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[e-med] Revue de presse VIH/Sida


  • From: remed@remed.org
  • Date: Mon, 14 Jun 2004 04:50:04 -0400 (EDT)

E-MED: Revue de presse VIH/Sida
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* Démarrage en Ouganda de la distribution gratuite d'ARV
* Le Cameroun intensifie sa riposte en médicaments contre le sida
* Les Nigériens se font de plus en plus dépister du VIH
* Subvention de 24 millions de dollars US du PNUD au Liberia
* RCI, Les médias contre le sida : Mme Adjobi, lundi, à Fraternité Matin

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Démarrage en Ouganda de la distribution gratuite d'ARV

Kampala, Ouganda (PANA) - Le gouvernement ougandais a démarré le processus
de distribution gratuite de médicaments antirétroviraux (ARV) aux personnes
souffrant du VIH/SIDA, respectant ainsi une promesse qui avait été faite
deux ans auparavant de mettre le médicament à la portée des démunis.

C'est le ministre de la Santé, le général Jim Muhwezi, qui a procédé samedi
au lancement de ce programme, dans l'hôpital de Mulago, principale structure
sanitaire du pays située au nord de Kampala, affirmant que le gouvernement
a, dans un premier temps, constitué des stocks pour 2.700 malades et qu'il
donnerait la priorité aux personnes démunies.

"Des ARV ont été achetés pour une valeur de 1,8 milliard de shillings grâce
à un prêt bancaire", a affirmé le ministre, ajoutant que "la Pharmacie
nationale d'Approvisionnement (NMS) a été chargée du stockage et de la
distribution des médicaments dans tous les centres de traitement du pays
reconnus officiellement".

Il a expliqué que le ministère envisage de renforcer le programme par la
mise à disposition de crédits supplémentaires fournis dans le cadre de
l'initiative de lutte contre le SIDA, créée par le président George Bush des
Etats-Unis, et le Fonds mondial de lutte contre le VIH/SIDA, le Paludisme et
la Tuberculose.

Dans un entretien accordé à la PANA, le directeur général des Services de
Santé, le professeur Francis Omaswa, a déclaré que le programme démarre avec
l'objectif de toucher, à titre expérimental, 2.700 cibles, mais avec
l'ambition de couvrir 60.000 à 70.000 malades d'ici deux ans.

"L'expérience nous a enseigné qu'ils ne vont pas tous se présenter dès le
début et c'est la raison pour laquelle nous démarrons avec une population
apparemment faible", a expliqué M. Omaswa.

Kampala - 12/06/2004

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Le Cameroun intensifie sa riposte en médicaments contre le sida

Yaoundé, Cameroun (PANA) - Vingt-et-un Centres de traitement agréé (CTA)
dans la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA (PVVS) sont
désormais opérationnels à travers le territoire camerounais, a appris la
PANA après du Comité national de lutte contre la pandémie (CNLS).

En décembre dernier rappelle-t-on, ce pays comptait dix-huit CTA disséminés
à travers les dix provinces.

Entre le début de ce programme, en janvier 2001, et avril 2004, 9000
personnes infectées ont ainsi pu bénéficier d'un traitement antirétroviral
(ARV), soit environ 11 pc des personnes éligibles, précise le secrétaire
permanent du CNLS, le Dr Léopold Zekeng.

«Avec la mise en place de la dotation du Fonds mondial de lutte contre le
SIDA, le paludisme et la tuberculose (FMSTP), d'un montant de 94 millions
723.617 dollars, ainsi que l'avènement de l'initiative «3 by 5» de
l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Cameroun espère passer à
50.000 patients sous ARV d'ici fin 2005», souligne-t-il.

Dans le même ordre d'idées, le prix des ARV, qui variait encore entre 15.000
et 28.000 FCFA maximum par personne et par mois en août 2003, est passé à
7.000 FCFA depuis le début de cette année.

«Aujourd'hui, nous proposons un programme public d'accès aux ARV avec
environ 8 pc des personnes éligibles y accédant, ce qui représente le double
du score moyen de la sous-région d'Afrique sub-saharienne», se félicite pour
sa part le ministre en charge de la Santé publique, Urbain Olanguena Awono.

Pour la période 2000-2005, l'ensemble des financements des différents
partenaires au développement du secteur santé représente environ 40,5
millions de dollars, auxquels il convient d'ajouter les 77000 dollars du
Fonds de solidarité nationale faisant appel à la générosité de la
population, ainsi qu'un crédit de 50 millions de dollars de par la Banque
mondiale.

