalisme guérit".
Le président de Pfizer a pu reprendre son discours, et a reconnu que la
question des traitements "est chargée émotionnellement". "Je comprends la
colère", a-t-il dit.
"Nous avons été lents à offrir des solutions réalistes", a-t-il concédé
ajoutant toutefois que les laboratoires étaient à la pointe de la recherche.
L'organisateur de la conférence, l'International AIDS Society (IAS), a
attribué la baisse de la participation américaine à cette 15e Conférence aux
protestations anti-américaines de la dernière édition, à Barcelone en 2002.
La délégation américaine comprend seulement 50 personnes, dix fois moins que
la délégation chinoise, et de nombreuses présentations scientifiques n'ont
pas pu être faites en l'absence des chercheurs américains.
Le président de l'IAS, Joep Lange, a déploré la faible participation
américaine, notamment d'experts du Centre for Disease Control (CDC) et le
National Institutes of Health (NIH).
"Les Etats-Unis sont le plus grand acteur dans la recherche sur le VIH/sida
et le seul pays dans le monde qui mette assez d'argent dans la recherche", a
dit M. Lange, visiblement irrité. "Nous voulons qu'ils reviennent".
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mardi 13 juillet 2004, 8h19
Vaccin du sida: doubler les fonds pour mettre fin à une "honte mondiale"
BANGKOK (AFP) - Il faut doubler les fonds affectés à la recherche d'un
vaccin contre le virus VIH pour que celle-ci aboutisse, a averti lundi un
scientifique devant la conférence internationale sur le sida, qualifiant
l'absence de vaccin de "honte modiale".
"Seul un vaccin peut mettre un terme à l'épidémie", a indiqué Seth Berkley,
président de l'Initiative internationale pour un vaccin contre le sida
(IAVI), une organisation qui mène des recherches pour mettre au point un
vaccin.
"Le monde progresse péniblement vers la découverte d'un vaccin, alors que
ces progrès devraient être rapides. L'obstacle le plus important est que la
mise au point d'un vaccin n'est pas considérée comme une priorité
scientifique, politique et économique de première importance", a-t-il dit.
M. Berkley a rappelé que pendant les 23 années d'histoire du sida, "un seul
vaccin a été complètement testé sur les humains. C'est une honte mondiale".
Les fonds affectés au développement d'un vaccin s'élèvent à environ 650
millions de dollars, "moins d'un pour cent du total des fonds dépensés pour
le développement des produits de santé" concernant la lutte contre le sida,
a déclaré M. Berkley.
Ce niveau de contribution doit être doublé et porté à 1,2 milliard de
dollars par an, pour tester d'autres prototypes et résoudre les problèmes
épineux de la résistance du virus VIH, a-t-il dit.
Plus de 20 millions de personnes sont mortes du sida et 38 millions d'autres
sont porteuses du virus VIH. Quelque 4,8 millions d'entre elles ont été
infectées en 2003, le plus haut niveau annuel jamais enregistré.
En ce qui concerne le financement, les vaccins ont toujours été le parent
pauvre par rapport à la recherche pour les traitements, qui sont beaucoup
plus profitables pour les géants de l'industrie pharmaceutique.
Au niveau scientique, personne ne connaît encore le profil génétique des
anticorps ou des cellules immunisées qui peuvent être utilisées pour
détruire le virus. Aucun être humain, dans la population mondiale de six
milliards d'habitants, n'a pu complètement détruire l'infection par le virus
grâce à son systéme immunitaire.
"Nous avons un cadenas, mais nous n'avons pas la clef", a indiqué Wayne
Koff, le vice-président de l'IAVI.
AIDSVAX, un vaccin fonctionnant avec des anticorps basés sur la protéine
gp120 qui se trouve à la surface du virus, est le premier vaccin ayant passé
avec succès les trois phases des tests humains.
Testé sur des volontaires aux Etats-Unis et en Thaïlande, il a été prouvé
sans risques, mais son efficacité n'a pas été démontrée.
L'IAVI, un organisme à but non lucratif basé à New York, a publié sa
première étude en deux ans sur l'état de la recherche sur le vaccin VIH.
Celle-ci indique que le nombre de vaccins prototypes s'est considérablement
accru dans les dernières années. Plus de trente vaccins candidats sont en
train d'être testés, il n'y en avait que quelques uns il y a deux ans.
La plupart en sont, toutefois, encore dans les premières phases de test sur
des petits groupes de volontaires, ce qui veut dire qu'ils doivent encore
suivre un long processus --au moins jusqu'en 2007-- avant de compléter la
gamme complète des tests.
