[Date Prev][Date Next][Thread Prev][Thread Next][Date Index][Thread Index]

[e-med] Mobilisation générale contre le choléra à Douala


  • From: remed@remed.org
  • Date: Wed, 9 Jun 2004 12:29:20 -0400 (EDT)

E-MED: Mobilisation générale contre le choléra à Douala
---------------------------------------------------------------------

Mobilisation générale contre le choléra à Douala

Douala, Cameroun (PANA) - Les autorités administratives et médicales de la
ville de Douala, la métropole économique camerounaise, viennent de sonner la
mobilisation générale contre l'épidémie de choléra.

En effet, six mois après son apparition au Cameroun, les autorités
sanitaires n'arrivent pas encore, malgré les efforts déployés, à éradiquer
le mal.

Le dernier rapport épidémiologique, publié le 04 juin dernier par les
autorités médicales de la province du Littoral, fait état de 2669 cas
enregistrés dont 2438 malades traités, guéris sortis des hôpitaux, 187 cas
d'hospitalisation, 44 décès, 98 nouveaux cas ayant été déclarés en l'espace
de 48 heures.

«La recrudescence de la maladie est consécutive au relâchement observé dans
l'observance des méthodes de prévention», a indiquéle délégué provincial de
la Santé publique du Littoral, le Dr Jérémie Solle.

Selon ce rapport, «la zone la plus touchée est l'arrondissement de Douala
3è, avec respectivement 33 malades internés à l'hôpital de district de Nylon
et 08 personnes sous soins à l'hôpital de district de Logbaba».

Au début de l'épidémie, en janvier dernier, le quartier Bépanda, dans
l'arrondissement de Douala 5è, constituait le principal foyer de choléra.

En raison de la progression de l'épidémie, le comité d'arrondissement de
lutte contre le choléra, piloté par le sous- préfet de l'arrondissement de
Douala 3è, Yapmen Ousmanou et le maire de la commune urbaine
d'arrondissement de Douala 3è, Oumarou Fadil, a effectué une descente sur le
terrain le 05 juin dernier.

Il s'agissait, selon le maire Oumarou Fadil, «d'apporter non seulement de
l'aide aux malades, mais de toucher du doigt, les réalités du terrain, où on
a pu dénombrer 23 nouveaux cas de choléra, ce qui porte à 70, le nombre de
malades internés dans les districts de santé d'arrondissement de Douala 3è».

Parce qu'il s'agit d'un problème de santé publique, où «chaque action
compte, nous avons mis l'accent sur la sensibilisation des populations.
Après certification des spécialistes, des produits présentés comme des
vecteurs de la maladie ont été détruits», a précisé le sous-préfet Yapmen
Ousmanou.

Selon les spécialistes, la lutte contre le choléra passe par le respect d'un
minimum d'hygiène : javelliser l'eau avant toute consommation ; éviter de
laver les mains dans le même sceau d'eau ; respecter des méthodes d'hygiène
lors des manifestations publiques ; consommer des repas chauds ; se laver
les mains à l'eau potable et au savon avant tout repas ; éviter de manger
les fruits vendus dans la rue ; bien laver et au besoin, javelliser les
légumes achetés au marché...

Ces précautions ont été réitérées au cours des campagnes de sensibilisation
par le médecin chef du district de santé de Nylon, Dr Annette Beinde, pour
qui, «la sécurisation de l'eau à l'aide de l'eau de Javel est la première
précaution».

«Le choléra n'a rien à voir avec les histoires de marabout», a-t- elle
assuré pour stigmatiser ceux parmi les habitants qui attribuent à la
sorcellerie, la présence de cette maladie.

Par ailleurs, les autorités ont insisté sur la nécessité de désinfecter
pendant une période prolongée, les drains contaminés ; la fermeture des
latrines et puits, la neutralisation des flaques d'eau stagnantes dans les
quartiers.

Des mesures de prévention qui viennent s'ajouter à celles prises dès le
déclenchement de l'épidémie, notamment l'interdiction de la vente
ambulatoire des fruits pelés ; la vente des laitages et eaux artisanales ;
la vente de nourriture froide en ambulatoire ; la vente des légumes et
denrées alimentaires étalées au sol.

Pour contrecarrer la progression de la maladie, le maire Oumarou Fadil, a
déclaré que la municipalité se proposait de construire 30 bornes fontaines
dans un délai «relativement court".

Cette action permettra de mettre une eau potable à la disposition des
populations, dans une ville où 20 pc de la population seulement ont accès à
l'eau potable.

En attendant, l'heure est à la mobilisation du service d'hygiène et
d'assainissement de la commune urbaine d'arrondissement de Douala 3è qui
procède, de manière régulière, à la désinfection des maisons, des puits et
au curage des caniveaux.

Douala - 08/06/2004

--
Adresse pour les messages destinés au forum E-MED:
e-med@healthnet.org
Pour répondre à un message envoyer la réponse au forum
ou directement à l'auteur.
Pour vous inscrire, vous désinscrire et consulter les archives de e-med:
http://www.essentialdrugs.org/emed/
Pour toutes autres questions addresser vos messages à:
e-med-help@healthnet.org