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[e-med] Discours du DG de l'OMS à l'AMS


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  • Date: Fri, 21 May 2004 04:24:24 -0400 (EDT)

E-MED: Discours du DG de l'OMS à l'AMS
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Genève, Suisse
17 mai 2004

Allocution du Directeur général
Cinquante-septième Assemblée mondiale de la Santé

http://www.who.int/dg/lee/speeches/2004/wha57/fr/index.html

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Ministres, Mesdames et
Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs,

Vous avez été nombreux à vous inquiéter, hier au cours des débats en
plénière et après la séance, que l?on empiète ainsi sur le programme de
cette semaine. Je partage votre inquiétude. Plusieurs Etats Membres
attendaient du Secrétariat qu?il intervienne et écourte la discussion. Ces
dernières années, il avait été convenu au préalable de réduire la durée des
débats. Cette année, rien de tel n?a été décidé. La longueur de la
discussion a montré l?importance que les Etats Membres attachent à ces
questions et, en l?absence de consensus, il est utile que les Etats Membres
échangent leurs points de vue. Au cours de l?année à venir, j?étudierai de
quelle manière le déroulement de l?Assemblée peut être facilité, afin de
veiller à ce qu?il reste suffisamment de temps aux Etats Membres pendant la
session pour examiner la totalité des sujets inscrits à l?ordre du jour.

Quel que soit l?avis des Etats Membres au sujet des recommandations du
Bureau, je suis certain qu?ils se félicitent tous, comme moi-même, des
mesures annoncées par le Gouvernement de la République populaire de Chine,
qui visent à assurer la participation de Taïwan, Chine, à l?action de santé
dans le monde. Ces mesures incluent la présence possible de médecins et de
professionnels de la santé de l?île dans la délégation chinoise à l?
Assemblée, les pourparlers sur les relations entre les deux rives du détroit
de Taïwan, la participation de la Chine aux activités techniques appropriées
de l?OMS, la collaboration avec le Secrétariat pour encourager la
participation de médecins de Taïwan, Chine, à des échanges techniques
organisés par l?OMS, et le soutien technique de l?OMS. L?épidémie de SRAS
nous a montré que nous ne pouvions nous permettre la moindre faille dans
notre réseau mondial de surveillance et d?action.

J?attends avec intérêt de contribuer dans les mois qui viennent à la mise en
oeuvre de ces propositions.
Monsieur le Président,

Aujourd?hui, dans le monde :
2,8 milliards de personnes vivent avec moins de deux dollars par jour ;
480 millions de personnes vivent dans des zones de conflits et craignent
pour leur vie ;
1,2 milliard de personnes ont du mal à se procurer de l?eau propre ;
40 millions de femmes, d?hommes et d?enfants vivent avec le VIH/SIDA ; plus
de 500 000 femmes meurent en couches chaque année ;
1,3 milliard de personnes fument, s?exposant à des maladies et à un décès
prématuré ;
1,2 million de personnes meurent dans des accidents de la route chaque
année.

La quantité de maladies, de souffrances et de décès dans le monde peut
atteindre des proportions saisissantes. Un homme célèbre a dit un jour : «
la mort d?une personne est une tragédie, la mort de millions de personnes
est une statistique ». Pour ceux qui sont exposés au danger et à la
souffrance, il est impossible d?adhérer à ce point de vue. Ils ne peuvent
rester indifférents. En tant que ministres de la santé publique, hauts
fonctionnaires ou travailleurs, l?importance des statistiques que nous
utilisons nous est rappelée constamment parce qu?elles représentent des
enfants, des femmes et des hommes.
C?est à eux qu?il faut donner la parole. J?ai donc invité Anastasia Kamylk,
du Bélarus, à venir faire part à cette Assemblée de son expérience.

Mlle Anastasia Kamylk s?exprime en russe. *

Merci, Anastasia, de votre courage, et de ce rappel si clair et si précis
des responsabilités qui incombent à tous ceux qui participent à cette
Assemblée.

