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[e-med] Revue de presse sur les antirétroviraux
- From: remed@remed.org
- Date: Mon, 7 Jun 2004 11:01:23 -0400 (EDT)
E-MED: Revue de presse sur les antirétroviraux
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Réduction des coûts des ARV en Côte d'Ivoire
Abidjan, Côte d'Ivoire (PANA) - Le ministre ivoirien de la Santé et de la
Population, M. Albert Mabri Toikeuse, a annoncé, mercredi à Abidjan, la
réduction du coût des antirétroviraux (ARV) pour en faciliter l'accès à un
plus grand de malades et la gratuité du dépistage du VIH.
Il a indiqué que ces nouvelles mesures visent à donner, à terme, une réponse
efficiente et efficace à la pandémie du Sida en Côte d'Ivoire, pays le plus
touché en Afrique de l'ouest.
"Il s'agit de faire en sorte que chacun ait une chance et pour accompagner
cet objectif, le dépistage sera désormais gratuit", a-t-il déclaré.
"Nous voulons faire en sorte que chacun de nous sache son statut sérologique
pour adopter un comportement nouveau, visant à freiner le Sida dans sa
propagation", a-t-il ajouté.
Il a également indiqué que les femmes enceintes et les enfants de 0 à 15
ans auront désormais accès gratuitement aux ARV alors que les adultes vont
bénéficier d'une réduction des coûts des médicaments.
Le ministre s'exprimait à l'occasion du lancement de la nouvelle politique
d'accessibilité aux soins et prise en charge des malades du SIDA et de
l'initiative «PEPFAR» du gouvernement américain dans la lutte contre la
maladie en Côte d'Ivoire,
Pour les acteurs de la lutte contre le VIH/SIDA en Côte d'Ivoire, le
lancement de la nouvelle politique d'accessibilité aux soins et aux ARV,
inaugure une ère nouvelle qui verra le prix de cession des ARV aux patients
décroître progressivement ainsi que l'extension des centres de prise en
charge sur le territoire national.
Avec l'appui des partenaires et de l'initiative du gouvernement américain,
les autorités ivoiriennes envisagent de traiter 12.600 patients par les ARV,
à coût subventionné, d'ici 2008.
L'Etat compte étendre l'accès aux soins à toutes les 19 régions sanitaires
et aux 65 districts sanitaires du pays.
Selon des études menées par le Programme national du SIDA (PNDS), la Côte
d'Ivoire fait partie des 15 pays les plus touchés au monde par le Vih/Sida
et détient "le triste record" de la prévalence la plus élevée en Afrique
occidentale fancophone.
La séroprévalence nationale est estimée à 10% de la population avec une
grande parité entre les zones urbaines (8 à 12%) et rurales (5,5%).
Le Sida est devenu la première cause de décès chez les adultes de sexe
masculin et la deuxième cause de mortalité des femmes et des enfants.
En 2000, le pays a enregistré 420 000 cas de décès du sida, laissant 320.000
orphelins.
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Une firme suisse diminue les prix des ARV au Nigeria
Lagos, Nigeria (PANA) - Une société pharmaceutique suisse basée au Nigeria
a procédé à une réduction de 66 % des coûts de ses médicaments
antirétroviraux (ARV) importés, a annoncé mercredi son porte-parole Bola
Oni.
Avant cette réduction, un cocktail de ces médicaments ARV coûtait avec cette
firme 55.000 nairas (413 dollars) par mois, a déclaré M. Oni à la PANA à
Lagos.
Elle a indiqué que ce geste entre dans le cadre du programme VIH/SIDA de la
compagnie, appelée "Initiative accélérer l'accès" visant à améliorer l'accès
à ces médicaments des personnes vivant avec le virus.
Le VIRACEPT et l'INIRASE, commercialisés par la firme, seraient une classe
puissante d'ARV appelée inhibiteurs de protéase qui suppriment la charge
virale et renforce le système immunitaire du corps.
Le porte-parole de la société a demandé au gouvernement fédéral d'envisager
une exonération de 20% sur les droits d'importation des produits
pharmaceutiques, afin de faciliter d'autres réductions du coût des ARV.