Seul l'un d'entre eux est actuellement soumis aux tests de phase III, la
plus complète et la plus coûteuse. Il s'agit d'une combinaison du AIDSVAX et
d'un vaccin basé sur un virus appelé canarypox, développé par la firme
européenne Aventis.
Côté positif, l'IAVI a indiqué qu'un premier pas avait été franchi vers une
étape cruciale: isoler les anticorps qui peuvent neutraliser le VIH dès
qu'il entre dans le sang.
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mardi 13 juillet 2004, 5h48
Jacques Chirac appelle à un "combat total" contre le SIDA
BANGKOK (AP) - Le président français Jacques Chirac a appelé mardi les
participants de la 15e conférence internationale sur le SIDA réunie à
Bangkok à un "combat total" contre la pandémie. "Notre obsession doit être
d'enrayer (son) effrayante progression", affirme-t-il, insistant sur les
causes sociales de la maladie dans un message lu par le ministre délégué à
la Coopération Xavier Darcos.
Un groupe de protestataires africains criaient pendant la lecture du
discours pour demander un accroissement de la contribution financière des
huit pays les plus riches de la planète, chantant "honte! honte!" en
harmonie pendant presque une minute.
"Pour espérer l'emporter, nous devons concevoir la lutte contre le sida
comme un combat total pour la dignité humaine et pour le développement",
estime le président français. "Vingt ans après le début de l'épidémie, nous
sommes loin d'en avoir fini avec le SIDA" et celui-ci fait chaque année
"davantage de victimes que le terrorisme ou les guerres", rappelle-t-il.
"Si nous ne changeons pas d'échelle (...) ce seront cent millions de
personnes qui vivront avec le virus en 2020", avertit Jacques Chirac. Or,
"ce combat, nous risquons aujourd'hui de le perdre. Non pas vaincus par le
virus, mais par nous-mêmes".
Ainsi, "pourquoi n'arrivons-nous pas à freiner les nouvelles contaminations
alors que des stratégies de prévention efficaces sont aujourd'hui connues?",
s'interroge-t-il. De même, "pourquoi si peu de malades en Afrique (...)
ont-ils aujourd'hui accès aux antirétroviraux?".
Le président français plaide donc une nouvelle fois pour un accroissement
des moyens du Fonds mondial contre le SIDA. Il faut, selon lui, assurer "la
pérennité" de ses financements et augmenter ses ressources "à hauteur de
trois milliards de dollars par an en répartissant cet effort entre l'Europe,
les Etats-Unis et l'ensemble des autres donateurs".
Il réclame également la mise en oeuvre de l'accord sur les génériques, "afin
de consolider les baisses de prix". A ce sujet, "obliger certains pays à
renoncer ces dispositions, à la faveur de négociations commerciales
bilatérales, relèverait d'un chantage immoral", accuse le président
français.
Le chef de l'Etat français prône également la mise au point de "médicaments
adaptés aux conditions spécifiques des pays pauvres, comme les combinaisons
d'antirétroviraux dans un seul comprimé ou les doses pour les enfants".
Le SIDA est "aussi une maladie sociale dont les causes sont, tout autant que
le virus, la pauvreté, le déni et l'exclusion", souligne-t-il. Dès lors,
"seule une mobilisation au plus haut niveau des responsables politiques,
religieux et sociaux permettra de vaincre les réticences qui entravent la
prévention et le dépistage". AP
co/tl/sl
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http://www.france-sida-bangkok.net/menu.asp
Les échos de Bangkok / mar 13 juillet 2004
//Débriefing
Pour leur premier débriefing, une trentaine de français ont échangé leurs
impressions sur la tonalité générale de la conférence et les sessions
marquantes. Sur le vif !
Le premier constat concerne le changement radical entre la conférence de
Barcelone et celle de Bangkok : beaucoup se souviennent de l?engagement d?
