[Date Prev][Date Next][Thread Prev][Thread Next][Date Index][Thread Index]

[e-med] 2 ARV retirés de la liste de préqualification de l'OMS


  • From: "Zackie Achmat" <zackie@pixie.co.za>
  • Date: Thu, 17 Jun 2004 11:00:43 -0400 (EDT)

E-MED: 2 ARV retirés de la liste de préqualification de l'OMS
---------------------------------------------------------------------

[Modérateur: remerciements à Charles Rambert pour la traduction de ce
message publié le 16 juin 2004 sur Ip-Health.CB]

Cher tous,
Vous trouverez ci-dessous un rapport du New York Times. Il souligne que la
documentation sur la bio-équivalence de la zidovudine et la lamivudine de
CIPLA n'est pas complète. Même si le rapport ne dit pas que le produit soit
de qualité inférieure, ou non bio-équivalent, ce manque d'attention aux
détails sape l'utilisation des génériques. Encore plus important est le fait
que comme les patients vivant avec le SIDA et utilisant ces traitements,
nous devons savoir s'ils sont bio-équivalents et sûrs.
CIPLA et sa filiale locale ont l'obligation publique et légale d'expliquer
la situation. On doit exiger de l'OMS le retrait de ces produits de la liste
des préqualifiés en attendant que la clarté soit faite. A tout le moins,
CIPLA doit fournir une réponse claire, sans ambiguïté qui ne puisse pas être
détournée par les labos détenteurs de brevets.

Merci
Zackie Achmat

******************
Le New York Times: une agence de l'ONU retire 2 médicaments du SIDA, 16 Juin
2004

De LAWRENCE K. ALTMAN et DONALD G. MCNEIL Jr.

L'OMS a retiré deux génériques d'antirétroviraux de sa liste des produits
approuvés pour le SIDA. Des produits le plus souvent utilisés dans les pays
en développement. L'OMS a déclaré qu'un contrôle de routine a mis en
évidence que le fabricant n'avait pas apporté la preuve de l'équivalence
biologique avec les produits sous brevets.

C'est la première fois que l'OMS procède à un retrait de produits de sa
liste a déclaré hier Lambit Rago, un cadre de l'agence basée à Genève.

Le Dr. Rago a déclaré que le problème est apparu lors de test de routine que
l'agence mène sur des produits trouvés acceptable pour être fournis par les
agences de l'ONU. Mais il a ajouté que ce problème n'interfère pas avec
l'initiative de l'OMS de traiter d'ici l'an prochain trois millions de
patients infectés par le VIH, la plupart en Afrique.

CIPLA, une société indienne qui s'est trouvée à l'avant garde du combat pour
faire approuver des génériques à utiliser dans les pays pauvres, fabrique
deux produits c-à-d la lamivudine, connue sous le code 3TC, et la
zidovudine, connue sous le sigle AZT.

Cette action vient juste après l'annonce récente par l'administration Bush
d'un changement significatif de sa politique de lutte contre le SIDA pour
permettre l'acquisition de génériques moins chers pour l'Afrique et les
Caraïbes. CIPLA a déclaré être en train de "corriger la situation" et qu'il
s'attend au retour de son produit sur la liste dans quelques semaines.

Le problème a été découvert pendant une inspection d'un laboratoire
indépendant utilisé par CIPLA pour ses études de bio-équivalence sur des
volontaires dont le sang est analysé après la prise de médicaments. Le test
est mené de façon à vérifier que la concentration en produit générique dans
le sang est semblable à celle du produit patenté. Le Dr. Rago n'a pas
divulgué le nom du laboratoire.

L'inspection a montré que les documents de la compagnie ne sont pas au
niveau des standards de Bonnes pratiques de laboratoires et cliniques, a
déclaré le Dr. Rago dans un entretien par téléphone de Washington où il se
trouvait pour une réunion.

En dépit de cette découverte, le générique peut très bien être
bio-équivalent avec le produit sous brevet. Mais l'OMS devait le retirer de
la liste pour absence de documentation a déclaré le Dr. Rago.

Le Dr. Rago a ajouté que les inspections rencontrent des situations
semblables au sujet de la bio-équivalence en Europe et aux USA aussi. Il a
aussi ajouté que beaucoup de pays en développement ne demandent pas de
travaux de bio-équivalence.

Pour le Président de CIPLA, le Dr. Yusuf K. Hamied, le problème est lié à un
mauvais enregistrement des données par le laboratoire de contrôle de Bombay.
Le Dr. Hamied a ajouté que la lamivudine de CIPLA a été trouvé
bio-équivalente par un laboratoire américain et qu'elle est approuvée par la
FDA (Food and Drug Administration), et qu'il soumettra ces données à
l'agence de la santé (l'OMS).

Le Dr. Hamied a dit que ces tests ont été fait pour l'agence américaine
parce que CIPLA souhaite mettre son produit sur le marché américain quand le
brevet expirera en 2006.