Monsieur le Président,

Les progrès technologiques ont profondément modifié notre façon de vivre et
de travailler. Ils se sont accompagnés de nombreuses améliorations, mais
notre aptitude à améliorer la santé est à la mesure de notre capacité à la
mettre en danger. L?écart entre riches et pauvres s?est élargi et, malgré
desexcédents, le manque de nourriture et le manque d?eau restent très
répandus.

Malgré l?engagement des pays à préserver l?harmonie, la paix et la sécurité,
des centaines de millions de personnes sont affectées quotidiennement par
les guerres et les conflits. Au moyen de son programme Action sanitaire en
situation de crise, l?OMS joue un rôle actif dans la plupart des zones
touchées par un conflit armé dans le monde.

Je voudrais saisir cette occasion pour réaffirmer que l?OMS est absolument
opposée à toute exploitation des établissements, des véhicules ou du
personnel de santé dans les zones de conflit et les zones en guerre. Quant
aux attaques visant des agents de santé, elles doivent cesser. Entre autres
obligations, le droit international humanitaire exige que tous les
combattants protègent l?accès de la population civile aux biens
indispensables à sa survie ? eau, moyens d?assainissement, denrées
alimentaires et installations sanitaires opérationnelles.

Les exemples de civils victimes de conflits qui durent souvent plusieurs
années se multiplient. Ce sont les personnes qui ne peuvent plus se procurer
de la nourriture et de l?eau propre ni avoir accès à des soins de santé qui
souffrent le plus, en particulier les femmes, les enfants, les personnes
âgées et les malades chroniques. Les organisations de santé doivent venir en
aide aux personnes dont la vie et la santé sont ainsi menacées.

Il existe aussi de nombreuses régions du monde où des problèmes
environnementaux majeurs affectent la santé du fait de la mauvaise qualité
de l?eau, de l?absence de gestion des déchets solides et de l?insécurité des
conditions de vie. Ces problèmes sont souvent liés à l?urbanisation
anarchique, aux changements climatiques et au développement non maîtrisé.

Même dans les zones épargnées par ce type de risques sanitaires, les
maladies chroniques évitables liées au mode de vie compromettent
sérieusement la santé de chacun et la santé publique.

Des signes témoignent néanmoins de la volonté du monde et de sa capacité
croissante à résoudre ces problèmes.

En adoptant les objectifs du Millénaire pour le développement en 2000, la
communauté mondiale reconnaissait sans réserve la nécessité de réduire la
pauvreté et de protéger la santé. La faiblesse la plus préjudiciable des
systèmes de santé d?aujourd?hui est leur injustice, au sein d?un même pays
comme entre les pays. Là où les inégalités existent, les espoirs de paix et
de sécurité dans le monde s?amenuisent. Des services de santé satisfaisants
sont non seulement essentiels pour les trois objectifs du Millénaire pour le
développement qui ont spécifiquement trait à la santé, mais ils contribuent
largement à la réalisation des cinq autres.

L?accroissement de l?aide au développement en faveur de la santé observé
depuis quelques années est également un signe positif. Il a été en moyenne
de 1,7 milliard de dollars par an entre 1997 et 2002.La sensibilisation
croissante aux effets dévastateurs du VIH/SIDA en est en grande partie la
cause.

Dans certaines communautés, près de la moitié des jeunes adultes sont
infectés par le VIH. Faute d?untraitement efficace, ils mourront d?ici à
quelques années.

En décembre l?année dernière, à l?occasion de la Journée mondiale du SIDA, l
?OMS a lancé une stratégie visant à accélérer l?accès aux antirétroviraux. L
?objectif initial est de travailler avec une vaste alliance de partenaires
afin d?obtenir que trois millions d?habitants de pays en développement
soient sous traitement d?ici à fin 2005. Nous nous employons avec les
services de santé des pays à atteindre cet objectif, compte tenu d?un double
impératif : assurer un accès universel au traitement le plus rapidement
possible et améliorer continuellement les méthodes de prévention.