Le VIH/SIDA représente actuellement la première cause de mortalité chez la
population jeune au Cameroun, 30 à 40 pc de lits d'hôpitaux étant occupés
par des personnes atteintes de cette maladie, selon le CNLS. En outre, l'on
apprend que 10 pc des femmes enceintes testées depuis 2000 sur les 164 sites
agréés, se sont révélées séropositives.

Yaoundé - 11/06/2004

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Les Nigériens se font de plus en plus dépister du VIH

Par Souleymane Anza
Correspondant de la PANA

Niamey, Niger (PANA) - Dix-sept ans après la découverte du premier cas du
VIH au Niger, les Nigériens considèrent le SIDA non pas comme une fatalité,
mais une maladie comme toute autre et prennent de plus en plus leur courage
à deux mains pour se faire dépister dans les différentes structures
sanitaires de référence du pays.

La capitale, Niamey, ne compte qu'une seule structure spécialisée dans le
dépistage. Il s'agit du Centre de dépistage anonyme et volontaire du VIH
(CEDAV), mis en place depuis janvier 2003 par une organisation dénommée
"Mieux Vivre avec le SIDA".

Le centre est fréquenté par toutes les catégories de personnes dont des
prostituées, des militaires et des étudiants. Vendeuse de nourriture dans un
quartier périphérique de Niamey, la jeune Haoua fait partie de ceux qui ont
fait des tests de dépistage au CEDAV. Après ses tests, elle est reçue par le
responsable du centre, le Dr Gouro Kadidiatou, qui lui annonce sa
séropositivité. Dans un premier temps, elle baisse la tête, garde le
silence, puis regarde le médecin et sourit. "Maintenant qu'est ce que je
dois faire", demande-t-elle au médecin avec un certain courage teinté d'une
légère résignation.
Le Dr Gouro Kadidiatou lui donne les conseils d'usage tels que l'utilisation
des préservatifs au moment des rapports sexuels et la manière d'éviter les
infections opportunistes.

Agée de 30 ans, Haoua dont le mari est décédé trois mois plus tôt, a appris
sa séropositivité avec responsabilité et dignité. "J'accepte parce que c'est
la volonté de Dieu. C'est une maladie que j'ai eue dans ma vie conjugale. Je
ne me suis pas prostituée pour la contracter", déclare-t-elle.

Un fonctionnaire en poste à Niamey raconte ce qui l'a motivé à faire des
tests de dépistage au CEDAV. "J'ai eu une relation sexuelle sans protection
lors d'une mission dans un pays voisin. Depuis lors, je ne suis pas
tranquille. Dès que je ressens les moindres maux de tête ou que je fais une
vulgaire diarrhée, je pense au rapport sexuel que j'ai eu et chaque fois je
me demande si je n'ai pas le SIDA", dit-il. "Pour en avoir le coeur net,
j'ai pris mon courage à deux mains pour faire les tests de dépistage. Dieu
merci, il y a plus de peur que de mal", s'est réjoui le fonctionnaire.

"Contrairement à ce qu'on pense, le SIDA n'est plus une fatalité. Il faut
dire que l'image de cette maladie a changé au Niger. Avant, la maladie était
considérée comme synonyme de la mort, mais maintenant, les gens considèrent
que c'est une infection comme toutes les autres", soutient Dr Gouro. Avec
une séroprévalence estimée à 0,87 pour cent, le Niger compte officiellement
quelque 80.000 personnes infectées par le VIH.

Selon le Dr Guro, dès sa création le CEDAV s'était fixé l'objectif
d'atteindre 3.000 dépistages par an. "Le Niger est un pays où le dépistage
volontaire n'était pas encore entré dans les moeurs et les gens ont encore
des réticences à se faire dépister", souligne la responsable du centre.

Entre janvier 2003 et mai 2004, le CEDAV a atteint le chiffre record de
4.000 tests de dépistage dont 2.500 au cours de l'année 2003. La
séroprévalence observée sur ceux qui se font dépister par le CEDAV tourne en
moyenne autour de 6 pour cent.
Le CEDAV bénéficie de l'assistance financière et technique d'une une ONG
américaine, de la Coopération française et l'Etat du Niger.

Chaque jour, 16 médecins, psychologues, assistants sociaux, infirmiers et
même des personnes vivant avec le VIH se relaient au centre de dépistage de
Niamey pour assister et conseiller les candidats au dépistage.