L'OMS n'avait pas divulgué l'information après sa découverte en Mai. Pour
le Dr. Rago ce n'était pas nécessaire puisque les autres agences de l'ONU
avaient été informées et que le retrait des produits de la liste de l'OMS
avait été annoncé sur son site www.who.int

Voici la réponse de CIPLA

Le 16 Juin 2004

Il m'a été demandé de publier l'annonce suivante de CIPLA à la suite du
rapport des medias du retrait de 2 ARV de la liste des produits approuvés
par l'OMS.

CIPLA n'avait pas pu répondre la nuit dernière parce que l'Institut Hudson a
commencé à questionner les medias alors que les bureaux de CIPLA, en Inde,
étaient fermés ce jour-là. Le Dr. Amar Lulla, Directeur Général de CIPLA a
répondu aux agences de l'ONU et aux ONG sur l'état de la revalidation de 2
ARV simples, lamivudine (3TC) et zidovudine (AZT).

Voici les faits:

Il y a trois ans, en respect des réglementations de qualification, CIPLA a
soumis les deux produits mentionnés plus haut à une agence spécialisée
d'évaluation travaillant sous contrat CEC. Dans son rapport CEC indique ...
l'étude biologique ... ne montre pas de différence par comparaison avec les
versions européennes de ces produits. Au cours de ces années, plusieurs
agences internationales du médicaments ont visité CEC et de leurs examens
ont pu confirmer que ses procédures respectent les réglementations
internationales. CEC a travaillé pour de nombreux laboratoires
pharmaceutiques.

Lors d'une enquête de routine approfondie menée par l'OMS et CIPLA, on s'est
aperçu que la documentation de réserve de CEC ne respectait pas les
standards acceptés.

Immédiatement CIPLA a décidé de retirer ses produits et de les soumettre à
une autre CEC pour étude. En application de ses propres procédures, l'OMS à
retiré ces produits de la liste des produits pré-qualifiés en attendant de
recevoir de nouvelles données et de les analyser. Cette information fut
publiée sur le site Internet de l'OMS et a été suivie de nombreuses
questions adressées à CIPLA,a auxquelles CIPLA s'est empressé de répondre.

En parallèle, l'un des deux produits de CIPLA, lamivudine, en respect des
obligations de la FDA, a été évalué avec succès en comparaison avec le
produit breveté sur le marché américain. CIPLA a demandé d'utiliser ces
informations pour les soumettre à l'OMS et y a été autorisé.

Il n'y a jamais eu de questions sur la qualité des produits de CIPLA ni sur
ses installations.

Chaque année, CIPLA mène plus de trente études de bio-équivalence avec des
CEC en Inde et ailleurs dans le monde.

Ce qui suit n'est pas fourni comme justification mais pour bien comprendre
le contexte.

"Bien que les études de bio soit sous contrôle il est impossible de vérifier
tous les détails en Inde ou ailleurs dans le monde. La CEC impliquée est
certifiée BPL et BPC par différentes agences internationales du médicament.
De temps en temps on est informé que des laboratoires de contrôle de la
bioéquivalence ne respectent pas les standards ou que leur documentation
n'est pas tenue correctement. Par exemple, l'an dernier, une CEC en Suisse
s'est trouvée défaillante et de nombreuses approbation pour un produit ont
été annulées en Europe. Cependant il ne fait aucun doute que la
responsabilité d'une étude reste du ressort du sponsor, dans ce cas de CIPLA
Pour finir:
CIPLA assume la qualité, la sécurité et l'efficacité de ces deux produits et
s'engage à compléter les études de bio le plus rapidement possible et espère
qu'ils reviendront dans la liste des médicaments qualifiés de l'OMS. Ceux
qui douteraient des procédures de qualification de l'OMS auront à coeur de
se souvenir de cet événement malheureux.

Comme indiqué par ailleurs, ces deux médicaments qualifiés par l'OMS sont
disponibles par d'autres sources, il n'y a pas de rupture des
approvisionnements à prévoir.

Cette clarification nous vient du Dr. Amar Lulla, Directeur Général de CIPLA
qu se tient à la disposition des medias intéressés et de tuote autre partie
au: +91-222-307-0385 (CIPLA, Mumbai)

Merci de votre attention.

Et ici la lettre de CIPLA en anglais.