Avec le concours de nos partenaires, nous avons élaboré des thérapies
simplifiées et présélectionné des associations fixes d?antirétroviraux.
Nous poursuivrons et étendrons notre activité dans ce domaine. Je me
félicite également de la proposition faite au début de la semaine par le
Gouvernement des Etats-Unis d?Amérique concernant un processus d?examen
rapide des associations fixes et des produits présentés dans un même
conditionnement.

Au mois de mars, face aux besoins nationaux, le Gouvernement du Mozambique a
délivré une licence obligatoire pour la fabrication d?une association triple
d?antirétroviraux. C?était ainsi le premier pays d?Afrique qui prenait cette
mesure importante en application de la Déclaration de Doha. Le Canada a été
le premier pays à proposer de modifier sa législation en matière de brevets
pour appliquer une décision prise par l?Organisation mondiale du Commerce en
août 2003 qui autorise l?exportation de médicaments génériques dans les pays
ne disposant pas de capacités de fabrication pharmaceutiques suffisantes. J
?ai appris avec satisfaction la semaine dernière que cette législation avait
été adoptée.

L?objectif du Millénaire pour le développement concernant le VIH/SIDA est de
stopper la propagation du VIH et de commencer à le faire reculer d?ici à
2015. Les effets du traitement sur la prévention des nouvelles infections à
VIH ne sont pas encore connus, mais si, pour chaque personne traitée, une
seule infection nouvelle était évitée, l?initiative « 3 millions d?ici
2005 » accélérerait sensiblement la réalisation de l?objectif du Millénaire
pour le développement.

La demande existe. En février et en mars, d?autres membres du personnel de l
?OMS se sont rendus dans 25 pays pour aider à l?élaboration de plans
nationaux et de demandes de subventions au Fonds mondial. Plus de 90 % des
pays avec lesquels nous travaillons ont déclaré qu?ils avaient besoin d?une
aide en matière de formation et de renforcement des capacités ; 60 % ont
besoin d?aide pour l?achat de médicaments et la gestion de la chaîne d?
approvisionnement ; et 50 % ont besoin d?aide pour le suivi et l?évaluation.
Nous répondons à ces demandes.

La volonté politique de combattre le VIH/SIDA, la tuberculose et le
paludisme et les ressources financières débloquées à cette fin sont aujourd?
hui plus importantes que jamais, grâce notamment au Fonds mondial et à d?
autres mécanismes d?aide multilatéraux et bilatéraux.

La semaine dernière, le Premier Ministre du Canada a annoncé le versement de
100 millions de dollars canadiens à l?appui de notre action dans le cadre de
l?initiative « 3 millions d?ici 2005 ». Avec les fonds déjà fournis par le
Gouvernement du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d?Irlande du Nord, cette
somme nous permettra d?accélérer rapidement notre soutien aux pays et de les
aider à améliorer l?accès au traitement.

Nous présenterons un premier rapport détaillé sur l?état d?avancement de l?
initiative « 3 millions d?ici 2005 » à la conférence internationale sur le
SIDA qui se tiendra à Bangkok, en juillet prochain. Le rapport sur la santé
dans le monde de cette année, sur le thème « Changer le cours de l?
istoire », explique d?ores et déjà que nous sommes aujourd?hui en mesure de
sauver des millions de personnesdu VIH/SIDA et qu?il ne faut pas laisser
passer cette chance.
Les virus sont imprévisibles et ne connaissent pas de frontières. Il est
encore impossible de dire si le SRAS est définitivement maîtrisé ou si la
grippe aviaire refera surface en Asie ou ailleurs. Depuis que l? épidémie de
SRAS a été endiguée en juillet dernier, quatre autres flambées épidémiques
se sont produites en Asie. Trois d?entre elles étaient dues à des accidents
de laboratoire, ce qui montre qu?il faut renforcer la sécurité biologique.
Une flambée sans précédent de grippe aviaire (H5N1) s?est déclenchée en
janvier dans huit pays d?Asie. Il y a eu 34 cas humains et 23 décès. Des
experts de l? OMS ont rapidement prêté assistance aux autorités afin de
juguler cette épidémie. Jusqu?à présent, leurs efforts conjugués ont porté
leurs fruits, mais il est important de ne pas baisser la garde.

