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[e-med] Revue de presse ARV/Sida
- From: remed@remed.org
- Date: Wed, 30 Jun 2004 04:29:42 -0400 (EDT)
E-MED: Revue de presse ARV/Sida
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* Une compagnie sud africaine obtient le droit de fabriquer des ARV
* La montée du Sida en Afrique du Sud : un avertissement pour les autres
pays Africains
* La baisse du prix des anti-rétroviraux redonne espoir aux malades du SIDA
(Gabon)
* Financement de la BM à la Guinée-Bissau/ WB financing to Guinea-Bissau
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Une compagnie sud africaine obtient le droit de fabriquer des ARV
Johannesburg, Afrique du Sud (PANA) - La firme britannique
GlaxoSmithKline (GSK) Pharmaceuticals, a annoncé mardi avoir accordé une
licence volontaire à Thembalami Pharmaceuticals d'Afrique du Sud lui
permettant de fabriquer et de vendre à des prix préférentiels des
antirétroviraux en Afrique sub saharienne.
GSK a indiqué que cette mesure visait à aider les pays les plus pauvres du
monde à relever les défis du VIH/SIDA dans la région du monde la plus
durement touchée par la pandémie.
Il s'agit de la deuxième licence volontaire que GSK octroie à une compagnie
africaine pour fabriquer et vendre les ARV dans les marchés publics et
privés de toute l'Afrique sub saharienne.
La première licence a été accordée à Aspen Pharmacare.
"La crise du VIH/SIDA pose à la communauté globale un défi complexe et
unique pour lequel il n'y a pas de solution simple".
"Cette annonce témoigne de l'engagement continue et de longue date de
GlaxoSmithKline en faveur de l'amélioration de l'accès aux médicaments dans
les pays en développement - un engagement dont nous sommes fiers et que nous
maintiendrons longtemps", a promis Gunther Faber, président de GSK
Pharmaceuticals pour l'Afrique sub saharienne.
A ce jour, GSK a scellé plus de 175 accords de fourniture de médicaments
anti-SIDA à des prix préférentiels à 56 pays dans le monde en développement.
La compagnie pharmaceutique affirme avoir augmenté en 2003 ses expéditions
de Combivir vers le monde en développement de plus de 80 pour cent, soit
plus de 11 millions de comprimés, soit plus qu'en 2001 et 2002 réunis.
Johannesburg - 29/06/2004
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La montée du Sida en Afrique du Sud : un avertissement pour les autres pays
Africains
Altervision (Abidjan)
2 Juillet 2004
Publié sur le web le 28 Juin 2004
Abidjan
Des économistes qui participaient récemment à une réunion de la Banque
mondiale ont estimé que la progression du taux d'infection du VIH en Afrique
du Sud devrait servir d'avertissement à d'autres pays qui sont aux prises
avec cette pandémie.
Selon les données des Nations- Unies, une importante main-d'oeuvre migrante,
le fait qu'il y a plus de femmes que d'hommes et le vagabondage sexuel ont
exacerbé la crise du Sida en Afrique du Sud, entraînant ainsi une croissance
du taux de prévalence du VIH à près de 25% en 2001, alors qu'il n'était que
de 1% en 1990.
L'Afrique du Sud est un exemple particulièrement alarmant pour d'autre pays
africains, du fait de la rapidité avec laquelle le Sida s'est répandu au
sein de la population, et parce que le taux d'infection continue d'y
augmenter.
Les économistes de la Banque mondiale relèvent que "l'incidence de cette
maladie sur les Sud-Africains d'âge adulte est considérable ; 1/3 des
personnes qui sont dans la phase la plus productive de leur vie sont
contaminées ; dans certains secteurs, tels que l'armée et l'enseignement, le
taux de contamination est de plus de 60%".
En raison de ce taux élevé, le Sida ne constitue plus seulement un problème
de santé publique en Afrique du Sud, car il peut être à la base d'une vaste
crise économique et sociale dans le pays.