alors de l?ensemble des institutions, l?espoir immense suscité par l?arrivée
des ARV. L?obstacle majeur annoncé était finalement le prix sans que l?on se
soucie alors des questions de mise en ?uvre. Aujourd?hui, que ce soit lors
de l?ouverture avec Kofi A Annan, de la session plénière de ce matin avec
John Young Kin ou le français Xavier Darcos, un sentiment de gravité, voire
d?échec plane. Le message peut se résumer en une phrase prononcée par le
secrétaire général des Nations Unis : « nous n?avons pas tenu nos
engagements ». A l?appui de ce constat les chiffres toujours plus alarmants
des nouvelles contaminations, les questions posées par le ministre au
travers du message du président Jacques Chirac : « pourquoi n?arrivons-nous
pas à freiner les nouvelles contaminations, alors que des stratégies de
prévention efficaces sont aujourd?hui connues ? » , « pourquoi si peu de
malades en Afrique, ont-ils aujourd?hui accès aux ARV alors que nous avons
créé le Fonds Mondial et poussé avec l?accord sur les génériques de l?OMC, à
des baisses substantielles des prix des médicaments ?». Question cruciale
enfin : « pourquoi ne parvenons-nous pas à mettre un terme à la dispersion
de nos stratégies et de nos moyens » ? Des questions qui restent souvent
sans réponse, décevant certaines associations qui a leur tour s?interrogent
:
« Pourquoi voit-on toujours les mêmes... ? les mêmes têtes à chaque
conférence, les mêmes incompréhensions, les mêmes pessimismes exprimés par
WHO, UNAIDS, Banque Mondiale, bailleurs de fonds en tout genre alors que les
sociétés civiles souhaiteraient être soutenues (même dans les mots/maux!),
les mêmes activistes du Nord et toujours pas ceux du Sud (hormis
sud-africains) ?
Pourtant, les participants ont ressenti une réelle prise de conscience des
difficultés liées à la mise en place des programmes sur le terrain. Depuis
Barcelone, la prise de conscience des uns et des autres a largement
progressé : la nécessité d?adopter une approche de prise en charge globale
fait l?unanimité, la volonté de soutenir et de faire du Fonds mondial un
outil opérationnel est affirmée.
Au delà de cette première « prise de température », les participants
français semblent assez déçus par les présentations scientifiques, peu de
nouveautés thérapeutiques sont à l?ordre du jour. Cependant plusieurs
présentations sur les résistances à la nevirapine devraient apporter de
nouveaux éléments intéressants mercredi et jeudi.
Enfin, des point de vue divergents entre économistes et association sur l?
accès gratuit aux soins dans les PVD se sont exprimés très nettement. Un
débat plus approfondi sur ce sujet « Free access, mythe ou nécessité ? » se
tiendra jeudi à 14h entre les différents acteurs français : l?équipe du
professeur Moatti, du professeur Desclaux et des représentants associatifs.
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lundi 12 juillet 2004, 10h07
Un nouveau médicament contre le sida, le Fuzeon, confirme son efficacité
BANGKOK (AFP) - De nouveaux tests effectués à long terme ont confirmé
l'intérêt d'un nouveau médicament contre le sida, le Fuzeon, solution de
rechange pour des malades résistants aux antirétroviraux, ont déclaré lundi
ses fabricants lors de la 15e Conférence internationale sur le sida à
Bangkok.
Ces essais confirment les conclusions de tests à plus court terme qui
avaient permis son homologation en mars 2003.
La molécule d'enfuvirtide commercialisée sous le nom de Fuzeon a fait
baisser la charge virale (quantité de virus dans le sang) au point de la
rendre indétectable et le nombre de cellules CD4, qui sont attaquées par le
virus, a considérablement augmenté, renforçant ainsi le système immunitaire,
ont indiqué le groupe pharmaceutique suisse Roche et le laboratoire
américain Timeris.
De nombreux malades en danger de mort ont ainsi pu retrouver une vie normale
et, sur le long terme, le Fuzeon a montré qu'il gardait toute son efficacité
sans entraîner d'effets secondaires, ont précisé les sociétés.
Cinquante-six pour cent des malades continuaient à prendre le médicament
après 96 semaines, selon la même source.
Le Fuzeon permet de bloquer l'entrée du virus dans les cellules immunitaires
humaines CD4, en empêchant la membrane entourant le virus de fusionner avec
celle de la cellule-cible, d'où leur appellation d'"inhibiteurs de fusion"
ou "d'entrée". Les autres traitements anti-VIH n'agissent que sur la cellule
déjà infectée.
Homologuée depuis mars 2003 par la Food and Drug Administration (FDA)
américaine, le Fuzeon avait obtenu en mai 2003 le feu vert de la Commission
européenne.
Mais le Fuzeon présente l'inconvénient d'être injectable, très cher (53
euros par jour) et de devoir être conservé au froid, rendant son utilisation
délicate dans les nombreux pays chauds durement affectés par la pandémie,
notamment en Afrique sub-saharienne.
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