Parmi nos autres programmes à long terme de lutte contre la maladie figure l
?éradication de la poliomyélite. Le succès de cette entreprise exigera de la
ténacité, tant de la part de nos collègues qui mènent les campagnes de
vaccination et exercent la surveillance que de nos donateurs. Nous sommes au
seuil de l?éradication : il n?y a eu que 22 cas jusqu?à présent cette année
dans l?ensemble de l? Afghanistan, de l?Egypte, de l?Inde et du Pakistan.

Nous avons par contre essuyé des revers en Afrique de l?Ouest et en Afrique
centrale, où une flambée soudaine a paralysé plus de 500 enfants. Les
dirigeants des zones concernées ont désormais prévu de reprendre les
campagnes de vaccination de masse synchronisées dans 22 pays. Si nous ne
perdons pas courage dans les dernières étapes de la campagne, où il y a tant
à perdre et tant à gagner, nous aurons bientôt éradiqué la poliomyélite et
ainsi rempli l?engagement pris par l?Assemblée de la Santé en 1988.

La Convention-cadre pour la lutte antitabac, adoptée par l?Assemblée il y a
un an, a déjà été signée par 112 pays, plus l?Union européenne, et ratifiée
par 14 d?entre eux. La Convention entrera en vigueur lorsque 40 pays l?
auront ratifiée et aidera alors les gouvernements et les autorités
sanitaires à protéger la population contre l?un des risques pour la santé
les plus importants et les plus inutiles aujourd?hui.

Monsieur le Président,

Je crois que nous continuons de rendre l?Organisation mieux à même de
relever les défis auxquels elle doit faire face. Outre l?engagement de
combler les lacunes de la couverture thérapeutique pour les personnes vivant
avec le VIH/SIDA, j?ai pris l?année dernière devant cette Assemblée des
engagements précis dans quatre autres domaines afin que nous soyons plus
efficaces dans les pays.

J?ai fixé des objectifs précis pour la décentralisation. Depuis lors, nous
avons augmenté les crédits alloués aux bureaux régionaux et aux bureaux de
pays pour l?exercice en cours et ils atteignent maintenant 70 %.

J?ai compris qu?il fallait améliorer l?efficacité. Nous avons élaboré un
cadre stratégique pour l?administration de l?Organisation et pris des
initiatives en vue de promouvoir la collaboration, de renforcer la gestion
financière et de rationaliser les méthodes de travail.

Je me suis engagé à accroître la transparence. J?ai le plaisir de vous
annoncer que le rapport d?évaluation de la performance pour l?exercice 2002
2003 est déjà disponible à l?état de projet. Grâce à la budgétisation fondée
sur les résultats, nous rendons compte désormais de nos accomplissements en
les comparant aux résultats attendus. L?établissement de ce rapport nous a
également aidés à planifier le prochain exercice.

J?ai insisté sur la nécessité d?améliorer la dotation en personnel en
privilégiant une répartition entre les sexes et une représentation
géographique plus équitables, en accroissant la mobilité et en améliorant
les perspectives de carrière du personnel afin d?obtenir de meilleurs
résultats dans les pays. Nous continuons à progresser dans ces domaines et
une politique de mobilité et de roulement a été adoptée le mois dernier. Je
suis heureux aussi de vous annoncer que la Fondation Bill & Melinda Gates s?
est engagée à contribuer au financement du service de formation des
responsables de l?orientation des politiques de santé. Grâce à cette
nouvelle initiative, de jeunes professionnels de la santé, originaires de
pays en développement sous-représentés ou non représentés, suivront un
apprentissage structuré de deux ans à l?OMS.

Mais j?aimerais aussi distinguer quatre domaines dans lesquels nous devons
faire plus.

Il nous faut encore appréhender la question des liens entre la santé, l?
équité et le développement. Le thème de fond de ma première année au poste
de Directeur général est l?équité et la justice sociale.
Pour étayer notre action dans ce domaine, j?ai entrepris de constituer une
nouvelle commission chargée de rassembler des données sur les causes
sociales et environnementales des inégalités en matière de santé et de
proposer des solutions pour y remédier. Le but est de mettre en commun le
savoir des experts, en particulier ceux qui ont une expérience pratique dans
ce domaine. Tous nos programmes pourront en retirer des orientations utiles.