Selon la Banque mondiale," cette crise fera diminuer le taux réel de
croissance du RIB (Produit Intérieur Brut) Sud-Africain de près de 1% ; ce
taux ne sera que de 1,25% par an, alors qu'il aurait pu atteindre 3,5% en
2010 sans les effets du Sida".
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La baisse du prix des anti-rétroviraux redonne espoir aux malades du SIDA
28 Juin 2004
Publié sur le web le 28 Juin 2004
Antoine Lawson
Libreville
La baisse du prix des anti-rétroviraux, utilisés dans le traitement du SIDA,
a redonné espoir à plusieurs malades du Gabon et "réduit aussi les
inégalités dans les traitements", déclare à IPS, Hortense Mboumba, une
malade du SIDA vivant à Libreville, la capitale gabonaise.
Les anti-rétroviraux (ARV) sont les seuls médicaments qui permettent, à
l'heure actuelle, de prolonger la vie des personnes vivant avec le VIH/SIDA.
Le Gabon peuplé de 1,2 million d'habitants, se trouve dans une situation
"alarmante", selon le ministère de la Santé qui indique que le taux de
séroprévalence "est passé en moyenne de 1,8 pour cent en 1988 à 7,7 pour
cent en 2000" dans le pays.
"Les frais de traitement sont passés du quadruple au simple. Selon les
catégories sociales, certains malades bénéficient de la trithérapie qui
associe trois médicaments. Pour les élèves, étudiants, indigents, retraités,
chômeurs ainsi que certains fonctionnaires et personnels de santé, le coût
mensuel des ARV est fixé au tarif unique de 2.000 FCFA (environ 3,7 dollars
US).
Certains malades du SIDA peuvent avoir accès à la trithérapie pour 5.000
FCFA par mois (9,25 dollars US) et le coût sera de 10.000 FCFA (environ 18,5
dollars US) pour les salariés du secteur privé bénéficiant d'une assurance
sociale.
Le coût des examens de dépistage a également été réduit. Un test de
dépistage coûte désormais entre 1.000 et 2.500 FCFA (environ 1,8 dollar US)
pour les élèves et 2.500 FCFA (environ 4,6 dollars), suivant la situation
sociale du patient, selon un communiqué du ministère de la Santé. Ces
décisions ont été prises après l'octroi au Gabon de plus de trois millions
de dollars par le Fonds mondial des Nations Unies contre le SIDA, la
tuberculose et le paludisme, précise le communiqué.
Depuis avril dernier, grâce au Fonds mondial de lutte contre le SIDA, le
gouvernement gabonais a mis en place un fonds de solidarité thérapeutique
d'environ un milliard de FCFA (environ 1,850 million de dollars US) pour
prendre en charge les malades du SIDA.
"La solidarité thérapeutique prend également en charge les maladies
opportunistes", a déclaré à IPS, Dr Pascal Obiang, médecin épidémiologiste
du bureau de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Libreville.
Dr Obiang rappelle que "La trithérapie coûtait auparavant entre 400.000 et
500.000 FCFA (entre 740 et 925 dollars US) par mois pour tous les patients.
Un prix inaccessible à de nombreux malades qui vivent en dessous du salaire
minimum qui est près de 40.000 FCFA par mois (environ 75 dollars), et qui
représentent plus de 35 pour cent de la population active, selon la
direction générale de la statistique.
Selon le Rapport 2002 sur le développement humain du Programme des Nations
Unies pour le développement (PNUD), près de 20 pour cent de la population
des plus grandes villes, Libreville et Port-Gentil (environ 70 pour cent de
la population totale du Gabon est concentrée dans ces deux villes) vivaient
en dessous du seuil de pauvreté absolue (estimé à environ 29.000 FCFA ou 45
dollars par mois et par personne), soit moins de deux dollars par jour. Au
sein des populations rurales, l'incidence de la pauvreté absolue est plus
grave, selon le PNUD.