Un autre fabricant basé au Nigeria, Ranbaxy pharmaceuticals of India, qui
produit des ARV génériques destinés aux enfants, a récemment fixé le prix de
son cocktail à 9.500 nairas (environ 71 dollars) par mois.
Quelque 3 millions de Nigérians seraient infectés par le virus du SIDA.
Dans le cadre d'un ambitieux programme lancé par le gouvernement nigérian en
2002, près de 14.000 adultes reçoivent un traitement ARV très détaillé dans
25 centres à travers le pays.
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Lutte contre le Sida, le palu et la tuberculose : à la recherche des
méthodes plus efficientes
L'Observateur Paalga (Ouagadougou)
2 Juin 2004
Publié sur le web le 2 Juin 2004
Kader Traoré
Ouagadougou abrite du 1er au 3 juin 2004 l'assemblée générale régionale
(pour l'Afrique de l'Ouest et centrale) du Fonds mondial de lutte contre le
Sida, le palu et la tuberculose.
Après l'ouverture des travaux par le ministre de la Santé, Alain Yoda, les
participants échangeront sur les procédures du Fonds mondial au niveau des
pays, les problèmes et les solutions. Le Fonds mondial de lutte contre le
Sida, le paludisme et la tuberculose a été créé en janvier 2002. Il sert à
attirer, gérer et décaisser les ressources supplémentaires à travers un
nouveau partenariat public/ privé.
Et en tant qu'organisme international, il cherche à apporter une
contribution durable et significative à la réduction des infections, des
maladies et partant, de la mortalité. Le Fonds mondial se subdivise en 227
composantes dans 124 pays pour un coût total de 2,1 milliards de dollars US.
Le continent africain bénéficie de ce fonds à hauteur de 60% réparti entre
45 pays. L'objectif premier de la politique du Fonds est l'acquisition de
produits d'une qualité certaine au prix le plus bas possible et en
conformité avec les lois nationales et internationales.
Cette 3e réunion régionale, qui s'étend sur 3 jours, concernent plus d'une
cinquantaine de délégués des pays d'Afrique de l'Ouest et centrale. Le Fonds
mondial étant un outil collectif, ceux-là s'attelleront à être des pilotes
et des moteurs. Selon sa vice-présidente du conseil d'administration, Hélène
Rossert-Blavier, "C'est grâce aux membres que le Fonds connaîtra un essor
certain pour devenir un modèle de santé".
Comptabiliser les efforts
C'est la 2e fois que la réunion régionale du Fonds mondial de lutte contre
le sida, le palu et la tuberculose se tient dans un pays d'Afrique de
l'Ouest. Et en 2 ans d'existence, d'importantes subventions ont pu être
allouées. Cela augure du partenariat et du soutien des grandes puissances.
C'est la raison pour laquelle, et de l'avis du directeur pour le partenariat
opérationnel et appui aux pays, El Hadj Sy, "L'attitude qui sera de rigueur
au cours de la réunion est l'écoute ; cela nous permettra d'échanger nos
expériences en vue d'améliorer les prestations". C'est donc dire que
l'approche participative sera de mise et des thèmes tels que les relations
entre l'instance de coordination nationale, la société civile et le secteur
privé pendant la mise en oeuvre du programme seront débattus.
Alain Yoda, ministre de la Santé et premier vice-président du Conseil
national de lutte contre le Sida et les infections sexuellement
transmissibles (CNLS-IST), a reconnu que l'intervention du Fonds dans les
pays bénéficiaires permettra d'intensifier et d'accélérer les programmes
nationaux de lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme. Ce
d'autant plus que l'initiative, multipartenariale, "offre des possibilités
pour faire face aux inégalités liées à la pauvreté dans les pays les plus
touchés par les maladies endémiques".
Le ministre Alain B. Yoda dira qu'au Burkina, ce Fonds vise essentiellement
la réduction de la morbidité et de la mortalité liées au VIH et au palu. A
partir de ces objectifs, il est donc possible de comptabiliser les succès et
les difficultés constatés à chaque niveau d'intervention et dans chaque
pays. Et c'est ce à quoi la cinquantaine de délégués d'Afrique de l'Ouest et
centrale devront se pencher.
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