Nous avons encore d?importants progrès à faire pour réduire les décès
maternels et protéger la santé de l?enfant. C?est pourquoi je fais de cette
entreprise une priorité pour l?année à venir. En 2005, le rapport sur la
santé dans le monde et la Journée mondiale de la Santé porteront sur le même
thème : la santé de la femme et de l?enfant. Un grand nombre des activités
de l?OMS et de nos partenaires seront ainsi regroupés, en particulier dans
les domaines de la vaccination, de la maternité sans risque et de la
nutrition.

Il nous reste encore à réduire sensiblement les inégalités flagrantes en
matière de financement de la recherche en santé. Les secteurs public et
privé consacrent chaque année plus de US $70 milliards à la recherche
développement en santé. Or, moins de 10 % de cette somme est investie dans
la recherche concernant 90 % des problèmes de santé dans le monde. Nous
parrainons avec le Gouvernement mexicain un sommet ministériel sur la
recherche en santé en novembre. Les participants au sommet examineront
cette question et porteront leur attention sur les connaissances et les
mesures nécessaires pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le
développement.

Enfin, nous constatons toujours des lacunes et des retards dans les systèmes
d?information sanitaire.
Nous avons par conséquent mis sur pied un centre d?information sanitaire
stratégique au Siège de l?OMS. Ce centre est équipé des moyens d?information
et de communication les plus rapides et les plus puissants à l?heure
actuelle pour faire face aux crises et aux flambées. Cette technologie
permettra aux individus, aux équipes et aux Etats Membres de prendre des
mesures plus efficaces en cas d?urgence.
Le centre apportera également un appui continu en ce qui concerne la gestion
et la diffusion de l?information. Du point de vue technique, il est
important de veiller à ce qu?il n?y ait pas de solution de continuité dans
le réseau mondial d?alerte et d?action en cas d?épidémie.

Monsieur le Président,

L?ordre du jour de cette Cinquante-Septième Assemblée mondiale de la Santé
témoigne du souci que nous partageons tous de nous atteler aux principaux
problèmes de santé qui se posent aujourd?hui dans le monde. Vous traiterez
des stratégies mondiales destinées à promouvoir une bonne alimentation et l?
exercice physique, et à améliorer la santé génésique. Les tables rondes
feront porter votre attention sur les mesures à prendre pour limiter les
effets de la pandémie de VIH/SIDA. Les réunions d?information techniques
vous renseigneront sur nos récentes activités dans les situations de crise
et dans le domaine de la santé mentale. Ce ne sont là que quelques
importants sur lesquels vous vous pencherez cette semaine.

Il incombe à cette Assemblée mondiale de la Santé d?inciter le monde à agir
en faveur de la santé, et c?est là une grande responsabilité. Les
délibérations, et les décisions qui seront prises ces cinq prochains jours,
pourront avoir une influence profonde sur la santé de chacun, partout dans
le monde.

J?ai commencé par des chiffres. Pour terminer, j?en citerai d?autres.

Les cinq millions d?enfants qui, sinon, seraient paralysés mais qui
marcheront en 2005 grâce à l?action menée pour éradiquer la poliomyélite.
Les trois millions de tuberculeux désormais soignés chaque année par la
stratégie DOTS.
Les 600 000 cas de cécité évités grâce au Programme de lutte contre l?
onchocercose.

La principale différence est que ces derniers chiffres reflètent les
résultats que cette Organisation est capable d?obtenir. Ils sont porteurs d?
espoir. Espoir pour des personnes comme Anastasia, et comme les millions de
personnes qui vivent avec le VIH.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Ministres, Mesdames et
Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs,

Les membres du personnel de cette Organisation partagent votre volonté d?
améliorer la santé dans le monde, et nous sommes résolus à continuer de
servir ceux dont les besoins dans ce domaine sont les plus grands.

Je vous remercie.

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