"Ces nouveaux tarifs arrangent déjà les sans-emploi et nous incitent à
suivre régulièrement nos traitements. Ceci réduit aussi les inégalités dans
les traitements en milieu hospitalier", explique Hortense Mboumba, une
malade du SIDA, interrogée par IPS à l'hôpital général de Libreville.
Michel Abeme, un handicapé, qui lutte sans relache contre le SIDA depuis
quatre ans, a déclaré à IPS : "J'ai la chance de posséder un emploi qualifié
et de disposer d'un salaire qui me permet de payer mes médicaments, de
suivre des soins régulièrement et d'améliorer mon alimentation. C'est un
privilège dans un pays où il n'est pas possible de se faire traiter si on a
pas d'argent..."
Même si la prévention reste l'un des moyens efficaces pour contenir la
propagation du SIDA au Gabon, les populations pauvres et les personnes
marginalisées telles que les handicapés, les chômeurs et les jeunes filles
mères payent le plus lourd tribut.
"Pour certains de mes amis handicapés infectés par le VIH/SIDA, la situation
est catastrophique du fait qu'ils n'ont pas d'abord de logements décents ou
adaptés à leur handicap et, de plus, sans ressources, ils ne peuvent se
procurer les anti-retroviraux dont les prix ont pourtant énormement baissé
aujourd'hui", déplore Abeme.
Le ministère des Affaires sociales est pris d'assaut par les personnes
demandeuses d'aide alors que la lourdeur administrative, dans le traitement
des dossiers, ne rassure pas les postulants.
"L'absence de 'visages humains' dans les hôpitaux et centres des soins
publics a contraint certains malades à opter pour les cliniques, plus
chères, pour démarrer rapidement un traitement approprié, dans l'espoir
d'obtenir une aide ultérieurement", a témoigné, pour IPS, Etienne Maroga, un
délégué médical affecté au traitement des dossiers relatifs aux ARV.
Pour réussir son programme de lutte contre le SIDA, le gouvernement gabonais
a commencé par dénoncer la discrimination faite à des personnes infectées,
invitant les personnels de santé à adopter de nouveaux comportements
vis-à-vis des malades du VIH et à apprendre à vivre avec eux.
"Plusieurs compatriotes se montrent encore réfractaires à nos
recommandations. Nous avons le devoir d'améliorer notre attitude envers les
malades du SIDA et surtout leur entourage", a déclaré le ministre de la
Santé publique, Faustin Boukoubi à l'occasion de l'instauration des nouveaux
tarifs pour les traitements ARV contre le VIH/SIDA.
Pour Boukoubi, "la trithérapie étant disponible à peu de frais au Gabon,
cela constitue une avancée exceptionnelle. Je me réjouis que les
anti-rétroviraux prescrits aux femmes enceintes séropositives et aux enfants
de moins de 12 ans soient gratuits".
Selon Dr Gabriel Malonga, directeur général du Programme national de lutte
contre le SIDA (PNLS), "les anti-rétroviraux sont des produits qui
nécessitent une manipulation exacte. Des manipulations que seuls les
médecins préalablement formés peuvent effectuer".
La création du Centre de traitement ambulatoire (CTA), à travers le pays, a
permis aux autorités gabonaises de multiplier les efforts pour la mise en
place des infrastructures sanitaires favorisant l'application des règles
rigoureuses de prescription des ARV aux malades.
Le PNLS estime en 2004 le taux moyen de séroprévalence à 7,7 pour cent au
Gabon et dans la capitale, Libreville, où vit plus de la moitié de la
population gabonaise (plus de 600.000 habitants), avec un pic de 9 pour cent
à Port-Gentil, une ville portuaire et la capitale économique du pays.