Quand un nouveau candidat arrive au centre, il est accueilli par une
secrétaire qui lui fait remplir une fiche de dépistage anonyme avec
seulement un numéro d'identification et le nom de la personne qui le prendra
en charge pour lui parler du dépistage afin de le mettre en confiance.

Au début de ses activités, le CEDAV ne remettait les résultats des tests
qu'au bout d'une semaine, mais depuis bientôt six mois, il pratique des
tests rapides et donne au patient ses résultats seulement quelques minutes
après l'opération.

Après le dépistage, les personnes dont les résultats sont positifs peuvent
bénéficier d'une prise en charge et d'un soutien psycho-affectif. Elles
obtiennent gratuitement les médicaments, exceptés les antirétroviraux qui
coûtent chers au Niger.

Niamey - 10/06/2004

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Subvention de 24 millions de dollars US du PNUD au Liberia

Monrovia, Liberia (PANA) - Le Programme des Nations unies pour le
développement (PNUD) vient octroyer au Liberia une subvention de 24,3
millions de dollars US pour promouvoir la lutte contre le SIDA, la
tuberculose et le paludisme.

Selon l'accord signé vendredi à Monrovia par le représentant résident de
l'agence onusienne, M. Abou Moussa et le ministre librien de la Santé, M.
Peter Coleman, cette subvention provient du Fonds mondial des Nations unies
pour la lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme.

M. Moussa a indiqué que l'argent sera utilisé pour le counselling et le
traitement des personnes vivant avec le VIH/SIDA et pour soutenir les
programmes définis par le Liberia pour combattre le paludisme et la
tuberculose.

Selon les responsables de la santé, le taux de prévalence du VIH/SIDA au
Liberia a enregistré une hausse de 12%, alors que les décès causés par le
paludisme, notamment chez les enfants, ont fortement progressé, à l'instar
de la mortalité due à la tuberculose.

James Duworko, chef du Programme national de lutte contre le SIDA/MST (NACP)
avait indiqué, il y a deux semaines, que la plupart des personnes infectées
par la maladie au Liberia appartiennent à la tranche d'âge des 15/35 ans.

Il a relevé que malgré la campagne de sensibilisation menée par la NACP, la
majeure partie des cas de SIDA signalés dans le pays résultaient d'une
transmission par la voie sexuelle.

M. Duworko a lancé un appel aux Libériens pour leur demander de "changer
leur comportement sexuel", insistant sur les mesures préventives.

Monrovia - 12/06/2004

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Les médias contre le sida : Mme Adjobi, lundi, à Fraternité Matin
Fraternité Matin (Abidjan)

11 Juin 2004
Publié sur le web le 11 Juin 2004

Elvis Kodjo
Abidjan

La date du 13 juin est à marquer, désormais, d'une pierre blanche en Côte
d'Ivoire. Ce, à l'initiative du REPMASCI, le Réseau des professionnels des
médias et des arts engagés dans la lutte contre le sida et les autres
pandémies en Côte d'Ivoire, qui a décidé d'en faire à compter de cette
année, la Journée de mobilisation des médias et des arts contre le sida.

Cette première édition aura pour point d'orgue la conférence publique que
prononcera, lundi, dans les locaux de Fraternité Matin, le ministre de la
Lutte contre le sida, le Dr Christine Nébout Adjobi sur le thème : "Rôle et
responsabilité des médias dans la lutte contre le sida". Le premier groupe
de presse de Côte d'Ivoire saisira cette occasion pour procéder à
l'installation officielle de son comité de lutte contre cette pandémie
canaille.

Le 13 juin est la date anniversaire du REPMASCI. Le Réseau des
professionnels des médias et des arts engagés dans la lutte contre le sida
et les autres pandémies en Côte d'Ivoire, on s'en souvient, a été porté sur
les fonts baptismaux le 13 juin 2003 à l'hôtel du District en présence de la
Première dame, Mme Simone Ehivet Gbagbo. Le président Bamba Youssouf et ses
camarades qui se sont engagés alors à être les précieux catalyseurs dont ont
tant besoin les structures d'appui à la lutte, ont essaimé le territoire
national depuis lors avec une centaine de comités installés.

Le REPMASCI a lancé, par ailleurs, en avril dernier, un concours de lexique
traditionnel dont les résultats seront connus dans les prochaines semaines.
Un demi-millier de candidats ont été enregistrés pour ce concours.

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