"While bio studies are monitored at critical time points it is physically
impossible to check every detail either in India or anywhere else in the
world. The CRO in question is certified for GCP and GLP by various
international agencies. From time to time there are instances of
bioequivalence centers not meeting or being inadequate in their
documentation and record keeping. For example, last year a CRO in
Switzerland was found to be inadequate and a number of licenses for a
product were canceled in Europe. /_However, there is no denial that the
responsibility for a biostudy rests with the sponsor, in this case Cipla."_/

Finally:

Cipla stands by the quality, safety and effectiveness of these two products
and is committed to completing the biostudies in the shortest time possible
and looks forward to having them restored to the WHO qualification list.
Those who doubt WHO's qualification procedures and follow-through should
take heart at this unfortunate development.*

As has been reported, these two WHO qualified products are available from
other sources so no lag in the supply chain exists.*

This clarification came from Dr. Amar Lulla, Managing Director of Cipla who
is available to interested media and other parties at 91-222-307-0385
(Cipla, Mumbai).

Thanks for listening.

___


From: "Zackie Achmat" <zackie@pixie.co.za>
To: "PATAM" <africa@patam.org>,
"TAC International Activist" <internat@tac.org.za>,
"IP Health List" <ip-health@lists.essential.org>
Date: Wed, 16 Jun 2004 16:13:24 +0200
Subject: [Ip-health] Cipla Generics Withdrawn

This is a multi-part message in MIME format.
--
Dear All

Below is a report from the New York Times. It suggests that the
bio-equivalence documentation of CIPLA's zidovudine and lamivudine was not
complete. Even though this report does not suggest that the drugs were
sub-standard, or, not bio-equivalent, this lack of attention to detail
undermines the use of generics. More importantly, as people living with HIV
who use these medicines we must know that they are bio-equivalent and safe.
CIPLA (and its local subsidiary) have a public and legal duty to explain
this situation. The WHO must be commended from removing the drugs from its
pre-qualifies list until the problems are cleared up. At the least, CIPLA
must issue a clear, non-obfuscatory statement that cannot be misused by the
brand name industry.

Thanx

Zackie Achmat

The New York Times U.N. Agency Drops 2 Drugs for AIDS
Care Worldwide 16 June 2004

By LAWRENCE K. ALTMAN and DONALD G. MCNEIL Jr.

The World Health Organization has pulled two generic antiretroviral drugs
from its list of approved H.I.V. drugs that are most often used in poor
countries, saying a routine check found the manufacturer had not proved that
they were biologically equivalent to patented drugs.

It is the first time that W.H.O. has removed any H.I.V. drug from its list,
Lembit Rago, an official of the Geneva-based agency, said yesterday.

Dr. Rago said the problem was found during routine tests that the agency
conducts among drugs it finds acceptable for procurement by United Nations
agencies. But, he said, the problem was not expected to interfere with
W.H.O.'s initiative to treat three million H.I.V.-infected people, mostly in
Africa, by next year.

Cipla, an Indian company that has been in the forefront of getting generic
drugs approved for use in poor countries, made the two generic drugs,
lamivudine, which is also known as 3TC, and zidovudine, which is also known
as AZT.

The action follows the Bush administration's recent announcement of a
significant shift in its AIDS policy to allow the purchase of cheaper
generic drugs for Africa and the Caribbean. Cipla said the situation was "on
the mend" and that it expected its drugs to be put back on the list within a
matter of weeks.

The problem was detected during an inspection of an independent laboratory
that Cipla had hired to conduct bioequivalence studies among volunteers
whose blood had been tested after they took the generic drugs. The tests
were devised to determine whether the concentration of the generic drug in
the blood was the same as in its patented counterpart. Dr. Rago did not
provide the name of the company that did the testing.

A review found that the company's documents did not meet the standards known
as good clinical and laboratory practice, Dr. Rago said in a telephone
interview from Washington, where he was attending a meeting.

Despite the inspection's findings, the generic drugs may be bioequivalent to
the patented drugs. But W.H.O. had to remove them because the documentation
was lacking, Dr. Rago said.

Inspections have found similar problems with the bioequivalency of many
drugs in countries in Europe and the United States, Dr. Rago said. He also
said many developing countries do not require bioequivalency testing.

Cipla's chairman, Dr. Yusuf K. Hamied, said the problem was due to
inadequate record keeping in the testing laboratory in Bombay. Dr. Hamied,
reached by telephone in London, said that Cipla's lamivudine has been tested
for bioequivalency in a laboratory in the United States and approved by the
Food and Drug Administration and that he would submit that data to the
health agency.

Dr. Hamied said the testing was done for the American drug agency because
Cipla hopes to sell generic lamivudine when an American patent expires in
2006.

W.H.O. did not issue a news release about the problem after it was detected
in May. Dr. Rago said such an announcement was not necessary because his
agency had informed other United Nations agencies about the problem and had
posted the delisting on its Web site, www.who.int

--
Adresse pour les messages destinés au forum E-MED:
e-med@healthnet.org
Pour répondre à un message envoyer la réponse au forum
ou directement à l'auteur.
Pour vous inscrire, vous désinscrire et consulter les archives de e-med:
http://www.essentialdrugs.org/emed/
Pour toutes autres questions addresser vos messages à:
e-med-help@healthnet.org