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'SAFCO'- le forum public indépendant de la réponse au Sida en Afrique du
Centre et de l'Ouest
Financement de la BM à la Guinée-Bissau/ WB financing to Guinea-Bissau
Washington DC, le 8 juin, 2004 - Le Conseil des Gouverneurs de la Banque
Mondiale a approuvé le 1er juin 2004 , un financement IDA de 7 millions de
dollars US, pour appuyer la stratégie à moyen terme du gouvernement de la
Guinée Bissau en vue d'élargir et d'accélérer la réponse à la lutte contre
le VIH/SIDA, à travers la prévention, l'accès au traitement et la réduction
de l'impact socioéconomique de la pandémie en Guinée Bissau.
La contribution de la Banque mondiale permettra le passage à l'échelle des
programmes VIH/SIDA en Guinée Bissau, en intégrant les activités dans tous
les Ministères et autres organismes non liés au secteur de la Santé, à tous
les niveaux du gouvernement ; et en rendant plus efficient le rôle des
organisations communautaires et de la société civile telles que les
Organisations des communautés de base, les Eglises, et les Syndicats. Le
secteur privé sera sensibilisé afin qu'il accorde plus d attention à la
pandémie.
Cette contribution fera la promotion des programmes de prévention et de
soins à travers l'éducation des pairs, l'information (radios rurales), le
test de dépistage volontaire, les soins aux personnes vivant avec le VIH,
et l'appui aux orphelins et aux veuves du SIDA.
Selon Mr Christian Fauliau, chef du Projet à la Banque Mondiale, celui-ci
appuiera le Commission Nationale de lutte contre le SIDAS et son
Secrétariat technique, qui comprend des composantes régionales et des points
focaux, à soutenir l'évolution actuelle, à lutter contre la propagation de
nouvelles infections et à réduire l'impact socioéconomique de la pandémie.
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Lutte contre le sida : désormais, un guide de référence
Fraternité Matin (Abidjan)
28 Juin 2004
Publié sur le web le 29 Juin 2004
Elvis Kodjo
Abidjan
L'atelier de validation des outils de formation des intervenants dans la
lutte contre le VIH/sida, ouvert lundi à Grand-Bassam, s'est achevé
vendredi. Un guide de référence pour la prise en charge communautaire et
sept modules dont cinq dans le domaine de l'IEC/CCC (Information, éducation,
communication/ Communication pour le changement de comportement) et deux
dans le domaine de l 'élaboration des projets ont été retenus à l'issue des
travaux.
Cet atelier qui a réuni une trentaine de participants, avait pour but "
d'extraire dans l'ensemble des modules existants des documents de référence
faits de manière consensuelle qui serviraient de base pour la formation des
partenaires engagés dans la lutte contre la pandémie. Il a été conjointement
organisé par le ministère de la Lute contre le sida et le ministère d'Etat,
ministère de la Santé et de la Population, en collaboration avec le Fonds
mondial qui en a assuré le financement. Au nom du séminaire, le Dr Diango
Nobou Claudine, directeur de la Coordination et des appuis techniques,
faisant la synthèse des travaux, a tenu à rendre un hommage appuyé au
coordonnateur du Fonds, M. Koné Salif, pour sa "disponibilité et son appui".
A l'adresse du Fonds mondial, les participants à l'atelier ont, en outre,
fait deux recommandations pour la suite du processus. La première porte sur
la mise en place d'une équipe pour élaborer un manuel de référence dans
chaque domaine IEC, PEC communautaire et élaboration de projets, un guide du
formateur et un cahier du participant. La seconde porte sur l'organisation
d'un atelier de validation des modules de formation.
Trois thèmes auront retenu leur attention pendant ce s cinq jours de travaux
: les techniques d'IEC/CCC, la prise en charge communautaire et
l'élaboration de projets.
La clôture des travaux, tout comme l'ouverture, a été présidée par le
directeur de cabinet du ministre de la Lutte contre le sida, M. Camille
Soma, qui avait à ses côtés le représentant du ministre de la Santé et de la
Population, le Pr. Djéha Djokouéhi, et le préfet de région, M. Yra Jean.
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